Salon du livre 2016 {vu de l’intérieur}

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1h00 du matin, mon paquetage est prêt depuis un moment, j’ai fait l’effort de me mettre à l’horizontale relativement tôt pour essayer de dormir avant le jour J. Je viens de me faire la promesse de poser mon cerveau, mais mes paupières ne veulent rien entendre. Je tourne et retourne dans mon lit, excité comme un gosse juste avant le matin de Noël.

3h00 je suis lavé, habillé, parfumé, caféiné et c’est une des rares fois dans ma vie où je suis largement en avance. Un coup d’œil dans le miroir pour admirer le résultat, j’ai pris du cul et des joues. Voilà un mois que je grignote en mettant ça sur le dos du stress. – En réalité, j’ai tendance à m’empiffrer lorsque je suis inquiet… Puis quand je suis heureux et parfois un peu entre les deux. Bref je suis légèrement boudiné, mais ça fera l’affaire.

La nuit avance, j’ai hâte et en même temps… Je suis de moins en moins sûr de moi. D’un naturel anxieux, je me prépare psychologiquement à retrouver la capitale, moi qui passe la majeure partie de mon temps derrière un écran confiné dans ma pièce. Je me doute que la journée qui m’attend s’annonce intense et pleine de surprises, sans parvenir à imaginer ce que le Salon du livre 2016 me réserve.

Quelques échanges via Facebook avec ma belle-sœur depuis l’Australie me permettent de m’évader. Elle a besoin de discuter, moi aussi, ça tombe plutôt bien. L’espace d’un instant je suis à ses côtés, à Sydney en mode bagpacker : ça me change les idées. Un pipi de la peur plus tard, il est déjà l’heure de rejoindre l’aéroport. Je l’ignore encore mais à partir de cet instant précis, je vais courir toute la journée. Paris, j’arrive !

Au bon terminal, à la bonne porte et le cœur gonflé à bloc, je réponds naïvement au responsable de la sécurité. Celui-ci me demande :

—   Pas de liquide ?

—   Euh, si… Dans la poche… J’ai quelques billets. Je dois les poser ?

Au regard lancé par le vigile, je comprends que je réponds à côté de la plaque. L’homme devant le portique doit se rendre compte que je n’ai pas pris l’avion depuis un bout de temps. Peu importe, le ridicule ne tue pas, dans 10 minutes il m’aura oublié. Assis côté hublot, le bord de la piste s’éclaire au rythme des flashs produits depuis l’aile de l’appareil. Premier virage, on est aligné sur la piste, je suis en mouvement. Mon dernier vol remonte à un moment déjà. Pas d’appréhension particulière, à ce moment précis… Je suis trop crevé pour angoisser. L’homme aux commandes nous souhaite un bon vol, s’ensuit un charabia incompréhensible et monocorde. La puissance de l’accélération me plaque au fond du siège pour me propulser au-dessus d’une mer de nuage servie par un soleil levant : l’instant ravive mon âme d’enfant. Une heure plus tard, je foule le sol Parisien sous un ciel tristement gris.

Au-dessus des nuages





Sous les nuages



7h30. Charles de Gaulle est impressionnant. Il y a l’architecture monstrueuse, le personnel qui grouille, les allées et les escalators qui se multiplient à l’infinie. Je me sens tout petit. Tout petit toulousain, minuscule scribouillard, ridiculement insignifiant, pathétiquement fatigué… Battant le sol impeccable des arrivées au milieu de voyageurs plus à l’aise et plus aguerris que moi. On voit la différence entre les classes affaires blasées entre deux correspondances et le sac à doutes que je suis. En route pour le RER avec un petit pincement au cœur. Les rails et moi, ça fait deux – sans raison particulière. Petit à petit, mon esprit d’artiste vient se confronter à la logique et la logistique… Je sais que je vais en baver.

Je scrute les panneaux, deux fois. Trois fois, s’il le faut, pour être certains de me rendre au bon endroit. Il y a des logos, des pictogrammes et tout un tas de trucs qui sont censés être clairs… Mais je n’imprime pas. Je suis en plein brouillard. Je repère enfin les bornes pour les tickets, j’ai envie d’abdiquer face à cette machine qui n’accepte que des pièces pour mon titre de transport alors que je n’ai que des billets. Encore une fois, je brave la honte, jonglant entre la machine de change et l’écran interactif. Je valide, je commande, je fais chier tout le monde derrière moi. Je me dis mille fois que j’ai fait une connerie, que ce n’est pas le bon billet. J’hésite. Je doute. Je veux demander conseil à une hôtesse, mais dans son sourire il y a quelque chose qui sous-entend que le boulet de Toulouse n’a pas besoin d’elle.

Un type bien plus en stress que moi se risque à me demander sa route. Il est égaré, paniqué, totalement perdu. Je fais de mon mieux, mais je crois qu’il devine dans mes yeux que je suis loin d’être un spécialiste. Sur l’écran des départs, j’arrive à faire le point. J’hésite encore une fois, je ne sais pas pourquoi – on dirait que j’aime ça, hésiter. Puis finalement, je me dis que je verrai bien. Direction le quai 11, je n’ai pas le temps de ruminer, le RER B de 7h45 est sur le point de partir, je saute à l’intérieur. Porte de Versailles, me voilà.

La trajectoire entre l’aéroport et la station Cité Universitaire est stupéfiante. Je me nourris du décor qui est loin d’un Paris vendu sur les cartes postales. L’imagination n’étant jamais au repos, quelques concepts pour un livre font surface… Finalement, ça me parle. Des bruits suspects viennent m’inquiéter – un train ça fait du bruit. Ce genre de craquements, ça stimule mon angoisse. Lorsque j’angoisse, j’observe pour m’échapper. Et en observant, je commence à créer.

Il y a une part de désolation qui se dégage du paysage déployé le long de la ligne B. De vieux entrepôts à l’abandon donnent le change à des chantiers sous la grisaille. Des tags. Des épaves de véhicules. Un océan de câbles, de pylônes et de rails déserts s’étend sur ma droite. Ce matin, à proximité d’Aulnay sous-bois, le ciel est doté d’un gris sans lumière, c’est particulier mais ça ne me déplaît pas. Il y a cette pollution à terre tout au long de la ligne qui me raconte des histoires. Les stations défilent, et la ville dévoile peu à peu ses charmes. À l’intérieur du RER aussi, je m’émerveille des gens qui viennent gonfler le wagon sous les néons blafards offerts par la RATP. Les parfums des mecs qui mettent trois tonnes d’eau de toilettes, les effluves de ceux qui ont fait l’impasse sur la douche, les notes poudrées de cette dame qui lit devant moi. Sous les bonnets, derrière les écharpes, isolés par un casque, le nez généralement dans le téléphone… On est tous connectés, mais personne ne se regarde vraiment. Est-ce de la pudeur ou de l’égocentrisme ? Je ne sais pas, je suis confiné dans ma campagne depuis trop longtemps pour comprendre. Il y a ce gamin qui me bloque dans le reflet de la vitre. Je lui fais un clin d’œil, j’ai peut-être l’air d’un extraterrestre en cherchant à entrer en contact avec lui. Haut comme trois pommes, il me snobe et tourne la tête. Excellent ! J’ai pris un vent sans même le regarder directement, ce gosse vient de m’arracher un sourire.

Je sors à la bonne station, je ne peux pas me tromper, puisque je fais le décompte toutes les trente secondes comme si je souffrais d’un trouble obsessionnel compulsif. Je ne peux pas quitter la station sans encombre puisqu’il faut à nouveau dégainer le ticket (va comprendre pourquoi…). Je m’aperçois que des tickets pour la journée, entre le parking, le RER et tout… J’en ai quatre répartis dans différentes poches. Comme il est aisé de trouver le bon ticket avec des gants et un sac sur les épaules au milieu d’un flot de gens pressés… Je rate mon premier tram. Mais je suis encore super en avance, aucun problème.

On m’apprend aimablement que le ticket pour le RER ne couvre pas le transport en tramway. Le prix élevé m’a induit en erreur, mais ça semble d’une logique imparable après l’explication. Je vis mes derniers instants d’empoté venant du sud, je me fais la promesse de me ressaisir et d’avancer. Me voilà en train de dialoguer du bout des doigts avec une nouvelle machine. Je l’ai plus facile cette fois, je commence à être rodé. Hop ! J’ai mon bout de carton tout frais. Sauf que je ne suis pas du bon côté. Porte de Versailles, c’est dans l’autre sens. Deuxième tram de loupé… Toujours sans conséquence, je suis encore en avance.

Admirer Paris depuis le tramway est un enchantement. Les devantures, les rues, les passants me laissent entrevoir le superbe potentiel d’une autre ville, je m’imagine dans d’autres vies. Je crois que je pourrais faire cet exercice encore et encore. J’ai le temps de rédiger un SMS à ma moitié pour lui confier que je suis arrivé (presque) sans encombre. La rame annonce « Porte de Versailles », mon point de chute. Le parc des expos se dresse devant moi. Je ne te parle pas de mon parcours en direction du mauvais pavillon. Le pauvre petit gars du sud ignore qu’il n’y a pas que le Salon du Livre mais que paris est suffisamment vaste pour y accueillir en même temps le Mondial du Tourisme et un Salon sur le Fitness. Bref, pavillon 1. Pas 2, pas 3. Le numéro 1. Il y a déjà du monde. Beaucoup de monde. Il est 9h30.

Vu que je ne suis pas spécialement à l’aise en public, je me fais discret, je fais la queue comme tout le monde. De toute manière, je suis qui ? Je ne suis personne. Je vois sous mes yeux, les exposants qui défilent vers l’entrée dédiée. Ils sont sûrs d’eux, ils présentent bien. Ils irradient (bon, pas tous, mais la majorité) Une part de mon ego me souffle que je suis censé être un intervenant ou quelque chose comme ça. Mon bout de papier avec le code-barres me hurle que je ne suis qu’un visiteur invité, le froid me chuchote de tenter ma chance. Il y a des auteurs qui semblent filer vers une entrée spécifique, je me dis que je peux me lancer. Finalement je me lance vers l’entrée des privilégiés sans oser aller au bout de la démarche. En grand timide fatigué, je reviens à ma place dans la file visiteurs, sauf que je dois reculer de 100 mètres, la foule est arrivée entre-temps.

L’ouverture des portes engendre un mouvement précipité et massif. On s’agglutine, on joue des coudes et finalement on valide l’entrée. Me voici donc dans le temple du Livre. Les stands grandioses ouvrent le bal, le lieu est immense. Je ne peux pas comparer puisque c’est mon premier salon, mais c’est le genre d’étalage qui fait briller les pupilles. Je me dirige vers le Stand Amazon / Kindle / CreateSpace / Audible. Je reconnais immédiatement Cédric Charles Antoine un ami Facebook qui écrit également des thrillers et romans à suspense. Les titres de cet auteur indépendant atteignent généralement les meilleures ventes Kindle, il écrit beaucoup, on se suit de près. Fidèle à son style et à sa bonne humeur, il m’accueille avec beaucoup de bienveillance. J’ai le temps de prendre un premier café, de déposer mes affaires et d’échanger quelques mots avant d’entrer dans un tourbillon inouï.

Cédric Charles antoine et matthieu biasotto



Cédric Charles me mène jusqu’à Eric Bergaglia (le responsable Amazon KDP France) c’est l’occasion de faire le point sur la journée avec les différentes interventions à venir. Notamment un panel Thrillers / Polars, les indé (s) trônables Amazon puis la séance de dédicaces enfin de journée. J’entre dans le vif du sujet. Les instants qui suivent sont un peu confus, et j’ai du mal à remettre les choses dans l’ordre. Le brouhaha grandit dans les allées et sur les moquettes, des milliers d’anonymes progressent entre les stands. La journée du samedi vient de débuter ici.

Jacques vandroux wendall utroi matthieu biasotto



Ce qui est certain, c’est que j’ai eu droit à un instant fort sympathique avec le couple qui travaille derrière le nom de Jacques Vandroux. Un duo charmant, disponible et détendu. J’ai un immense respect pour tout ce qu’ils ont fait. J-Line est très prévenante, j’ai écouté ses conseils à la lettre (et je suis sur le point de les appliquer, ça fera l’objet d’un autre article). J’ai pu échanger quelques minutes avec Amélie Antoine. J’aurai aimé pouvoir en profiter plus longtemps et discuter en aparté mais tout va très vite sur le stand E-51. Amélie, c’est le genre de personne avec qui tu as envie de discuter des heures, mais ici… C’est juste impossible. Je découvre l’élégant Wendall Utroi, d’une grande sympathie, un sourire et un regard qui laissent transparaître un vécu que j’aimerai découvrir plus en détail, ce n’est que partie remise. C’est l’heure pour une interview, je ne sais pas pourquoi, je ne suis au courant de rien. Pourquoi moi, pourquoi faire ? Bref, le micro est posé, la caméra tourne, je débute. Les mots s’articulent autour de mon parcours d’auteur, la folle aventure Kindle et ce que j’ai en tête pour la suite. J’enchaîne les heures qui suivent dans une valse perpétuelle. Des parenthèses avec les premiers lecteurs, les amis facebook et mes échanges par textos avec Lilas, une personne que je dois absolument rencontrer.

Jacques vandroux wendall utroi matthieu biasotto isabelle rozenn mari



L’ordre chronologique est toujours incertain, je me revois fendre la foule aux côtés de Cyril Godefroy avec qui j’ai fait le podcast diffusé sur son blog sur l’autoédition. Il couvre le salon depuis le premier jour. Ce Cyril, quelle bonne humeur, il est frais ! Moi, j’ai l’impression de flotter au-dessus du sol, porté par la magie du lieu, le café et le manque de sommeil. Un petit tour du côté du stand Monbestseller sur lequel il y a beaucoup de monde, et une visite éclair chez Iggybook (une équipe sympa avec qui j’avais fait la rentrée des indés). Je reviens aux abords de KDP, je ne sais pas ce où j’ai laissé Cyril au passage. Je vois Isabelle-Rozenn-Mari, l’auteur de l’excellent Souviens-toi Rose. Je profite de la belle énergie d’Alice Quinn, pétillante comme tout. Me voilà en train de signer l’autorisation pour l’interview, mon mobile sonne à nouveau. Je reçois un message de Lilas. Je commence à comprendre qu’une seule journée est loin d’être suffisante. La folie de l’instant me conduit sur la route de Patrick Ferrer, je serre la main et attrape le sourire délicieux d’Elisabeth Sutton (IDBOOX), j’aperçois Olivier Bal (qui cartonne avec Les Limbes) sans avoir l’occasion de lui dire un mot. Je croise dans le désordre de près ou de loin Laurence Labbé et Laurent Bettoni et Audrey Alwett – Audrey est intervenue sur le panel Fantasy, je n’ai pas pu l’écouter, puis elle était juste à côté de moi par la suite et je n’ai pas trouvé une seconde :/ C’est moche, je voulais y dire deux mots.

 matthieu biasotto valerie tuot



Je rencontre Lilas. Je garde cette parenthèse pour moi. Les perspectives se multiplient, je grandis, je mûris, et chacune de ses phrases trouve un écho en moi, au milieu de la foule qui grouille encore et toujours. Je parlerai de ma rencontre avec elle dans un futur post.

Il est temps de prendre position et de parler au micro en compagnie de Jacques Vandroux, Wendall, Cedric Charles Antoine et Patrick Ferrer autour de notre expérience KDP et de notre manière d’écrire nos romans. Une intervention très décontractée, enrichissante, et finalement assez spontanée – même pour l’éternel inquiet que je suis. J’échange quelques mots avec Bérénice de l’équipe KDP, puis je suis frappé par l’énergie de l’excellente Valérie Tuot, une serial lectrice dont le peps en ferait pâlir plus d’un. Ça parle chronique, de mes premiers livres, puis de l’approche pour Le Supplément d’âme avec un léger accent belge qui me donne envie d’aller faire un tour de l’autre côté de la frontière.

Les photos, les selfies s’enchaînent, je ne sais plus vraiment dans quel ordre. Je croise Natou Nat et sa mère : deux fidèles lectrices qui ont fait le déplacement pour me voir. Etait-ce avant ? Après ? Je l’ignore. Je déplore de n’avoir eu qu’une poignée de secondes à leur accorder. J’ai juste le temps de croiser à nouveau Lilas puis de discuter de la plateforme Createspace (impression à la demande via Amazon) avec Alexandre – un « jeune » responsable très à l’écoute. Je profite de nos quelques phrases, loin du tumulte et j’y retourne.

Ce qui me touche à cet instant présent, c’est une idée qui me traverse l’esprit. Il y a 2 ans, je n’étais rien, et aujourd’hui je suis… ici, sur le stand Amazon. Pas de gloriole, ni de fausse modestie au fond de ma tête, je reste lucide. Je sais que je dois ma présence au volume de ventes. Je sais que les auteurs invités représentent tous une nouvelle génération d’autoédités ayant rencontrés un lectorat. Je sais aussi que l’expérience me plaît. Eric, du stand KDP, vient discuter autour de mon parcours et des futurs titres. On parle un peu marketing et Kindle. Mon regard se pose sur l’atelier qui se déroule juste à côté. Il y a une vraie belle énergie qui règne ici. Heureuse gagnante de deux prix pour un concours de nouvelles sur Librinova et monbestseller, Azel Bury me rejoint. On papote comme si on se connaissait depuis toujours ou comme si l’on s’était rencontré dans une autre vie… C’est peut-être le cas – je n’en sais rien !

Je croise du monde, des tas de gens que j’oublie, ne le prenez pas mal, mais il y a tellement de personnes qui gravitent autour du stand que c’est difficile de faire une liste exhaustive. Ah ! Si ! Sonia Dagotor croise ma route, c’est l’occasion de signer son exemplaire de Pictural et d’échanger à propos de nos parcours. Il y a la très sympathique Laure Manel qui vient à ma rencontre. La valse continue et je dois admettre avoir un petit coup de mou. La journée ne m’attend pas et je suis légèrement dans le cirage. Heureusement Lhattie Haniel vient partager son expérience avec un peps de folie. Il se passe un truc, c’est communicatif. J’ai l’impression qu’elle diffuse son énergie juste en ouvrant la bouche, ça tombe bien… J’en manque un peu.

 matthieu biasotto Sonia dagotor



La séance de dédicaces va débuter, je partage ma table avec Bruno Combes qui signe son brillant « Seulement si tu en as envie ». Devant moi, quelques exemplaires pour Le Supplément d’âme. Il reste aux auteurs présents à pitcher leurs livres avant d’ouvrir le bal des signatures. Sur le stand, il y a une belle brochette de succès issus de l’autoédition grâce à Amazon. On a tous le sourire, on est tous un peu émus. Je signe mes exemplaires dans un dernier bain de foule avec des personnes formidables, certaines que je connais via les réseaux ou mon site, d’autres que je rencontre pour la première fois. Il est l’heure pour moi de partir sous peine de rater mon vol. Je voudrais dire deux mots à Amélie, mais c’est impossible. Je voudrais croiser à nouveau Lilas, mais elle doit être déjà loin. Je voudrais remercier Cédric Charles Antoine, Jacques Vandroux et tous les autres, mais il faudrait une soirée entière. Je voudrais recommencer à tête reposée mais je n’ai qu’une seule journée. Je fuis comme un voleur, j’ai juste le temps de saluer les dernières personnes sur ma route. En partant, je tombe nez à nez avec Charlie Bregman pour lui adresser un bonjour/au revoir aussi rapide qu’impoli (mea culpa, mec).

 matthieu biasotto Dedicaces



Le parc des expos est dans mon dos, j’ai des étoiles pleins les yeux. Je suis exténué et je me rends compte qu’il faut au moins deux jours pour en profiter. Je n’aurai pas la chance d’apercevoir l’excellente Solène Bakowski, ni Gipsy Paladini – que je loupe de peu (:/). Il me faut encore courir pour ne pas louper mon vol. Je quitte Paris sur le fil, totalement exténué, bercé par les images et les sourires. Dans ma tête, les mots de Lilas tournent en boucle avant que je ne m’écroule dans mon lit. Il m’a fallu une grosse journée pour m’en remettre et pouvoir vous en parler.

Vivement la prochaine édition.



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15 Comments

Matthieu Biasotto says:

21 mars 2016 at 20 h 58 min

Les commentaires classiques reviennent sur le site. Le plugin Facebook manque de souplesse, j’ai du mal à répondre en direct.

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Kaecilia says:

22 mars 2016 at 9 h 39 min

Je ne me lasserais jamais de cette plume. Merci pour ce billet qui remémore de jolis souvenirs!

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Matthieu Biasotto says:

22 mars 2016 at 11 h 12 min

Merci beaucoup <3

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Jeanine Vialatte says:

22 mars 2016 at 9 h 54 min

Je crois revivre mes angoisses, lors de mes déplacements en stage sur Paris et sa banlieue, cela m’a rappelé des souvenirs pas si lointains, mais qui ne me manquent pas du tout depuis que je suis à la retraite!
Je vois que tu as fais du chemin depuis le Festilivre de Donnezac…Le SALON du LIVRE de PARIS, rien que ça ! Tu joues dans la cour des grands à présent, et j’en suis très heureuse pour toi.
Bonne continuation, bien amicalement.
Jeanine
(la maman de Séverine METTE VIALATTE)

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Matthieu Biasotto says:

22 mars 2016 at 11 h 09 min

Jeanine, c’est vrai que je n’ai pas fait le malin sur le trajet 🙂 ça me fait plaisir d’avoir des nouvelles ! Oui, j’ai eu la chance de vivre cette expérience – à Paris comme j’ai eu la chance de faire le premier Festilivre de Donnezac. J’y reviendrai avec grand plaisir !

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Marjorie Loup @ Auteure Créatrice d'Univers says:

22 mars 2016 at 12 h 21 min

Merci pour cette histoire sur cette folle et riche journée avec les super photos !
Je n’ai hélas pas pu me déplacer sur Paris, vivement qu’Amazon s’installe aussi au Salon du Livre de Genève, car j’habite à 1 h de là. Bravo pour ton parcours, moi qui ai dévoré ton thriller « Kraft ». J’espère un jour me rendre également en tant qu’auteur indé à ce Salon, ça doit dégager une énergie folle !
Marjorie
http://marjorieloup.fr/magie-lieu-impact-ecriture-roman/

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Matthieu Biasotto says:

22 mars 2016 at 14 h 24 min

Marjorie, je te souhaite de pouvoir venir un jour, c’est une expérience à tenter au moins une fois pour un auteur indé’. Je vais aller faire un tour sur ton site 🙂

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Bregman says:

22 mars 2016 at 17 h 04 min

Je peux enfin prendre le temps de lire ce trésor jusqu’à la fin. Voilà typiquement le genre de texte que j’aurais été fier d’écrire. Tu parles avec tes tripes, tu nous emmènes avec toi, et encore une fois, tu nous montres à quel point tu as du talent. Tu sais que j’apprécie beaucoup la personne que tu es et ta façon d’écrire, tu n’as pas à t’excuser de m’avoir croisé au dernier moment, c’est moi qui étais en retard et qui ai du coup raté une rencontre qui figurait pourtant parmi celles que je ne voulais pas manquer.
J’ai adoré l’ambiance du salon, et moi qui suis aussi un provincial, je peux te dire qu’en rentrant chez moi, c’était un peu le choc thermique après ces rencontres remplies de chaleur et de spontanéité.
J’espère que nous aurons l’occasion de nous croiser un autre jour. En attendant, bravo à toi pour ton parcours et tes succès bien mérités 😉

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Matthieu Biasotto says:

22 mars 2016 at 17 h 31 min

Hello Charlie ! Je dois admettre que le retour à la réalité est un peu brutal :p Aujourd’hui je n’ai pas pu écrire… ça me laisse le temps d’apprécier la chance que j’ai eu ce week-end. Un peu de lumière ça ne fait pas de mal à condition de revenir sur terre dès le lendemain :p Je compte bien croiser ta route un jour!

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Zélie says:

22 mars 2016 at 17 h 41 min

Wahouuu quelle épopée !!!
Comme j’aurais aimé venir, j’avais gagné une place mais je n’ai jamais reçu l’enveloppe. Bravo pour votre journée de folie. Et très belles descriptions de Paris.

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Paratge says:

22 mars 2016 at 19 h 31 min

Magnifique !

Autant le récit que son objet !
Je suis très fier du bel auteur que tu deviens !

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Matthieu Biasotto says:

23 mars 2016 at 12 h 44 min

Merci beaucoup 🙂 je ne suis qu’au tout début de l’aventure. Même si j’ai eu l’impression d’être « trop fort » en pleine lumière, j’ai conscience que je suis encore tout petit et qu’il me reste encore un long chemin à parcourir. Il me reste à aligner mes mots avec le plus de sincérité possible, aller chercher au fond des tripes et essayer d’en faire des textes authentiques qui trouvent un nouveau lectorat. Heureusement, je suis bien entouré. Tout un programme, et j’en redemande 🙂

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Zouhir says:

24 mars 2016 at 9 h 27 min

Bonjour Matt,
Wahouuu quel talent, quel parcours !
bravo à toi pour tes succès bien mérités et ton sens du détail.
Bien Amicalement
Zouhir

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Podcast Episode 34 – Salon du Quoi ? | Edition Ebooks says:

26 mars 2016 at 8 h 42 min

[…] c’est cela qui vous plait, je vous invite à lire le résumé d’une journée épique de Matthieu Biasotto ou la sortie en colo de Jacques-Line Vandroux sur leurs blogs respectifs. Je vais essayer de vous […]

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Fang-Wide says:

28 avril 2016 at 12 h 43 min

C’est si bien écrit qu’il pourrait aisément s’agir d’une nouvelle. J’ai pris énormément de plaisir à lire vos lignes, à vous imaginer dans ce tram bondé, à vous accompagner dans votre course effrénée. Quoi de plus frustrant que de ne pouvoir prendre le temps. De discuter avec les gens. De les découvrir. De partager. Merci de nous avoir montré cette partie de l’envers du décors, de nous avoir emmené en coulisses, où, durant l’espace de quelques lignes, on s’y serait cru. Très bonne journée à vous, et que vous puissiez retourner l’année prochaine à ce salon (et celui de Genève, où je mets quelques fois mes baskets). Plusieurs jours cette fois. Histoire d’en profiter pleinement ^^. Au revoir, et au plaisir de vous relire dans une autre de vos aventures :)!

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