L’origine du roman…
Mon 14e livre, un titre court, un sentiment d’urgence et une histoire derrière l’histoire. Avant d’être conteur, auteur ou créatif, je suis un père. Je me souviens encore de cette effroyable réunion. Un soir, à l’école de mon garçon, la gendarmerie révèle l’impensable, des faits terribles qui glacent la salle d’un coup, d’un seul. Et une seule question dans la tête de chacun : mon enfant est-il une victime ?
Ne pars pas tout de suite ! N’aie pas peur… Je ne m’étalerai pas sur la procédure, le contexte, les nuits blanches à songer à l’abject, toutes ces fois où j’ai refoulé des envies de remettre les pendules à l’heure entre hommes, je n’évoquerai pas non plus le déroulement juridique et toutes les conséquences. Je te rassure, en tant que lecteur, c’est un sujet que je fuis et qui me rend mal à l’aise, je n’allais pas t’infliger ça. Non, je t’explique simplement comment l’idée est née, ce que personne ne sait.
J’avais simplement ce poids en moi, ce doute terrible et le besoin de le transcender en utilisant cette matière première pour la transformer quelque chose de moins laid, qui touche tout le monde. Du moins, tous les parents. La graine de 72h venait de germer dans mon esprit.
Je l’ai étouffée quelques mois, et puis il est fatalement arrivé le moment où je ne pouvais plus fermer les yeux. Le harcèlement à l’école, le danger des réseaux sociaux pour les plus jeunes, notre responsabilité en tant que parents… J’ai pris le risque d’aborder un thème qui me touche de plein fouet, et ce, dès le prologue. Je voulais un hurlement, une prise de conscience, sans tomber toutefois dans le glauque ni l’indigeste : je pense qu’on peut tenter d’éveiller les consciences sans avoir recours au tristement sale. Il y avait là un beau challenge : prendre un maximum de recul, m’éloigner d’un sujet que je refuse de traiter frontalement pour ouvrir un débat plus large suscitant bon nombre de sous-thématiques qui font écho à notre société, notre manière de fonctionner. Ambitieux… je l’admets.
72h est un texte qui a nécessité un long processus de réflexion, une lente digestion. C’est la première fois que mon intrigue est si complexe, la première fois aussi que j’y apporte autant de texture. Et ce n’est pas un hasard.
A chaque nouveau livre, je me lance une série de défis. Ici, je voulais une histoire avec un rythme très soutenu, je l’imaginais comme un solo de batterie. Les percussions engendrent une cascade de retournements, un découpage méthodique, une cohérence de fond et donc… un bon plan à la base pour te manipuler.
Je passe souvent mon temps libre à enrichir ma technique en lisant des ouvrages sur l’écriture, histoire d’en apprendre tous les jours. Après avoir étudié l’excellent John Truby et l’anatomie du scénario, je me suis rendu compte cet été que j’avais (sans le savoir) 70% des ingrédients dans mes histoires – parfois plus, parfois beaucoup moins – et il ne me tardait qu’une seule chose : me plonger dans un nouveau projet en mettant à profit une nouvelle vision de la narration. C’est avec ce feu intérieur, cet irrépressible besoin d’exploiter un potentiel tout neuf que je me suis lancé corps et âme dans 72h.
J’ai eu la chance de pouvoir bénéficier de conseils d’un ami gendarme afin de m’aiguiller, j’ai modifié ma méthode de travail et avancé de concert avec une équipe d’alpha-lecteurs (l’équipe HN) qui a pu m’aider dans la cohérence, la rythmique et l’intensité du texte. Des milliers de lecteurs m’ont accordé leur confiance, reste à savoir si tu vas l’adopter et le lire en moins de 72h ?
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Résumé :
Pourquoi n’est-il pas rentré ? Valentin est sur répondeur. Ce n’est pas un retard, il s’est volatilisé. Il a douze ans. Début du cauchemar.
Un enfant émotif et introverti, une mère au supplice. Un professeur ambivalent, un directeur qui ment. Dans le prestigieux collège Sainte-Sophie, les secrets sont à double tranchant, les mensonges jouent contre le temps.
Nathalie, maman solo saignée à blanc, va sombrer dans l’angoisse glaçante d’une disparition. Une effroyable descente aux enfers où chaque seconde sans nouvelles est un calvaire. Entre nuits blanches et peur du pire, la détresse et l’urgence sont une torture. Un décompte.
Nathalie remue ciel et terre, elle ignore seulement qu’un sablier s’écoule dans une pièce sombre. Quelqu’un détient la vérité, une ombre se délecte des heures qui filent. Et pour sauver son enfant, cette mère va devoir rencontrer son destin.
Où est Valentin ?



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