Extrait gratuit du Roman - Chapitre 1 • Matthieu

Extrait gratuit du Roman – Chapitre 1

E

A mon père qui n’a pas pu participer à l’aventure.

A mes amours. A ma famille. A tous ceux qui ont cru.

A tous ceux qui ont méprisé, délaissé, cassé le projet… Un grand merci.

 

Avec toute ma gratitude.

 

***

 

C’est cette certitude de devoir te rencontrer dans un billard,

Ignorant qui tu es exactement.

Sans savoir que nous aurions deux beaux garçons,

Que je te passerai un jour la bague au doigt.

 

L’envie inexplicable de poursuivre mes rêves jusqu’à la déraison.

Ce sont peut-être mes mauvais choix,

Des idées ponctuellement à contre-courant 

Et au contraire, comme connecté au ciel

Avec une longueur d’avance, de temps en temps.

 

Se dire qu’il y a peut-être un sens à tout ça. Quelque chose de plus grand,

De plus beau. Quelque chose qui nous dépasse, pour nous mettre sur les rails.

 

Elle défit la réalité. Elle contourne les évidences. Elle distord le temps.

Notre intuition.

 

 

1
Adieu mon frère

Dans la voiture, elle ressent encore la chaleur estivale de cette fin d’après-midi, et l’odeur du cuir neuf qui émanait de l’habitacle. Sur cette route sinueuse, assise à l’arrière, elle observe à travers le pare-brise, le bitume, les rochers, le ciel bleu et le paysage qui défile. Le véhicule progresse tranquillement sur la moyenne corniche. Elle se balade sur les hauteurs de Nice. Les vitres sont ouvertes, on entend le moteur. Du rock garage tape fort dans le 4×4 flambant neuf de son frère Éric. Il tient absolument à fêter ça avec Julien, son pote de toujours. Il avait travaillé dur pour s’offrir ce superbe cross-over. Sur la banquette arrière, elle se revoit fumer et admirer la vue. Et par dessus tout, profiter de l’instant dans l’impressionnant joujou qu’Éric venait de s’offrir. Au volant, Julien à l’air de prendre son pied. La caisse est nerveuse, superbe, incroyablement confortable. Des options dignes des berlines de luxe, du cuir couleur crème et de l’électronique partout. En l’observant conduire et discuter avec son frère, elle passe en revue le  jean’s de Julien faussement délavé qui lui va si bien. Elle s’arrête sur son petit t-shirt blanc à travers lequel elle devine ce corps musclé qu’elle connaît sur le bout des doigts. Elle se dit que son homme est plus sexy que jamais au volant de la voiture de son frère. Le v8 ronronne sans forcer et le mastodonte noir rutilant avale les virages au milieu des rires et des blagues salaces. Ils sont beaux, jeunes, dans une superbe voiture, la vue est imprenable, le temps incroyable. En terminant sa bière, Éric montre sur la droite un magnifique yacht qui cingle au large. Tout le monde admire le bateau de luxe, s’imaginant la vie de rêve à son bord. Julien hurle

 

—Putain !

 

Un bruit de klaxon, des crissements de pneus, une énorme masse qui déboule d’en face. Elle s’entend crier. Et c’est le choc. Frontal. Lourd. La vie bascule. Sous la puissance de l’impact, les airbags explosent instantanément. Et Julien s’écrase sur le volant. Le fracas du pare-brise. Les éclats de verre qui volent dans l’habitacle. Un tête à queue incontrôlable. La tôle froissée grince. L’énorme 4×4 sort de la route et plonge dans le ravin, arrachant sur son passage la barrière de sécurité. Julien gît, inconscient, face au volant. Premier tonneau, les affaires expulsées, le bruit des os qui se cassent. La douleur. La terreur. Un deuxième tonneau, du sang qui gicle, le toit s’enfonce, les portières s’arrachent. Un troisième tonneau, le ciel et la terre s’inversent  encore. La voiture s’encastre à l’envers contre un arbre. La dégringolade s’interrompt brutalement. Éric ne bouge plus. Ses bras pendent dans le vide. Une branche perfore son abdomen et transperce le siège passager. Il gémit, saigne en quantité. Julien semble toujours inconscient. Elle ressent un liquide chaud lui couler le long du cou. Elle tente de toucher sa blessure. La ceinture de sécurité lui a profondément cisaillé la gorge, rompant net le pendentif en argent que lui avait offert sa mère. Elle veut crier. Sa bouche s’ouvre pour appeler à l’aide. Mais aucun son ne sort de son corps blessé.

Les yeux écarquillés noyés de larmes, le souffle court, le front en sueur, les bras droits tendus en arrière pour rester assise dans son lit saccagé par ses sursauts, elle cherche à tâtons de sa main gauche la boîte de somnifère dans le tiroir de sa table de nuit. Elle halète et tremble. Elle en tire une plaquette, avec deux doigts elle extrait nerveusement la capsule de son logement et gobe celle-ci. Puis elle attrape sa bouteille d’eau minérale et en boit deux gorgées pour avaler la gélule en plaquant sa main gauche sur la gorge. En reposant la bouteille, elle revoit l’écriture au feutre noir sur la boîte de comprimés :

 

« Avec modération , courage. Nadège »

 

Toutes les nuits sans exception, Élise revit cette scène. Toutes les nuits elle se réveille terrorisée. Toutes les nuits depuis l’accident. Toutes les nuits depuis 6 mois. Elle n’en peut plus. Elle est épuisée, vidée, aspirée de l’intérieur. Terrassée par l’angoisse. Sous l’effet du calmant, peu à peu, elle sent ses paupières s’alourdir, la chamade de son cœur se calmer, sa respiration se poser. Elle s’accoude, puis s’allonge en se recroquevillant en chien de fusil encore sous l’emprise du spectre de l’impact. Tout devient flou, elle se rendort enfin.

 

Allongée de biais, légèrement en vrac, seule dans son grand lit défait, les ombres franches des stores vénitiens parent les courbes baignées de lumière de ses jambes fines et douces. Zébrant ses cuisses galbées, et ses hanches marquées. Les rayures noires épousent la forme délicate de sa poitrine nue et de ses épaules pâles drapées de longs cheveux bruns. Derrière le double vitrage on entend au loin les sirènes et les bruits de la ville, mais rien qui ne pourrait troubler son sommeil alourdi par les somnifères. A chaque respiration, sur le lit en bataille, les bandes sombres et fines flottent légèrement sur son corps gracile dans une valse superbe composée de lumière rasante et d’obscurité intense. Un frisson parcourt son dos jusque dans la nuque. Le réveil digital affiche 6h20 de ses intenses chiffres rouges. Le cri strident de l’appareil l’oblige à se retourner. Elle pousse un léger râle étouffé dans l’oreiller, ses paupières sont encore collées. Elle réduit au silence l’appareil dans un effort qui semble déjà l’épuiser. Rien. Le silence pendant plusieurs secondes, un long soupir, puis elle ouvre vraiment les yeux. Le regard figé quelques secondes sur le mur de briques industrielles qu’elle aimait tant d’habitude. Elle décide enfin de s’arracher du lit, non sans mal. Son pied léger touche le parquet vieillit qui, sans surprise, grince même sous sa silhouette de danseuse et son poids plume. Ses jambes élancées la portent difficilement. Elle enfile un t-shirt bien trop grand appartenant à Julien. Le t-shirt gris chiné recouvre maintenant son tatouage sur le haut de la cuisse.  Elle se rend d’un pas mal assuré dans la cuisine. Machinalement elle y attrape son mug, ajoute quelques cuillères dans sa vielle cafetière italienne. Elle y fait couler un peu d’eau du robinet et allume la gazinière. Le café italien…Éric adorait ça. Elle se rappelle ces nombreux matins où il passait la voir à l’improviste de retour de clubs ou de discothèques. Il sentait le cendrier froid et les parfums de ces conquêtes d’un soir. Beau comme tout. Grand, fort. Un physique incroyable. Il racontait avec humour comment il avait séduit sa proie d’une soirée. Il était tellement drôle. Ils étaient tellement proches. Tout ça paraît bien loin maintenant. Elle met la main sur son paquet souple de blondes. En saisie une avec ses lèvres sèches. Agacée, elle cherche son briquet qu’elle ne trouve jamais lorsqu’elle en a besoin. Son café fumant est prêt. Elle allume enfin sa cigarette, la braise incandescente élève la fumée dans la pièce et l’odeur du tabac blond se répand pour se mélanger comme tous les matins au parfum d’arabica.

 

Sa tasse de café tenue à deux mains, elle s’assoit, pour prendre son petit déjeuner. Elle remonte les jambes pour appuyer ses talons sur le bord de l’assise de la chaise et reposer les coudes sur ses genoux. C’est sa posture du matin, en fœtus, comme pour inconsciemment se protéger du monde extérieur dans lequel elle se sent étrangère depuis l’accident il y a presque 6 mois. Ce monde qui n’a plus aucun sens depuis deux jours. Deux jours qu’on lui a annoncé le décès d’Éric, son frère. Suite à l’accident, il était tombé dans le coma, suspendu à la vie sur son lit d’hôpital. Et maintenant, il ne sera plus jamais là. Sans que personne ne puisse l’expliquer. Il est définitivement parti, avec les maigres espoirs qu’elle nourrissait de le revoir un jour sourire. Elle pousse un long soupir chargé de tabac mais surtout de d’amertume. Les yeux levés au plafond, elle termine son café et reste assise. Immobile quelques minutes au milieu de la fumée qui termine de danser pour finalement flotter lentement autour d’elle. Elle se lève enfin et dépose son mug sur la table de la cuisine, juste à côté de celui de Julien. Elle remarque alors que sous la deuxième tasse, se trouve un morceau de papier griffonné. Elle l’attrape du bout des doigts pour y découvrir :

 

« NE-ME-JUGE-PAS ! ».

 

Elle tire très fort une dernière fois sur sa cigarette tout en plissant les yeux. D’une main, elle froisse le bout de papier puis écrase son mégot nerveusement. Un coup d’œil sur la pendule de la cuisine, elle a encore du temps. Mais bientôt elle devra sortir, affronter le monde extérieur qu’elle ne supporte plus, la foule qui l’oppresse, sa peur panique du train, la tristesse de sa famille, et la douloureuse réalité : la mort de son frère. Elle se dirige d’une démarche nonchalante vers la salle de bain, quand la sonnerie du téléphone fixe stoppe net sa marche. Elle sursaute. Elle est tellement à cran depuis deux jours que le moindre bruit est vécu comme une agression. Le téléphone continue de sonner. Elle ne va pas répondre, elle ne répond plus depuis longtemps. Ou à de rares occasions, mais surtout pas aujourd’hui. Le téléphone sonne quatre fois, jusqu’à déclencher le répondeur. Le message d’accueil du couple se déroule dans un pauvre son nasillard. Le bip de l’appareil retentit et le message résonne dans le grand salon vide :

 

—Élise, c’est papa… Je.. Euh.. je pense que tu dois être en train de te préparer…On t’attendra à la gare pour te récupérer…et…heu.. je pense que tu t’en doutes…mais…n’aies pas l’idée d’emmener l’Autre. 

Le front contre la poutre de soutient métallique noire qui se trouve entre le salon et la cuisine, juste sous la mezzanine, elle ferme les yeux et soupire encore une fois longuement :

—L’Autre… 

Elle réalise alors que le lit était vide, que la deuxième tasse de café avait déjà servi, et qu’elle était seule dans l’appartement. C’est très précisément à ce moment qu’elle entend un bruit de trousseau de clés au bout du couloir. La porte d’entrée s’ouvre. Julien s’approche mais elle ne le regarde pas. Elle était seule. Une fois de plus. Une fois de trop. Elle le questionne, agacée :

—Tu étais où encore ?

—J’ai dormi sur le canapé pour te laisser tranquille.

—Tu étais où ?

—T’as encore fait une crise.. j’ai vu que tu prenais les médocs de Nadège…Quand tu t’es calmé, c’est moi qui n’arrivait plus a dormir… J’ai pris l’air.

—Et tu me laisses seule…Encore …

—J’avais besoin de faire le point…

Elle s’approche de lui.

—Tu as bu ? Putain mais tu as bu !?

—Élise…

Elle pleure maintenant. 

—Mais t’as encore rien compris !?

—De… De quoi ? Qu’est ce que tu veux dire?

—Mais après ce que tu as fait !!!!!  Comment oses-tu ???

—Élise… 

—Mais t’es vraiment le roi des cons ! Je ne pourrai plus jamais boire de toute ma vie !  Et je n’étais même pas au volant !!  Mais toi !!! Comment oses-tu ?!!!

 

Folle de rage, elle se rue sur le répondeur et enfonce le bouton de lecture pour lui faire entendre le dernier message. L’appareil termine de cracher son venin audio tandis que, Julien sonné, s’écroule sur le canapé blanc. Il se tient la tête entre les mains et reste silencieux. Choqué. Sonné. Comment est-ce possible ?

 

Son beau-père, l’appelle « l’autre ». Il en a les larmes aux yeux. Le message ne souffre d’aucune ambiguïté. Il sait bien au fond, que la famille d’Élise l’a toujours considéré comme responsable de l’accident. Il culpabilise d’avoir pris le volant ce jour là. Tout est arrivé si vite. Lui même ne sait pas exactement ce qu’il s’est produit. Impossible de revoir précisément le choc. Mais Élise ? Comment pouvait-elle l’accuser d’avoir tuer son frère ? Comment peut-elle soutenir les accusations de son père ? Elle était dans la voiture, elle sait bien qu’il n’y est pour rien? Il lève la tête, et lui demande clairement.

 

—Élise…Ne me dis pas que… ? 

—Justement… Je… Je sais plus… 

—Mais c’est impossible, je ne peux pas croire que… 

Élise s’effondre, à bout de nerfs.

—Ne me demande pas… Je sais pas, je sais plus… Je sais juste qu’il est mort maintenant !! Et que tu étais au volant !!

—Putain !! Élise ! J’arrive pas y croire !!! C’était pas de ma faute !! Élise… Écoute… 
 Et il se lève pour tenter de l’apaiser. Surtout pour argumenter calmement et se défendre.
Il essaie de lui tenir la main.

—Ne me touche pas ! T’étais au volant !!!
Elle hurle dans un mouvement de défense.

 

Elle sort de la pièce sans attendre et part en trombe en direction de la salle de bain. Le tout, dans un sanglot continu. Il entend la douche couler depuis le salon. Seul dans la grande pièce, il est encore sous le choc. Il ne réalise pas bien. Il mesure à peine la cruauté de la scène qu’il vient de vivre. Il n’y croyait pas. Pourtant suite à l’accident, ils se sont jurés de tenir le coup, de traverser tout ça ensemble. De se soutenir, par amour. De s’entraider et tout faire pour arriver à vivre avec le poids de la culpabilité. Toujours, quoi qu’il arrive. Ils se relèveraient et continueraient à s’aimer. C’était toujours la première à prendre sa défense, surtout face à son père. Et aujourd’hui, elle le juge coupable. Elle l’accuse d’être responsable de la mort d’Éric. Il pensait que son couple allait traverser cette terrible épreuve, qu’avec le temps ils allaient voir la lumière au bout du tunnel. Mais en ce matin si particulier, il n’allait pas la ramener, ni se défendre. Juste calmer le jeu, faire profil bas et essayer de la soutenir. Pourvu que tout ça passe. Passe vite. Pour laisser toute cette douleur derrière eux et aller de l’avant.

 

Il la rejoint dans la salle de bain et laisse tomber son épaule contre le chambranle de la porte pendant qu’il croise les bras. Prêt à persévérer pour apaiser la détresse de sa compagne. Il l’observe alors qu’elle est encore sous la douche. L’eau coule, visiblement trop chaude. Élise pleure au milieu de la vapeur qui monte. Le regard vers le bas, elle se passe les mains dans les cheveux pour les plaquer en arrière, et laisse ses deux mains jointes sur son cou pour cacher sa cicatrice. Elle restera là, immobile de longues minutes. Espérant en vain que l’eau brûlante l’apaise.

 

Elle couvre son corps d’une serviette de bain qu’elle noue au-dessus de la poitrine. Julien attend qu’elle se brosse les dents. Pensant, à juste titre, qu’elle serait bien obligée de l’écouter sans pouvoir répliquer. La bouche pleine de dentifrice, difficile de taper un scandale.

Il prend une profonde inspiration, patiente le temps qu’elle débute le brossage et lance d’une voix tremblotante :

—Écoute bébé… Éric, c’était tout pour moi. J’ai grandi avec lui. Il a toujours fait parti de ma vie. Comme tu fais parti de la mienne depuis toujours. Je n’ai que vous. Je l’aimais comme un frère et il m’aimait. Alors, ok, tes parents me détestent. Ok, tu me crois responsable. Ok, tu me juges…si tu veux, je le comprends. Mais je viens de perdre mon meilleur ami. Mon frère. Toute une partie de ma vie s’effondre avec son départ. Je souffre autant que toi. Oui j’étais au volant. Et en plus, je dois vivre avec ça. Non je n’ai pas bu … Et l’accident n’a rien à voir avec l’unique bière que j’avais pris ce jour là… Tu le sais bien.

 

Élise, scotchée par cette parenthèse de sincérité, crache dans le lavabo pour se rincer la bouche. Mais il ne la laissera pas répliquer et reprend aussitôt :

—Je sais bien que je ne pourrai pas assister à l’enterrement, que ta famille ne veut surtout pas me voir. Qu’ils me détestent. J’imagine leur position et leur douleur. Demain, lorsque tout sera passé, je prendrai le train pour Nice et j’irais à mon tour me recueillir seul sur la tombe d’Éric. Je veux lui dire une dernière fois adieu… J’espère qu’on se retrouvera là-bas.

 

Elle s’arrête net. Les yeux encore brillants. Elle ne dit rien, termine de rincer sa bouche. Et Julien, ému, espère une réconciliation pour ne pas qu’elle parte à Nice sur une nouvelle dispute. Elle s’approche pour sortir de la salle de bain, le fixe droit dans les yeux et lance froidement un implacable :

—Je dois terminer de me préparer. Bouge.

Le fossé qui les sépare était devenu si vaste qu’il sent le sol se dérober sous ses pieds. La culpabilité, le doute et la douleur avaient envahi leur couple. L’amertume avait étouffé le moindre éclat de rire, le moindre moment complice et la moindre once de tendresse. Avec le coma d’Éric, leur vie amoureuse était en suspens. Les projets restaient morts nés. L’envie évaporée. Le désir évanoui. Leur couple était dans une phase difficile. Tout était devenu gris. Ils étaient devenus deux étrangers. C’était devenu ça leur couple. Deux automates vivant côte à côte sans réellement se comprendre ou se parler.

 

Forcé de constater que sa présence auprès d’elle ne servait à rien, il décide de prendre l’air quelques minutes une fois de plus. Une nouvelle fuite, hors de cet appartement. Ici il étouffait. La porte d’entrée claque fort. Élise ne tente pas de le retenir et continue de se préparer pour son départ à la gare. Devant le miroir, elle s’emploie à attacher ses cheveux, mais toujours sans aucune envie. La sonnerie de son mobile interrompt à nouveau le silence. Une fois de plus, elle sursaute.

 

 

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© 2014, Matthieu Biasotto

A propos de l'auteur

Matthieu Biasotto

Auteur indépendant toulousain, rêveur compulsif et accro au café. J'écris du thriller, du suspense avec une touche existentielle.

4 commentaires

  • MAGNIFIQUE !! J’adore !! Ca y est, je suis fan…! 🙂
    On est direct dedans, incontestablement! C’est fort, les sentiments sont très forts… C’est très bien écrit et prenant.
    J’ai juste relevé quelques petites coquilles que tu as dû déjà corriger, j’imagine…:
    “Elle pousse un long soupir chargé de tabac mais surtout de d’amertume.” (enlever le “de”)
    “Éric, c’était tout pour moi. J’ai grandi avec lui. Il a toujours fait parti de ma vie. Comme tu fais parti de la mienne depuis toujours” (partie avec un “e”)
    “Forcé de constater que sa présence auprès d’elle ne servait à rien, il décide de prendre l’air” (plusieurs fois, j’ai relevé un mélange de passé et présent dans la même phrase ou le même paragraphe… Je ne sais pas si cela est correct, du point de vue écriture… Ne devrait-on pas écrire: “Forcé de constater que sa présence auprès d’elle ne SERT à rien, il décide de prendre l’air”??)
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