La Pelote de Laine Chapitre 3

L

Tout le monde s’interroge sur comment laisser une meilleure planète à nos enfants, mais on devrait plutôt penser à laisser de meilleurs enfants pour notre planète.

Clint Eastwood

À présent, je vais te demander d’être bien concentré car je vais tirer à mon tour sur le fil pour qu’on se penche tous les deux sur cet informaticien né le 28 octobre 1955 à Seattle. Cerner ce personnage est crucial pour qui souhaite saisir pleinement la configuration dans laquelle on se trouve. Bill, c’est un gros morceau, et il est essentiel d’en cerner les contours. Le fondateur de Microsoft représente un dossier si vaste et si central, qu’il mériterait lui aussi un ouvrage tout entier. D’ailleurs, il est fort possible que l’envie de creuser, de faire des rapprochements, de clarifier tout ce qui touche de près ou de loin à Bill donne lieu à un prochain livre. Mais pour l’heure, je vais tenter de répondre à cette question en un seul chapitre :

Qui est vraiment Bill Gates ?

Je veux dire, au-delà de ce que tu sais et de la perception que tu en as, qui est-il réellement ? Un développeur de génie ? Un homme d’affaires redoutable ? Un philanthrope ? Un expert en santé mondiale sans aucune formation médicale ? En ce qui me concerne, dans ma vie d’avant, il n’était qu’un milliardaire ayant inondé le marché de son système d’exploitation. Un logiciel après lequel je pestais à chaque fois que mon ordinateur tombait en panne en affichant son foutu écran bleu : il faut le reconnaître, Windows, c’était beaucoup de bugs et d’erreurs système.

C’est quand même un comble de faire fortune avec une daube pareille, codée avec les pieds, mais j’y reviendrai par la suite, car, encore une fois, il n’y a pas eu de miracle. Bref, je m’égare, revenons au sujet central :

Mais qui est Billou, nom d’un clic droit ?

Cette question ne m’était jamais venue à l’esprit avant de commencer à réaliser qu’en déployant la même toile tentaculaire que BlackRock et Soros, sa richesse colossale a été utilisée pour prendre peu à peu le contrôle de tous les domaines de la santé publique, de la recherche médicale et du développement des vaccins. En particulier les vaccins de dernière génération. Rien que ça.

Mais quel est le lien entre Windows et la technologie ARN-m des vaccins ? Je veux dire, comment un informaticien milliardaire s’est soudainement pris de passion pour la santé de la population ? Pour le comprendre, il faut revenir à un jour précis, une rencontre qui va être déterminante pour lui, pour toi, pour moi et pour le cours de l’Histoire. Il s’agit de sa rencontre avec le Dr Arno Karlen, et j’en ai pris connaissance dans le très bon livre de Philippe Aimar[1] – grand reporter.

On rembobine jusqu’en janvier 1997, on se téléporte à New York et plus précisément au 1 633 Broadway avenue, dans l’étage du gratte-ciel où se trouve la rédaction du magazine « George » lancé par John Kennedy Jr. Pendant qu’à des milliers de kilomètres, je regarde Friends en pyjama en faisant pester ma petite sœur et mon petit frère au cœur de Toulouse, le Dr Arno Karlen se trouve dans les bureaux du directeur du magazine suite à la publication de son nouveau livre. Et ce n’est pas la même ambiance.

Parce que le Dr Arno Karlen, ce n’est pas n’importe quel auteur, après avoir remporté le prix Rhône-Poulenc grâce à son ouvrage L’homme et les microbes : maladies et fléaux dans l’histoire et les temps modernes il a une certaine crédibilité, sans parler de ses papiers dans l’hebdomadaire Newsweek et de l’ensemble de son parcours. En abordant notamment les nouvelles relations que l’homme entretiendrait avec les microbes au cours des prochaines années, Arno suscite l’intérêt de John. Sa vision, ses explications et sa capacité à vulgariser des sujets complexes liés aux maladies infectieuses matchent parfaitement avec le prochain numéro de février « Guide de survie pour le futur ».

Alors que j’étais devant ma TV, suspendu aux lèvres de Phoebe ayant des vues sur Chandler Bing, ce jour-là, Arno se voit confier un grand article par John afin de dresser un état des lieux sur les menaces sanitaires qui pèsent sur la planète en 1997. Et il lui demande d’écrire sa vision concernant ces mêmes menaces pour l’année 2020. Oui, tu as bien lu, 2020.

Banco ! Le Dr Karlen écrit son papier 23 ans avant notre pandémie de Covid-19, et je te le donne en mille, Émile… ce qu’il décrit et annonce à l’époque pour l’année 2020 colle étrangement à notre réalité. Incroyable, mais vrai, il est doué.

Je te laisse le soin de traduire l’article en entier, mais voici un passage troublant :

« Le pire des scénarios ? Une planète surpeuplée, étouffée à mort par des virus de type “Andromède” qui s’attaquent aux poumons. Il est vrai que des maladies pourraient provenir d’un nouveau rétrovirus, un agent pathogène hors de contrôle de type Ebola. »

Mieux que Madame Soleil, pas vrai ? Le plus intéressant, c’est que dans ce même numéro de février, figure une interview de Bill Gates sur 4 pages. Et Bill, c’est déjà quelqu’un, à tel point qu’il se trouve dans les locaux de la rédaction lorsque John Kennedy Jr lui remet le magazine en avant-première. Avec son numéro encore tout chaud sous le bras, Billou quitte le bureau tranquillou, c’est là que le roi de l’informatique se casse le nez sur le Dr Arno Karlen.

Coup de foudre sur Broadway avenue ?

Je ne sais pas, mais toujours est-il qu’après quelques banalités échangées, Bill accroche bien avec Arno qui lui fait part de sa vision alarmiste sur le plan sanitaire. À partir de là, les arguments du Docteur changent radicalement le point de vue de notre célèbre milliardaire, qui s’empresse de relire chez lui l’article. Parce qu’on y parle de ralentir la croissance démographique mondiale, de conserver notre nourriture et notre eau saines, mais surtout parce qu’on évoque l’apparition de nouveaux virus pathogènes.

Deux mondes viennent de se percuter dans la tête de Billou, qui passe en mode sans échec, parce que d’un virus téléchargé à un virus transmis à l’homme, la frontière est mince…

D’ailleurs, il est intéressant de se pencher sur le contenu de l’interview de Gates figurant dans ce même magazine de février.

Sera-t-il possible de maintenir notre vie privée dans un monde numérique ? 

« La confidentialité est une question intéressante. Je pense que les gens sont un peu naïfs quant à la quantité de données existant à leur sujet par voie électronique.

Certains comtés délivrent déjà des “cartes à puce” contenant toutes vos informations vitales. Vous les utilisez pour accéder à des prestations médicales, voter, vous identifier à la banque, etc.»

Cela ressemble à une société Orwellienne.

« Vous savez, le degré d’intimité accordé à chaque individu sera toujours une décision politique. Une décision pour chaque société. […] Avec le temps, les comportements peuvent changer. Admettons, par exemple, que les États-Unis traversent une terrible période de terrorisme, les gens pourraient alors prendre la décision de redessiner les lignes de leur confidentialité. »

Pourquoi gardez-vous vos opinions politiques séparées ?

« J’ai mes opinions personnelles. Ensuite, il y a Microsoft, une entreprise qui s’implique dans très peu de choses politiques. […] Et je dois être vigilant sur la manière dont je dois les canaliser. Je finance des projets d’éducation, je finance le contrôle de la population, je suis un grand donateur pour l’association United Way. »

Mon épisode de Friends se termine, je me brosse les dents, un bisou à papa, maman et je file me coucher en refermant cette parenthèse. Enfin pas tout de suite, je te propose avant de nous pencher sur la femme de Billou qui vient parachever le grand basculement dans l’esprit du milliardaire.

*

Le rôle de Melinda : le déclencheur

Exactement à la même période, l’épouse de Bill, Melinda, est encore choquée par un article du New York Times publié en janvier 1997, soit quelques semaines avant la rencontre Karlen-Gates. Ce papier de Nicholas D. Kristof dénonce les conditions de vie déplorables et le quotidien d’une famille à Bombay. Des problèmes d’accès à l’eau potable, le traitement des eaux usées et la santé de la population des pays en voie de développement touchent la corde sensible du couple. Melinda est horrifiée[2], Bill a déjà amorcé sa réflexion comme je te l’ai dit, les planètes sont alignées, le processus est enclenché : ils feront de la santé mondiale leur priorité.

Bill Gates n’est ni médecin, ni épidémiologiste, ni chercheur en maladie infectieuse, mais déjà à l’époque de Windows 98, il a suffisamment de blé pour devenir central dans la vie de milliards de personnes. La transformation spectaculaire de Bill, le roi de l’informatique, en Gates, l’empereur de la santé mondiale, est aussi remarquable qu’instructive. Une réinvention totale du personnage qui en dit long sur la direction que le monde va prendre alors qu’il plonge dans une crise sans précédent. D’ailleurs, si le couple Gates décide à l’époque de doper leur fameuse fondation de 3 milliards de dollars en guise de mise de départ comme tu prends l’initiative de repeindre la chambre des enfants, c’est qu’il y a peut-être des motivations encore plus profondes qu’une simple prise de conscience.

D’abord, c’est l’occasion d’améliorer l’image de Bill. Une image ternie à l’époque par la justice et son vilain monopole. Ensuite, c’est l’opportunité de s’infiltrer partout à la sauce Soros, via une fondation toute gentille, toute mimi, mais en générant encore plus d’argent. Enfin, ce grand saut vers la bonté et l’altruisme trouve écho dans son propre passé, même s’il en fait une interprétation très particulière.

Primo, l’image publique à lifter.

En fait, pour redorer son blason, surtout après le procès antitrust opposant les États-Unis à Microsoft pour sa concurrence déloyale et sa situation de monopole, Bill a une recette. Et il a même un modèle, l’exemple que vont suivre tous les salopards fortunés pour se muter en adorables anges gardiens au service du bien commun.

Cet exemple est celui John D. Rockefeller (encore un ange) qui n’a pas ménagé ses efforts et a su s’entourer pour transformer son image d’affreux magnats à la tête de la société pétrolière Standard Oil en un gentil vieillard donnant la pièce de monnaie à des étrangers sous couvert de sa fondation Rockefeller. Le tout, sous l’œil attentif d’une caméra, s’il vous plaît. Car même en noir et blanc, l’émotion est capable d’éliminer la souillure de n’importe quelle crasse. C’est ce qu’on appelle le charity-business ou devenir philanthrope. Et oui, John D. Rockefeller savait déjà que pour gagner le cœur du public, il devait lui donner ce qu’il voulait : du fric. Et il avait conscience que ses bonnes actions scénarisées devaient être médiatisées.

Il a consacré des centaines de millions de dollars issus de son monopole pétrolier à créer des institutions qui, selon lui, étaient destinées au bien public. Et donc notre Billou, pas bête, il se calque sur le même modèle, mais l’élève va dépasser le maître par le biais de sa propre fondation. Si bien que la fondation Bill-et-Melinda-Gates éclipse totalement la fondation Rockefeller, il faut dire qu’avec 40, 6 milliards d’actifs (et le soutien inconditionnel de Warren Buffett par la suite), le couple Gates ne rigole pas. Ils disposent d’un beau paquet de fric destiné aux programmes déclarés sur la santé, le développement, la croissance et la défense de la politique mondiale. Et comme pour Rockefeller, la transformation de l’image de Bill a été grandement appuyée par une campagne de relation publique généreusement financée… par lui-même.

Sauf que Bill la joue plus fine que Rockefeller et adapte la stratégie au goût du jour, il achète de la publicité capable d’enjoliver son image. En crachant des dizaines de millions de dollars par an à des partenariats avec divers médias, auprès desquels il va sourire à l’objectif et apparaître comme un saint, c’est aussi simple que ça.

Les Gates ne font pas les choses à moitié et dès 1999, ils ouvrent les vannes en grand pour déverser par la suite une pluie de millions. Notre sauveur signe un premier chèque de 750 millions de dollars après s’être rendu en Inde pour déclencher son programme Vaccins Funds. Il se chauffe un peu en Afrique avec différents programmes, puis dans le désordre :

  • on arrose The Guardian à hauteur de 12 millions de dollars,
  • le NIH pour 18 millions,
  • la BBC pour 53 millions,
  • le CDC reçoit 155 millions,
  • l’université d’Oxford 243 millions,
  • l’Imperial College London 280 millions,
  • puis 870 millions destinés à la célèbre Johns Hopkins University,
  • 3 milliards pour Gavi, l’alliance du vaccin,
  • L’OMS pour 3,4 milliards,
  • 13,6 millions juste pour la revue scientifique The Lancet

On mélange le tout et on obtient un cocktail redoutable d’influences et de manipulations, à tel point qu’il est impossible de trouver un sujet de la santé mondiale qui ne soit pas dans les tentacules de la fondation Gates. Bien sûr, j’oublie dans ma liste des partenariats l’UNICEF et la Banque mondiale, mais c’est pour que tu restes focalisé sur l’Organisation mondiale de la Santé : avec un don pareil, Billou obtient le siège permanent, forcément.

Afin que tu te rendes compte du degré de corruption d’implication de Gates dans cette structure, il suffit de dire que la fondation Bill-et-Melinda-Gates est le 2e plus grand donateur de l’OMS à l’échelle mondiale. À lui seul, Gates contribue d’avantage que l’Australie, le Canada, la France, l’Allemagne, la Russie et le Royaume-Uni réunis. Autant te dire que quand Billou dit qu’on ne sortira pas de la crise sanitaire tant qu’on ne sera pas TOUS vaccinés, il n’y a pas grand monde pour le contrarier.

D’ailleurs, ce n’est pas pour rien que l’OMS a endossé un rôle médiatique central lors de la pandémie, et ce malgré un conflit d’intérêt si flagrant à l’échelle mondiale qu’il en parait presque inoffensif. Plus c’est gros, plus ça passe, d’autant que le président de l’Organisation mondiale de la santé Tedros Adhanom Ghebreyesus n’est pas le mec le plus irréprochable de la planète. Il est l’ancien ministre controversé de l’Éthiopie qui a été accusé d’avoir dissimulé 3 épidémies de choléra dans le pays sous son mandat. Avant de rejoindre l’OMS, il a été président du Fonds Mondial de lutte contre le SIDA, la Tuberculose et le Paludisme (fondé par Gates, sinon ce n’est pas drôle) et il a siégé au conseil d’administration de GAVI, l’Alliance pour les vaccins largement gavée à coup de milliards par Mister Microsoft. Alors, Bill, on est comment niveau copinage et corruption ?

Tout le système est verrouillé pour ne pas dire vérolé par les dons de Bill Gates. À commencer par les décisions restrictives bouffant nos libertés, les confinements ont été promulgués sur la base de modèle et de prévisions alarmistes prévoyant des millions de morts en Angleterre et aux USA… des prévisions pondues par l’Impérial College London – tu sais, ceux qui ont reçu des centaines de millions de dollars de la part de la fondation. Autant te dire que c’est aussi impartial qu’un PowerPoint de McKinsey à l’Élysée. Ou qu’un rapport de ce même cabinet à l’OMS, parce qu’il n’y a pas de hasard : McKinsey conseille aussi l’Organisation mondiale de la Santé.

Quoi ? McKinsey à l’OMS ?

Tu ne rêves pas, 17,7 millions de dollars versés par l’Organisation mondiale de la Santé pour obtenir de précieux conseils afin que l’institution se transforme en « une ONG flexible, mobile, modulable, innovante » d’ici 2030, fin de la parenthèse.

Bon, je glisse sur la relation entre Billou et Anthony Fauci, car il est tellement compromis de toute part que je dois m’en sortir avec une pirouette sous peine de faire une rechute complotiste et pondre un chapitre interminable. Mais tu as compris l’idée : le fric de Gates est derrière chaque mensonge discours de la crise sanitaire.

Et à force de sortir le cash pour une aussi belle cause, tu imagines bien que les portes des présidents, du World Economic Forum à Davos, des Nations Unies, etc. lui sont grandes ouvertes. En gros, notre Bill, il tient la santé du monde dans ses mains et ça tombe bien, car il veut nous sauver.

Mais à sa manière…

Lors d’une célèbre conférence TED en février 2010 sur le climat, Bill Gates nous fait part d’un agenda et d’une vision très personnelle du monde. Dans son discours concernant le CO² et le réchauffement climatique, il conclut qu’après avoir consulté les meilleurs scientifiques, il nous faut drastiquement ramener l’émission de CO² à zéro. Et pour y arriver, il nous propose une équation toute simple que je te retranscris ici :

« On émet beaucoup de CO2 chaque année, jusqu’à 26 milliards de tonnes, environ 20 tonnes par Américain, moins d’une tonne pour les pays pauvres, 5 tonnes en moyenne par habitant de la planète.

On doit faire des changements pour amener ça à zéro. Ça n’a pas arrêté de monter, on doit passer d’une montée rapide à une chute vers zéro.

Cette équation a 4 facteurs. Faisons un peu de multiplication.

C0²= PxSxExC

  • Le Co², à gauche, qu’on veut ramener à zéro.
  • Ça va être basé sur le nombre de gens (“P” pour population)
  • Les services par personne “S”
  • L’énergie par service “E”
  • Et “C” pour le carbone par part d’énergie.

Regardons chacun d’eux et voyons comment nous pouvons ramener ça à zéro. Sûrement, l’un de ces facteurs devra se rapprocher de zéro, c’est de niveau collège. (Rires dans la salle)

On a d’abord la population, 6,8 milliards de personnes sur la Terre, bientôt 9 milliards. Si on fait un bon boulot, sur les nouveaux vaccins, les services de santé, la santé reproductive, on pourrait réduire ça de 10 ou 15 %.»

Sur le moment, j’ai trouvé l’analyse de Gates glaçante, une vision reprise par la une du Sovereign Independent, datant de juin 2011. Ce journal irlandais relatant les propos de la fameuse conférence rapporte donc que Bill Gates souhaite effectivement diminuer la population mondiale de 15 %. Du coup, je me suis dit qu’on était au moins deux sur Terre à comprendre la même chose : Bill veut réduire la population de 15 %.

Oui, tu peux me traiter de complotiste, même si c’est encore un peu tôt, je ne le prendrai pas mal. Tu en as le droit, après tout les organes fact-checking démentent formellement et disent que je n’ai rien pigé.

Selon le site factuel de l’AFP[3]  qui titre « Bill Gates n’a pas appelé à dépeupler le monde par la vaccination forcée », tu peux lire, je cite : « En réalité, Bill Gates ne propose pas de réduire la population de 10 ou 15 %, mais de réduire la croissance démographique. »

Ah ! ok, il ne veut pas dépeupler le monde, il veut simplement utiliser les vaccins pour diminuer les naissances de 15 % (pour arriver à zéro ?). C’est vrai que c’est moitié moins mal. Comme diraient les grands philosophes de notre époque face à tant de nuances : LOL.

Heureusement que le philanthrope déverse des milliards pour que les fact-checkeurs à l’accent pointu talochent immédiatement la moindre aspérité du discours humaniste afin que personne ne pense à mal[4].

Deuxio, une fondation peut en cacher une autre…

La deuxième bonne raison pour laquelle le couple Gates s’est sans doute lancé à corps perdu dans la santé du monde à travers sa fondation, c’est parce qu’il y a quelques subtilités administratives et fiscales qui permettent d’être à la fois dans le beau rôle et de ne pas y laisser de plumes, voire, d’engranger de l’oseille au passage. Car derrière la jolie fondation Bill-&-Melinda-Gates se cache le trust Bill-&-Melinda-Gates.

En fait, les « dons » de Bill et Melinda Gates à leur fondation sont investis dans un fonds opaque géré uniquement par le couple et Warren Buffett. Dans ce fonds, seuls les dividendes sont utilisés afin que le capital soit protégé. Gates donne donc très peu de sa poche.

Bienvenue dans le monde enchanté des organisations à but non lucratif. Je t’ai parlé de la Rockefeller Foundation, mais il existe la Bush Foundation, celle de Clinton, l’Open Society et plein d’autres. Ces jolies petites façades bien sous tous rapports maquillent ingénieusement les conflits d’intérêts. Les organismes à but non lucratif ou « fondations » dépendent de dons, elles n’ont pas à divulguer l’identité des donateurs. Elles peuvent investir cet argent comme bon leur semble et sont exonérées d’impôts tant que les bénéfices sont réinjectés dans de nouveaux projets. De cette manière, les fondations gardent entre elles, en circuit fermé, des milliards de dollars. Tu vois l’arnaque ?

Revenons du coup à Gates qui incarne maintenant le visage d’ange de sa fondation et qui tient littéralement tous les organes liés à notre santé. La fondation Gates travaille en « étroite » collaboration avec les plus grands labos pharmaceutiques, à savoir, la belle brochette Pfizer, Moderna, AstraZeneca, Johnson & Johnson, BioNTech et Bayer. Tu as bien sûr encore l’ombre de BlackRock et Vanguard qui plane sur BigPharma, et il faut savoir qu’à la base, notre Billou n’est pas un pauvre petit informaticien qui est devenu soudainement richissime. Non, il descend d’une famille de philanthropes au service de l’Élite.

On sait que Microsoft est détenue par Vanguard, BlackRock et Berkshire Hathaway, mais sa fondation est le plus gros actionnaire de ce dernier. Il a même passé une tête au conseil d’administration chez Berkshire Hathaway.

Tu commences à comprendre que tout ce petit monde gravite dans les mêmes sphères par le biais des fondations en gardant le blé au chaud, en consolidant une belle image bien lisse et en prenant le pouvoir de tous les leviers de notre société. Ok, mais il existe pour autant des tas de fondations qui font du charity-business, Soros par exemple sévit dans les activités politiques avec l’Open Society, alors pourquoi Billou a raflé la mise de la « vaccination » et pourquoi est-il si obsédé par la santé ?

Tercio, un héritage familial (très) particulier

C’est là que je vais tenter de te dresser le portrait d’un homme à qui les médias classiques ont oublié d’ajouter quelques ombres. Et je suis désolé, parce que je vais lui sauter à la gorge et ne pas le lâcher jusqu’à la fin du chapitre. Accroche-toi bien, je passe en mode pitbull.

Enfant prodige de l’informatique, homme d’affaires remarquable, philanthrope bienveillant, expert en santé mondiale, notre Bill a porté toutes les casquettes le long d’une trajectoire spectaculaire. Mais puisque chaque étiquette qu’on lui colle est le produit d’une relation presse bien huilée, aucune ne te dit qui est réellement ce type.

Un type qui nous a alertés bien avant l’heure sur la crise sanitaire qu’on traverse. Une crise gérée par l’OMS et toutes les grandes institutions financées par une seule et même personne. Un homme misant tout sur un vaccin pour lequel il planche avec ferveur et arrose copieusement les labos. Donc en clair, comprendre qui est vraiment Bill, c’est comprendre à quelle sauce on va être mangé et c’est aussi tenter de voir comment on peut y résister.

Certains trouvent qu’il est un génie, d’autres affirment qu’il a une vision, la réalité est peut-être entre les deux. Ce qui est certain, c’est qu’il tient un talent remarquable pour les affaires alors qu’avec une certaine naïveté, il a été salué pour avoir consacré sa fortune de manière « désintéressée » à l’amélioration de la vie des gens dans le monde.

Je ne dis pas qu’il n’a pas amélioré la vie des gens, je dis juste que la vérité n’est pas aussi simple. Un peu à l’image des origines de son succès commercial, encore une fois, il n’y a pas eu de miracle. Que les choses soient claires, le succès de Microsoft tient à un contrat de fourniture de logiciels à IBM qui se lançait sur le marché des ordinateurs personnels. Ni plus ni moins. Et cet accord n’est pas le fruit de l’esprit génial de Gates ou de sa prédisposition divine à faire des affaires, non. Il le doit à sa mère.

Comme l’ont discrètement admis les dirigeants d’IBM, Microsoft a eu la chance de travailler avec « Big Blue » grâce à la mère de Gates et son amitié avec le P.-D.G. d’IBM : John Opel. Alors que Bill filait du mauvais coton, comme un ado renfermé sur lui-même, vivant de pizzas et de Coca-Cola au Nouveau-Mexique, sa mère faisait partie du conseil d’administration de United Way of King County tout comme John Opel. Elle a demandé au président d’IBM d’aider à faire décoller la carrière de son fiston.

Aussitôt les équipes d’IBM se sont exécutées et 900 bonshommes ont sauté dans un avion pour aider le pauvre petit et faire plaisir à Mary Maxwell Gates. Du coup, Bill Gates n’est peut-être pas si créatif et génial que le récit voudrait nous le faire croire, il est surtout opportuniste, bien entouré et il a un plan.

Il faut t’imaginer la situation de l’époque, la Silicon Valley dans les années 1970, c’est un délire. Une joyeuse bande de hippies qui se partagent avec passion des bouts de code pondus amoureusement, sans besoin mercantile, juste pour la beauté de l’informatique[5] .

Mais voilà, Bill arrive là-dedans, et il veut tout de suite mettre un prix sur chaque programme codé afin de contrôler le secteur et se faire un max de blé. Il a son idée bien à lui de ce que doit être l’informatique dans le futur. Et on connait la suite, on sait que la base de MS-DOS n’est pas sortie du cerveau brillant de Billou. En réalité il s’agit de QDOS (Quick and Dirty Operating System), un système d’exploitation rapide et sale, codé par Tim Paterson de chez Seattle Computer Products.

Quant à l’interface graphique révolutionnaire qui sera la base de Windows, elle aurait été « arrachée » aux chercheurs du centre de recherche Xerox de Palo Alto, ce qui a valu à Gates quelques frictions avec Xerox, mais surtout avec Apple.

Une sombre histoire d’idée copiée écornant pas mal l’image lisse et désintéressée du virtuose de l’informatique, qui me pousse à faire un bond sur les vaccins miraculeux. Dans une interview sur CNBC, Bill Gates avoue avoir calculé le retour sur investissement de ses injections pour ses différents programmes vaccinaux et annonce fièrement que le monde a mobilisé 100 milliards de $, sa fondation 10 milliards et qu’il y a un rendement d’un peu plus de 20 pour 1. Il n’y a pas grand-chose qui soit aussi lucratif, un dollar misé, 20 dollars encaissés.

Aussi, la valeur nette de Billou passe de 50 milliards de dollars à 100 milliards de dollars après une décennie d’altruisme sur le marché des vaccins. C’est beau de vouloir faire le bien.

Pour améliorer le monde, son argent aurait pu être investi dans la nutrition, la prévention ou l’éducation, mais pour quoi faire ? Il n’y a rien d’autre qui rapporte 20 pour 1. La charité, notre Bill, il veut bien, mais il faut que ça rapporte.

D’ailleurs, est-ce bien de la charité?

Non, il s’agit plutôt de contrôle. Un contrôle imaginé puis mis en place par Gates et qu’il a discrètement financé au cours de ces dix dernières années. Je te parle d’un système d’identification biométrique lié à une infrastructure de paiement numérique dont la pointe de l’iceberg s’est profilée il n’y a pas si longtemps. Il s’agit du brevet WO/2020/060606 (les complotistes souligneraient le « 666 », moi je le mets en gras et clame « Pure coïncidence »).

La demande de brevet a été déposée par Microsoft Technology Licensing, LLC, dirigée par Bill Gates, le 20 juin 2019, et, le 22 avril 2020, le brevet a reçu un statut international. Le titre du brevet est « Système de cryptomonnaie utilisant des données sur l’activité corporelle ».

Dans la courte présentation, on peut lire, ouvre bien tes yeux :

« L’activité du corps humain associée à une tâche fournie à un utilisateur peut être utilisée dans un processus de minage d’un système de cryptomonnaie. Un serveur peut fournir une tâche à un dispositif d’un utilisateur qui est couplé de manière à communiquer avec le serveur. Un capteur couplé de manière à communiquer avec un dispositif de l’utilisateur ou compris dans ce dernier peut détecter l’activité corporelle de l’utilisateur. Des données d’activité corporelle peuvent être générées sur la base de l’activité corporelle détectée de l’utilisateur. Le système de cryptomonnaie de la présente invention couplé de manière à communiquer avec le dispositif de l’utilisateur peut vérifier si les données d’activité corporelle satisfont une ou plusieurs conditions définies par le système de cryptomonnaie, et attribuer une cryptomonnaie à l’utilisateur dont les données d’activité corporelle sont vérifiées.»

Une description détaillée de l’« invention » fournit 28 concepts sur la manière dont l’appareil pourrait être utilisé. C’est très intéressant, mais pas autant que le concept « Digital ID » inventé par notre très vénérable Billou.

Un joli PDF de McKinsey (encore eux), te vante les mérites d’un identifiant unique censé favoriser le contrôle de tes données. J’ignore combien de millions défiscalisés a coûté ce document, mais ce qui est sûr, c’est que Gates ne lésine pas sur les moyens pour mettre sur pied l’organisation non gouvernementale ID2020 qui a vocation à promouvoir et développer cette fameuse identification numérique à grande échelle, pour des milliards d’individus.

Le but ? Suivre, cataloguer et contrôler chaque mouvement, chaque transaction et chaque interaction de chaque citoyen. Et c’est pour demain.

Je te demande de songer un instant à la vitesse à laquelle les cryptomonnaies progressent ainsi que l’état d’avancement de l’euro numérique afin que tu puisses relier dans ton esprit toutes les pièces du puzzle. À ce stade, tu peux encore refuser d’y croire, mais je t’invite à te demander :

Pourquoi Bill ne nous lâche pas la grappe ?

C’est vrai quoi ? Il a plus d’argent qu’aucun être humain ne peut en rêver, alors qu’est-ce qui le pousse à consacrer son temps et à investir sa fortune dans un projet visant à contrôler la population au lieu de siroter un cocktail sur son yacht ?

Et c’est là qu’on doit examiner tous les deux les antécédents familiaux de Gates. Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il est né avec une cuillère en argent dans la bouche, son arrière-grand-père J. W. Maxwell, était président de la National City Bank de Seattle. Son grand-père Willard était également banquier et sa grand-mère Adèle Maxwell, une éminente figure de la société civile de Seattle. Déjà, ça pose le cadre, pas vrai ?

La mère de Bill, Mary Maxwell Gates est une descendante de la famille de banquiers Maxwell et elle a eu la réputation d’être aussi féroce que ses ancêtres. Directrice de plusieurs sociétés, dont First Interstate Bank de Washington, régente de l’université de Washington, elle a été nommée au conseil d’administration de United Way of King County – où elle a pu faire jouer ses relations pour aider son fils, comme je te l’ai raconté.

Le père de Bill, William Henry Gates Sénior, est un avocat réputé de la région de Seattle. Il a cofondé un puissant cabinet d’avocats et de lobbying aidant Howard Schultz à racheter Starbucks, il a siégé à de nombreux conseils d’administration d’entreprises et d’organisations, mais il a surtout profondément influencé la carrière de son fils – qui a fini par être son plus gros client.

J’arrête de m’égarer, et je reviens au jeune Bill qui a beaucoup appris de ses parents. De sa famille maternelle, il hérite d’un incroyable flair pour l’argent, et de son père, la valeur de la législation des accords commerciaux ainsi que des licences qui feront sa fortune. La légende dit que déjà môme, il rédigeait un contrat légal lui permettant l’utilisation d’un gant de baseball de ses sœurs ainées. Bonjour l’ambiance à la maison.

Avec son caractère un peu particulier, autant de te dire qu’il n’y a pas foule pour devenir son ami, mais ce même caractère lui donne l’« audace » de mettre de l’ordre dans la communauté un peu anarchique des développeurs des années 70. Tu sais les barbus légèrement perchés qui se partagent des lignes de codes gratos.

À l’époque, le tout nouveau marché des ordinateurs personnels était réservé aux amateurs passionnés d’informatiques, des personnes pour qui l’amour des microordinateurs, l’ingénierie et la résolution des problèmes les poussent à produire, puis à partager librement du code entre eux. Mais quand tu gères tes grandes sœurs à base de contrat pour un gant de baseball, tu apprécies moyennement cette débandade. Surtout que notre Bill avait déjà en tête de transformer ce hobby en produit de base, et d’en faire une montagne de pognon.

En 1976, alors que le contrat est encore tout chaud entre Microsoft et la MITS[6] d’Albuquerque au Nouveau-Mexique, Bill se fend d’une lettre ouverte et maladroite aux amateurs d’informatiques dans laquelle il reproche aux passionnés de partager le code de Microsoft librement, les accusant purement et simplement de vol. Apple ne manque pas à l’époque de remporter une petite victoire marketing en répondant à la lettre, histoire de rappeler à tout le monde « Et oui les amis, le Basic d’Apple est gratuit[7] » .

L’histoire renoue avec le récit officiel, Bill s’appuie effectivement sur ses licences et rencontre une ascension fulgurante. Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants.

Hélas, je n’ai pas encore terminé avec lui, son don pour le fric et son sens aigu de la législation ne sont pas les seuls cadeaux dont Bill a hérité de ses parents. La famille de Bill était très impliquée dans les actions caritatives et les causes qui leur tenaient à cœur. D’ailleurs Gates révèle à Bill Moyers le 9 mai 2003 que ces causes incluaient la question de la population, notamment pour la santé reproductive.

Il avoue aussi que son père était à la tête de Planned Parenthood et que c’était très controversé d’être impliqué dans ce domaine. Pourquoi être à la tête du Planning familial était controversé ? Parce qu’à l’origine, Planned Parenthood est fondé entre autres par Margaret Sanger qui lutte pour la contraception et la liberté d’expression (Bien), mais aussi pour défendre l’eugénisme négatif (Pas bien du tout).

Il paraît que Margaret, elle pense et dit des trucs dans ce style :

« Toutes les misères de ce monde sont imputables au fait que l’on permet aux irresponsables ignorants, illettrés et pauvres de se reproduire sans que nous ayons la moindre maitrise sur leur fécondité. »

C’est vrai qu’on ne peut pas nous apprendre à lire, on ne peut pas nous cultiver ni nous sortir de la pauvreté, nous les gueux. Bref, Billou sent bien que c’est touchy d’aborder le sujet de son Padre qui s’est aventuré sur un terrain glissant. Interrogé par la suite, il a l’élégance de rester évasif sur le contrôle de la population et la santé reproductive, car pendant plus de 50 ans, ces notions ne dissimulaient rien d’autre que l’Eugénisme.

L’eugénisme, c’est quoi en fait ?

Honnêtement, avant de me lancer dans ce projet un peu fou, c’est de ce genre de mot dont je pensais avoir vaguement la notion, sans comprendre réellement sa portée. Il s’agit d’une pseudoscience discréditée qui soutient que certaines familles sont aptes à devenir les leaders de la société en vertu de leurs gènes supérieurs.

Les eugénistes planchaient sur l’hérédité et la génétique, ils pensaient que les riches et puissants jouissaient de ce statut non pas grâce à la chance ou au hasard, ni grâce à des tactiques commerciales féroces ou des transactions sournoises. Non. Selon les eugénistes, les riches et les puissants bénéficiaient de leur statut parce qu’ils étaient issus d’une meilleure souche. À l’inverse, les pauvres étaient pauvres à cause de leur plasma germinatif défectueux, autrement dit, à cause de leur ADN de pauvres. Bref, c’est de l’élitisme.

Ah, oui, c’est chaud!

Cette théorie loufoque a quand même eu son petit succès à l’époque. Elle a rapidement été une autojustification pour la classe dirigeante, et vite reprise comme la grande croisade sociale du début du XXe siècle. À tel point qu’il n’était pas rare de penser que les riches et les biens nés devaient se reproduire le plus possible, et que les pauvres, les faibles et les malades devaient être empêchés d’avoir des enfants. Partouze chez les bobos, ceinture chez les pauvres cloches.

Le principal argument de cette jolie période était que les ressources limitées de la société ne pouvaient être utilisées pour soutenir les classes inférieures, car cela ne faisait qu’encourager la multiplication de leur semblable. Il ne faudrait pas que les gueux puissent continuer à proliférer, bordel de merde !

Concrètement, il s’agissait de rationner des soins médicaux et des interventions qui sauvent des vies pour être mieux utilisés dans les castes qui en valaient la peine. Elle est pas belle, la vie !?

Déjà que ce n’était pas folichon au niveau de l’éthique, les eugénistes négatifs sont allés encore plus loin, histoire de violer la morale. Comme le célèbre dramaturge George Bernard Shaw qui a demandé à ce que les gens soient convoqués devant un conseil nommé par l’État pour justifier leur existence, tous les cinq ans par exemple, et de les éliminer en cas d’échec. Charmant.

En tout cas, la tendance eugéniste a continué à se parer de noirceur jusqu’à glisser vers le panel de la mort. Les eugénistes parlaient librement d’«euthanasie» forcée et d’infanticide. Des meurtres de nourrissons dont les médecins (ou le «Death Panel») décidaient que leur vie n’avait pas d’avenir, ne valait pas la peine d’être vécue, ne contribuerait pas à la société, mais étaient plutôt un fardeau pour l’humanité. Lorsque l’eugénisme a été associé aux atrocités commises par les nazis, l’idéologie a disparu du débat public. Pschitt, évaporée !

Désormais la quête visant à réduire la taille de la population pauvre est rebaptisée « Contrôle de la population », et « santé génésique », c’est plus sexy.

Mais pourquoi je te parle de tout ça ?

Parce qu’en dehors des arguments de Bill Gates opposant les soins de fin de vie à l’emploi des enseignants dans une interview qui flirte avec le panel de la mort, il y a un faisceau d’indices suggérant que le programme de Gates est mené par une idéologie eugéniste.

Promis, je te la fais courte.

Avant les Gates, Rockefeller et sa famille ont joué un rôle déterminant, contribuant largement à financer et répandre l’eugénisme sur la planète. Et tu sais que Gates aime bien s’inspirer du clan Rockefeller, pour la fondation, c’était une riche idée après tout. Les Rockefeller ont par exemple participé aux financements de l’Eugenics Record Office (ERO). Le directeur fondateur de l’institut Rockefeller pour la recherche médicale, William H. Welch a siégé au conseil d’administration de l’ERO et a participé à la direction de ses activités.

Les Rockefeller ont parrainé les recherches eugénistes de l’Institut Kaiser-Wilhelm en Allemagne dont Ernst Rüdin qui a rédigé la loi sur la stérilisation contrainte de l’Allemagne nazie, pas terrible terrible. Et lorsqu’au cours de l’histoire, la société américaine d’Eugénisme s’est trouvée embarrassée par son propre nom, parce que l’eugénisme, ça craignait, son directeur de longue date Frederick Osborn s’est contenté de prendre la présidence du Population Council fondé par Rockefeller.

Ce dévouement à la cause de la santé publique n’a pas échappé à l’œil approbateur de Bill Gates Sénior. Dans un chapitre de son livre paru en 2009, Showing Up for Life intitulé « Walking with Geants », le père de Bill parle avec admiration des Rockefeller et de leur influence dans le domaine. Je cite :

«À chaque tournant que nous avons pris dans le domaine de la santé mondiale, nous avons constaté que les Rockefeller étaient déjà là, et ce, depuis des années.

[…]

Lorsque nous nous sommes engagés dans la vaccination des enfants, nous avons constaté que nous nous appuyons sur les efforts que la fondation Rockefeller avait contribué à lancer et à financer dans les années 1980.

[…]

Lorsque nous nous sommes intéressés à la lutte contre le paludisme et la tuberculose, nous avons appris que les Rockefeller étudiaient la prévention et le traitement de ces maladies dans le monde entier, depuis, dans certains cas, une centaine d’années.

[…]

Une dynamique similaire s’est produite dans le cadre du VIH/Sida. Une des leçons que nous avons tirées de nos études et de notre travail avec les Rockefeller est que pour réussir à poursuivre des objectifs audacieux, il faut collaborer avec des partenaires partageant les mêmes idées.

[…]

Nous avons appris que de tels objectifs ne sont pas des prix revendiqués par des personnes à l’esprit étroit, les Rockefeller s’attaquent à des problèmes difficiles pendant des générations. »

Ce petit léchage de bottes en règle est instructif, n’est-ce pas ?

Et puisque, comme l’indique Bill Gates Sénior, il faut collaborer avec des personnes partageant la même vision pour accomplir de grandes choses, pour les Gates, ces partenaires comprennent les Rockefeller eux-mêmes.

D’ailleurs, Bill Gates a rejoint la Rockefeller University pour y rencontrer Rockefeller, mais aussi Warren Buffett, Soros et d’autres milliardaires lors d’une réunion secrète en 2009.

Mais tout ça, ne reste que pures coïncidences et connexions soupçonneuses, alors qu’un agenda plus profond se trame derrière les rapprochements qu’ils ont essayé de cacher au public. C’est maintenant que ça devient intéressant.

Et là, je dois te parler du délinquant sexuel, Jeffrey Epstein.

Reste encore un peu, je t’en supplie !

Non, je ne vais pas te parler des cercles très fermés de milliardaires pédophiles (et accessoirement satanistes ou buveur d’adénochrome[8]). Epstein, c’est peut-être la plus belle pièce du puzzle Gates qui arrive. Notamment un rapport choc du New York Times qui fait la lumière entre le fondateur de Microsoft et Jeffrey Epstein. Le nom de Gates a fuité en relation avec Epstein et le MIT Media Lab, si bien que le milliardaire doit faire une déclaration pour démentir. Il ira jusqu’à dire qu’il n’entretenait aucune relation d’affaires ou d’amitié avec Epstein.

Pas de bol, un nouveau rapport fuite et fait état de conversations entre Gates et Epstein ainsi que d’une discussion à propos de la fondation Bill-et-Melinda-Gates. Les documents évoquent une connexion entre leurs fondateurs et JPMorgan Chase pour mettre en place un fonds de charité au profit d’Epstein.

On se demande bien dans quel but, pas vrai ?

Toujours grâce au New York Times, on sait que des registres de vols ont indiqué que Bill Gates avait voyagé dans le jet de Jeffrey. Un e-mail refait surface, montrant que le directeur du MIT Joichi Ito[9] (dit Joi Ito) a dissimulé l’identité de Jeffrey Epstein en tant que donateur anonyme du labo. Joi a également informé son personnel qu’un don de 2 millions de dollars au laboratoire en 2014 était un don de Bill Gates dirigé par Jeffrey Epstein. Ça pique…

L’histoire prend de l’ampleur, le scandale s’emballe. Bill Gates tente de minimiser la relation, il se cache même derrière un porte-parole et l’argument selon lequel Gates ignorait qu’il s’agissait de l’avion d’Epstein.

Pas de chance encore une fois, le déni et les mensonges de Gates ont tout de suite été contredits par le New York Times qui a rapporté qu’en 2012, Gates avait rencontré Epstein à de multiples occasions, allant même jusqu’à discuter d’un fonds caritatif de plusieurs milliards de dollars, avec des fonds d’amorçage venant de la fondation Bill-&-Melinda-Gates et de JPMorgan Chase. Selon le Times, Gates aurait même envoyé un courriel à ses collègues au sujet d’Epstein :

« Son style de vie est très différent et assez intrigant, même s’il ne me conviendrait pas. »

Curieux pour quelqu’un qui ne le connaît pas ?

D’ailleurs c’est une pure coïncidence si Melinda, comme le rapporte le Wall Street Journal, a consulté plusieurs avocats suite aux révélations liant Billou et Jeffrey. Elle a même avoué ne pas être à l’aise avec Epstein lors de leur première rencontre, elle aurait alors demandé à son époux de ne plus le fréquenter, mais on sait qu’il y a eu au moins 3 réunions entre Bill et Jeffrey, dont une où Gates serait rentré tard dans la nuit.

Et comme un mensonge en cache un autre, le testament d’Epstein a même désigné Boris Nikolic, un immunologiste formé à Harvard qui a été le conseiller scientifique en chef chez Microsoft et pour la fondation Bill-&-Melinda Gates en tant qu’exécuteur suppléant de la succession d’Epstein. Ce Boris apparaît sur la seule photo connue de la rencontre entre Epstein et Gates en novembre 2011 au manoir qu’Epstein possède à Manhattan. Ça pique vraiment…

Difficile de démentir, même si on comprend pourquoi Bill tient publiquement à s’éloigner de l’image d’Epstein. Mais il se pourrait que la tentative d’enterrer le dossier soit très loin des abus de mineurs et de la sordide « affaire Epstein », car ce que Billou cherche à dissimuler est une collaboration d’une tout autre nature.

En effet, plusieurs femmes se sont manifestées au Nouveau-Mexique où Epstein possède un ranch monstrueux selon un article publié dans le New York Times indiquant que son propriétaire voulait utiliser le ranch pour une reproduction contrôlée, en utilisant son ADN afin d’améliorer l’humanité.

Citant deux scientifiques primés et un conseiller de grandes entreprises ainsi que de riches particuliers, l’article du Times rapporte qu’Epstein s’entourait de scientifiques de premier plan et leur disait qu’il voulait faire féconder 20 femmes à la fois dans son ranch.

L’histoire déjà folle de Jeffrey Epstein prend alors un tournant glauque en aout 2019, lorsqu’il a été rapporté qu’Epstein comptait ensemencer la race humaine. L’actualité a soudain apporté un coup de vernis moderne sur une idée très ancienne : une nouvelle forme d’eugénisme.

« La vision de monsieur Epstein reflétait sa fascination de longue date pour ce que l’on appelle le transhumanisme :

La science de l’amélioration de la population humaine grâce à des technologies comme le génie génétique et l’intelligence artificielle ».

« Les critiques ont comparé le transhumanisme à une version moderne de l’eugénisme, le domaine discrédité de l’amélioration de la race humaine par une reproduction contrôlée. »

L’intérêt d’Epstein pour la génétique l’a amené à parrainer un certain nombre de scientifiques travaillant dans ce domaine, notamment George Church, généticien de Harvard, dont le laboratoire a reçu des fonds de la fondation d’Epstein de 2005 à 2007 pour la science de pointe. Dans les colonnes de StatNews, Church s’est excusé publiquement pour son lien avec Epstein qui comprenait plusieurs réunions par an à partir de 2014.

Ce n’était ni la première, ni la dernière fois que ce biologiste de Harvard dont les expériences s’égarent souvent pour plonger du côté obscur de la Force et provoquer un scandale public, est obligé de s’excuser.

En 2019, Church a proposé une application mobile de rencontre génétique (Digi D8 pour « Date ») qui a tout de suite été épinglée pour de l’eugénisme appliqué. Church a également endossé le rôle de conseil scientifique pour Editas Medicine une startup cherchant à utiliser l’outil d’édition du génome (CRISPR) afin d’éliminer les maladies en supprimant une partie du code génétique incriminé.

En 2015, la société a annoncé avoir levé 120 millions de dollars auprès du successeur de secours testamentaire désigné par Epstein, Boris Nikolic. Le monde est petit, si petit que Forbes confirme que dans ce groupe d’investisseurs se trouvait… Bill Gates.

Il est donc tout à fait possible que Bill Gates suive les conseils de son père sur le fait de collaborer avec des gens qui partagent les mêmes idées.

Tu veux dire que… Bill et l’eugénisme… ?

Non, tout ça n’est que pure coïncidence. Vu l’aspect repoussant et touchy de la thématique depuis plus d’un demi-siècle, il n’y a aucune chance pour que Billou avoue frontalement quoi que ce soit. Et puis, il n’y a plus aucun membre de la Société américaine d’Eugénisme – qui a changé de nom dans les années 1970, lorsque, comme le fondateur Frederick Osborn a lui-même fait remarquer :

« Il est devenu évident que les changements de la nature eugénique étaient effectués pour des raisons autres que l’eugénisme, et que le fait de leur coller une étiquette eugénique était plus souvent un obstacle qu’une aide à leur adoption. »

Du coup, il vaut mieux ne plus utiliser les termes qui fâchent et s’en tenir aux pures coïncidences. Du 22 au 28 septembre 1921 pour être précis, se tenait le « Second International Eugenics Congress » au American Museum Of History. Et il se trouve qu’un certain W. H. Gates (N°131 sur la photo ci-dessous) figurait parmi les membres…

Pure coïncidence.

Source de l’image : Rapport du deuxième congrès international d’eugénisme, vue panoramique du deuxième congrès international d’eugénisme, 1921, Laughlin Special, HQ 750 A3 I6 1921D, page 1, Pickler Library, Truman State University, Kirksville.

Il y avait aussi une société américaine d’eugénisme dans les années 1960 lorsque William Henry Gates II a été précédé à la tête de Planned Parenthood par Alan Guttmacher qui était en même temps à la tête de la société américaine d’Eugénisme.

Et c’est encore là une pure coïncidence que la fondation Bill-&-Melinda-Gates décide d’organiser son sommet de Londres sur le planning familial, durant lequel les Gates se sont engagés à financer le contrôle de la population dans le tiers-monde en juillet 2012, pile-poil 100 ans après le 1er Congrès International d’Eugénisme, à Londres en 1912.

Mais je chipote, je tire le sujet par les cheveux que je coupe en 4. De toute façon, les opinions de Bill Gates sont étouffées par le poids de centaines de millions de dollars de relations publiques qu’il finance allègrement.

Une question simple reste tout de même en suspens, pourquoi l’homme qui souhaite absolument réduire la population de 15 % dépense autant d’argent et tient à ce point à ce que nous soyons TOUS vaccinés ?

Peut-être parce que du génie à l’eugénisme, il n’y a qu’un pas. (Elle était facile celle-là.) Peut-être que Bill ne souhaite pas améliorer le monde, mais améliorer son monde, uniquement sa caste. Et peut-être que derrière une façade philanthropique, il n’y a plus seulement un homme, mais toute une idéologie.

Si tel est le cas, une idéologie ne peut être stoppée que lorsque suffisamment de personnes ouvrent les yeux sur ce sombre agenda.

Mais alors, Matthieu… Pourquoi aucun média ne nous parle de ça? Très bonne question, c’est même un nœud à défaire dans notre boule de laine, ne bouge pas, je m’occupe d’eux dans le prochain chapitre.


[1] Covid-19 Enquête sur un virus — Éditions Le Jardin des Livres

[2] Voir le documentaire Netflix Inside Bill’s Brain

[3] On parlera de l’Agence France-Presse dans un autre chapitre

[4] Note à moi-même : il faudrait peut-être fact-checker les fact-checkeurs…

[5] L’informatique aurait toujours dû conserver cet esprit selon moi.

[6] Micro Instrumentation and Telemetry Systems

[7] Vu le prix d’un iPhone, les temps ont bien changé…

[8] Mais j’y viendrai plus tard.

[9] qui a démissionné de son poste une fois qu’on a découvert qu’il avait aidé à la manœuvre.

Pour plus de confort, tu peux poursuivre ta lecture sur ta liseuse d’une traite. Les formats PDF, epub (Kobo et autres marques) et mobi (Kindle) sont disponibles à petits prix. 🤏💕

Prochain chapitre dans

A propos de l'auteur

Matthieu Biasotto

Auteur indépendant toulousain, rêveur compulsif et accro au café. J'écris du thriller, du suspense avec une touche existentielle.

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