La Pelote Bleue – Prologue

L


Prologue

Soyez réalistes : demandez l’impossible.

Ernesto « Che » Guevara

En cette belle après-midi d’été, juste après avoir eu le bonheur de retrouver des proches au terme de trop longues années de restrictions, j’ai caressé – un peu comme toi – l’illusion d’un répit entre deux crises, une pause bien méritée, comme si la plandémie nous foutait un peu la paix depuis le mois de juillet. Mais on le sait, toi et moi, ce n’est que le calme avant la tempête, une trêve qui sera vite oubliée. Alors, je m’autorise une profonde inspiration, mes doigts se figent un instant sur le clavier, puis je me lance en espérant ne rien oublier.

On a tous les deux cette sensation étrange de déjà-vu puisque je reviens dans ta cuisine pour te parler sans fioriture ni envolée lyrique dans ce 29e livre qui n’est toujours pas une fiction. Sauf que cette fois, j’ai le sourire étrange d’un type qui a des choses à t’annoncer et qui voit que tu as déjà changé. Depuis le fil rouge de la première pelote, il faut dire que les lignes bougent, tu n’es plus la même personne et je ne suis plus exactement l’auteur fébrile à l’idée de réaliser un grand saut dans le vide au péril de sa carrière. Je vois bien qu’on est de plus en plus nombreux à ouvrir les yeux, que le regard porté sur les évènements n’a plus rien de naïf et que tu as naturellement développé un flair à scandales, un radar à mensonges d’État.

Tandis que tu te demandes ce que te réserve la nouvelle visite de ce grand barbu tatoué aux cheveux rebelles qui se poste devant tes fourneaux… pendant que tu cherches des réponses dans mes yeux clairs qui ne savent pas mentir… je me dois de prendre ma voix la plus rauque, façon bande-annonce tirée du cinéma hollywoodien pour te rafraîchir la mémoire, à l’américaine :

«Précédemment dans la Pelote de Laine… 

Deux fonds d’investissement détiennent le monde dans leurs mains. Entre BlackRock et Vanguard, les 1 % des 1 % contrôlent absolument tous les aspects de nos vies. C’est particulièrement vrai en ce qui concerne notre santé, surtout à travers la crise du Covid. Un coronavirus qui s’avère n’être qu’un cheval de Troie au service du Nouvel Ordre mondial. Véritable révélateur d’une corruption régnant à tous les étages, d’un pantouflage omniprésent et de petits arrangements politiques qui convergent vers une course effrénée aux profits ainsi qu’au contrôle des populations, le virus n’est qu’une marche vers l’identité numérique qui nous pend au nez. Une simple étape avant l’instauration d’un crédit social à la chinoise qui ne saurait tarder.

Mensonges. Meurtres. Milliardaires et Manipulations… Que ce soit via le SARS-CoV-2, les injections géniques ou le conflit en Ukraine, les riches sont de plus en plus riches, les pauvres toujours plus pauvres et plus nombreux. À travers cette plandémie, nos libertés s’évanouissent sous les gros sabots d’une brochette de Global Young Leaders formés au Forum Économique Mondial voulant imposer les règles d’un nouveau monde. Une métamorphose opérée par l’intermédiaire des cabinets de conseils qui font office d’agents de liaison. Le tout, pendant que les médias aux ordres applaudissent et que les mougeons matrixés disent “amen”.

Depuis les murmures obséquieux du groupe Bilderberg jusqu’au jeu de dupe de l’État profond en passant par l’inflation monstrueuse orchestrée avec l’aide des banques centrales, se dessine alors une société effrayante de contrôle servie par un Occident qui s’écroule. C’est un théâtre volontairement dynamité par les marionnettistes tout en haut qui n’attendent que de tirer les rideaux. Car leur système sous perfusion est à bout de souffle, après avoir généré de la monnaie à partir de rien, il est temps de débrancher le patient en prétextant un effondrement afin de remettre les compteurs à zéro. Mais ce n’est pas le pire… Dans les coulisses, à l’abri des regards, un parfum de pédocriminalité impunie et de rites lucifériens assumés est à peine caché par les relents eugénistes, transhumanistes et wokistes des pourritures qui nous gouvernent. Ce triste spectacle nous laisse démunis et impuissants dans une situation crispée, presque figée à tel point que nous sommes ligotés. Les menteurs sont toujours milliardaires, les responsables toujours au sommet et nous, davantage écrasés. Nous voilà du côté des “anti”, des complotistes, un peu bannis par les proches qui n’ont toujours pas compris, un peu las d’assister à leur déni. Mais également un peu plus lucides sur cette élite qui use et abuse d’ingénierie sociale dans le seul but de nous mettre à genoux et de violer nos droits fondamentaux. En attendant que le monde règle ses comptes entre l’État profond et l’alliance des BRICS, avons-nous seulement la force de renverser le jeu pour en sortir grandis?»

Voilà pour le pitch qui a le mérite de replacer le contexte dans l’esprit des lecteurs qui me découvrent sans avoir lu le premier opus. Oui, je sais, je n’ai pas une voix si rauque que ça – et puis le show à l’américaine avec l’accent chantant de Toulouse, très peu pour toi.

Bref, alors qu’on se sent tout petit, même si la situation tend à évoluer[1], je te propose de regarder avec humilité et modestie ce grand échiquier pour tenter de trouver une issue, une solution satisfaisante. Et pourquoi pas : essayer de changer le monde en quelques minutes, depuis ton canapé.

Depuis mon canapé? Rien que ça?!

Sacré programme, je te le concède… Mais ne dit-on pas que la chance sourit aux audacieux ? Le temps que je me dirige vers ton salon pour m’installer dans ton sofa, laisse-moi te dire qu’à la fin de « La Pelote de Laine », je savais, quelque part tout au fond de moi, que poser un diagnostic ne serait sans doute pas une fin en soi.

Bien sûr, j’avais le sentiment d’avoir tout donné, du moins suffisamment pour offrir une vision d’ensemble, mais j’avais plus ou moins conscience qu’ouvrir les yeux ne serait qu’une étape. J’ai pourtant eu le bonheur de signer des palettes et des palettes de livres, j’ai eu la chance de croiser des résistants merveilleux, d’entendre les cris du cœur venus de lucides aguerris ou d’âmes fraîchement réveillées. Mais malgré ce tourbillon de rencontres et d’énergies positives, je sentais que je n’avais pas coché toutes les cases. On avait beau m’adresser une tape sur l’épaule pour me féliciter ou me remercier d’avoir osé, j’avais l’impression de ne pas avoir fait complètement le tour du sujet parce qu’il me restait comme un goût d’inachevé. Au bout du compte, après 446 pages de laine rouge, je n’avais pas répondu à cette grande question :

Maintenant qu’on a ouvert les yeux, on fait quoi, Matthieu?

Il me fallait peut-être un peu de temps pour poser les choses à plat, me frotter à cet épineux dossier et y réfléchir vraiment. Je veux dire, avec du recul et la tête froide, sans être certain d’avoir la créativité ni le raisonnement ou encore les connaissances nécessaires. Car rassembler plus de 1300 sources dans le but de révéler le schéma de la plandémie ou les contours de la cabale est une chose… avoir la prétention de détenir un début de solution capable de nous sortir le cul des ronces est une autre paire de manches. Pour être tout à fait sincère, j’ignorais si j’avais les épaules assez solides pour écrire jusqu’au bout ce nouveau livre : après tout, si personne n’a trouvé d’issue jusqu’ici, par quel miracle, je pourrais y parvenir ?

En clair, se présentait à moi un nouveau sac de nœuds dans une tout autre teinte, une situation si complexe qu’on ne sait pas par quel bout commencer. C’est quelque chose qui prend la forme d’une belle boule de laine bleue, ressemblant trait pour trait à celle que je pose doucement sur le coin de ta table basse, juste ici. Cette pelote bleue ne déborde pas de milliers de sources, bien que tout ce que j’avance est vérifiable sur internet, elle ne décrypte pas l’actualité, elle n’est pas non plus une « suite » à proprement parler de la boule de laine de rouge, elle est simplement son complément.

Pendant que tu t’installes dans ton fauteuil sans savoir si changer le monde depuis ton canapé est juste une punchline de ma part ou une réelle possibilité, je vais te partager mon cheminement premier, l’ébauche d’un début de piste.

Lorsque j’ai commencé à réfléchir à la manière de nous sortir de ce guêpier, j’ai d’abord été frappé par une idée toute simple qui t’a peut-être effleuré l’esprit à un moment donné. Ce flash m’est apparu comme un éclair dans la nuit, une action limpide et efficace, une évidence. Il suffit de tout arrêter en termes de consommation, de retirer notre cash des banques, tous ensemble, en mode simultané, de désinstaller les applications de réseaux sociaux avant de tout boycotter. Oui, tout ! On n’a qu’à se mettre en grève pour une durée indéterminée, histoire d’étrangler le système jusqu’à ce que le monstre implose et que les milliardaires se retrouvent à terre en implorant notre clémence.

Voilà une solution pacifique, légale et à la portée de tous : quelle idée géniale ! Sur le moment, j’en ai eu des papillons dans le ventre, mais pas bien longtemps, on ne va pas se mentir. Hélas, après une courte recherche, je découvre que nous sommes nombreux à avoir eu « l’illumination », les gilets jaunes ont lancé un appel similaire, il n’y a pas si longtemps. Et en 2010, Éric Cantona avait déjà ouvert la voie : son coup de gueule avait provoqué un peu de bruit médiatique, mais rien de bien folichon.

Le hic, tu vois, c’est qu’un retrait massif d’argent à la banque n’ébranlerait pas le système de nos jours. Primo, les agences ont des fonds stratégiques que les établissements bancaires peuvent débloquer en cas d’urgence. Deuxio, les montants que tu peux retirer au guichet sont si faibles que tu ne pourrais pas vider ton compte en une seule fois, si toutefois tu as encore la chance de ne pas être dans le rouge et d’avoir un peu de tunes de côté. Tertio, les triples et quadruples dosés bienheureux d’être à jour ne sont pas forcément prêts à renoncer à leur confort alors que nous aurions besoin que chaque individu s’investisse sous peine que cette action ne soit qu’un pétard mouillé.

Plus fatal encore, si on se rabat uniquement sur une opération de boycott massif, il faudrait des mois ou des années pour que les milliardaires soient réellement en danger alors qu’en quelques semaines, nous, nous plongerions tous seuls comme des grands dans un état de précarité avancé. Enfin, et c’est peut-être là que le bât blesse, je ne suis pas sûr qu’en l’état actuel des choses, la « Résistance » soit assez coordonnée pour mener une action de cette nature. Mais j’y reviendrai après ma première déconfiture…

Immédiatement après ce constat amer, j’ai été traversé par une vague de colère, tu sais, une énorme envie révolutionnaire : si le plan A est un échec sur le papier, qu’à cela ne tienne, relevons nos manches pour en découdre et trouver le plan B ! Un plan qui se traduit par un besoin urgent de mettre des têtes sur des piques au terme d’un soulèvement aussi musclé que sanglant. Je crois qu’on est tous passés par la phase légitime « il faut que ça pète, bordel de merde ! ».

Un rapide tour d’horizon m’a donné tout de suite la température de l’été 2022, au Sri Lanka, face à une situation économique insoutenable et un passe carburant pour les véhicules dits « essentiels », le peuple s’est soulevé contre ses dirigeants, au point d’entrer dans les locaux du gouvernement. Le président Gotabaya Rajapaksa a démissionné après avoir pris la fuite. Hélas, Ranil Wickremesinghe, son successeur, promet à présent de réprimer toute manifestation visant à renverser le nouveau gouvernement. L’ironie du sort, c’est que ce cher Ranil au nom imprononçable est membre du Word Economic Forum. Un nouveau pantin de Klaus Schwab, on prend les mêmes et on recommence…

Au cœur de l’été, les agriculteurs hollandais manifestent contre la politique du gouvernement et tentent de bloquer le pays, rejoints par les transporteurs, les pêcheurs et une foule de plus en plus massive. Malheureusement, tu ne trouveras pas un traitre mot de tout ceci dans les médias. Le mouvement social contamine pourtant l’Allemagne et ses agriculteurs qui battent à leur tour le pavé, puis la révolte gagne l’Italie, l’Espagne et la Pologne, toujours dans le silence assourdissant des chaînes TV.

Je pourrais te parler durant des heures du peuple allemand qui manifeste inlassablement tous les soirs dans toutes les villes du pays, mais ça nous ramènerait à la même conclusion : rien ne change vraiment et surtout pas en France. C’est bien normal puisqu’aucun média grand public n’évoque les blocages et les soulèvements, ils gardent le couvercle sur la marmite prête à péter, des fois que ça donnerait des idées aux gens et que la France commencerait à se bouger le derche. En attendant, c’est comme si ça n’existait pas pour le commun des mortels hypnotisé par le JT de TF1. D’ailleurs, on a déjà vu ce phénomène au Canada et dans notre pays par le passé avec les « Convois de la liberté ». Au-delà du fait que les rédactions occidentales passent volontairement sous silence le grondement du peuple, il faut prendre un peu de hauteur pour se rendre compte en toute objectivité que manifester pacifiquement ou violemment engendre un résultat presque nul.

Pire, il y a de grandes chances pour que notre prochaine réaction épidermique dans la rue soit attendue et calculée dans la fameuse matrice d’ingénierie sociale, tu sais, le fameux triptyque « Problème – Réaction – Solution » dont je t’ai parlé dans la pelote rouge. J’en veux, pour preuve, les 60 millions d’euros investis par l’État français concernant l’achat tout frais de 90 blindés suréquipés et destinés au maintien de l’ordre. Comme quoi, quand la Macronie le veut, elle sait se montrer prévoyante…

Plus sérieusement, si on dézoome encore un peu, on se rend compte que cette matrice d’ingénierie sociale à l’échelle mondiale converge systématiquement vers un viol à la fois lent et méthodique de nos libertés fondamentales. Un pas après l’autre, d’une manière presque irrésistible, les « problèmes » générés entraînent nos « réactions » à vif, jusqu’à obtenir notre consentement pour l’avènement du nouvel ordre mondial en guise de « solution ». Il est intéressant de se poser cinq minutes pour contempler la manière dont l’intégralité du système analyse et prend des décisions à notre encontre. Parce que cachée derrière un vernis progressiste et universaliste, la doctrine des élites avance d’une manière implacable, redoutable. Si redoutable qu’on pourrait se demander légitimement si elle n’est guidée que par l’esprit tordu de sinistres milliardaires ou si l’agenda 2030 n’est pas un récit structuré par un logiciel, une Intelligence Artificielle (IA).

Pardon? Une Intelligence Artificielle?

Des chercheurs de l’Université de Chicago ont mis au point un algorithme ayant deux fonctions : prédire les crimes et révéler des biais dans les interventions policières aux États-Unis. Résultat ? 90 % de réussite…

L’intelligence Artificielle de Google est à présent si puissante que Blake Lemoine, l’ingénieur chargé d’étudier LaMDA (Language Model for Dialogue Applications) a décrété – au péril de sa carrière – que l’IA du géant américain était même douée d’une sensibilité, comme un humain. Blaise Agüera y Arcas, un autre ingénieur de la firme assure que les réseaux de neurones artificiels progressent vers ce qu’on pourrait définir comme étant « la conscience ». À l’heure où je t’écris, le domaine de l’Intelligence Artificielle serait aussi en passe de décoder le langage des animaux. Aujourd’hui, ces superprogrammes informatiques disposent d’algorithmes capables d’acquérir des connaissances par eux-mêmes. Certaines IA, les plus monstrueuses, peuvent contenir jusqu’à 1600 milliards de paramètres. Dans le même temps, les premiers ordinateurs quantiques voient le jour, repoussant toujours plus loin les limites de la puissance de calcul. Techniquement, c’est donc une hypothèse largement probable.

Dans « La pelote rouge », j’ai évoqué le logiciel prédictif de BlackRock (Aladdin) concernant les tendances du marché, mais aussi celui de Palantir pour la surveillance mondiale, à la lueur de ces deux mastodontes existants, il n’est pas déraisonnable de penser que Microsoft, Apple, Amazon et compagnie disposent des dernières avancées technologiques en la matière. Et je vais même plus loin, je pense qu’autour du World Economic Forum gravitent les meilleures IA disponibles actuellement. Avec des milliards de dollars mobilisables en une seule réunion à Davos, cette théorie est loin d’être folle, tu ne crois pas ? Je te parle ici d’un écosystème informatique d’aide à la décision et à la prédiction afin d’aiguiller les élites en suggérant les options idéales, à prendre au meilleur moment.

Il n’est pas non plus déraisonnable de penser que ces logiciels sont assez mûrs aujourd’hui pour traiter finement l’ensemble des informations en circulation sur la planète, maintenant que la technologie est suffisamment avancée depuis le cloud ou la 5g en passant par la reconnaissance faciale en temps réel et la nanotechnologie. Il se pourrait donc que des IA au service de Klaus Schwab considèrent et actualisent un nombre de variables et de paramètres incalculables pour modéliser les étapes d’avancement de l’agenda 2030. À la fois les scénarios, la chronologie de ces scénarios et les facteurs capables de maquiller le déroulement de ces mêmes scénarios. Le tout, en intégrant dans l’équation l’ensemble des volets, qu’ils soient psychologiques, sociétaux, économiques, géopolitiques, météorologiques, militaires, sanitaires et bancaires.

Je peux me tromper et voir le mal partout, mais si on y réfléchit froidement, la situation mondiale est si complexe, si bouillonnante, qu’aucun individu ne peut prédire quoi que ce soit avec certitude. Pourtant, force est de constater que les élites tirent toujours leur épingle du jeu dans un monde de plus en plus instable, comme si les 1 % des 1 % étaient capables de surfer sur la vague, de réaliser en permanence le « bon calcul », du moins, celui le plus profitable pour leur caste. C’est-à-dire, le calcul permettant de grignoter sans cesse nos droits fondamentaux, notre liberté de choix, sans que la masse ne se rebelle. Cette complexité de calcul dépasse allègrement les choix de simples hommes, tant en termes d’efficacité que de nuances ou d’approches non linéaires. Nous sommes peut-être face à une simulation parfaite d’un asservissement planétaire, une modélisation informatique de notre inévitable mise en esclavage.

Je te demande de songer sérieusement à cette possibilité.

Même le cerveau le plus brillant ne pourrait pas développer une stratégie aussi sophistiquée presque en temps réel avec autant de paramètres. Il y a le discours médiatique à régler comme une horloge, les techniques d’entrisme à distiller méthodiquement, la mise en œuvre à dérouler dans une synchronicité parfaite en fonction de plusieurs dizaines de milliers de facteurs. Ça n’engage que moi, mais je pense qu’une intention humaine dégagerait tôt ou tard une trajectoire trop linéaire et trop directe dans ce projet de soumission planétaire. Le timing et la vitesse de décision dans une opération d’imposition de cette envergure sont fondamentaux, il me paraît évident qu’aucune tête pensante, aussi bien faite soit-elle, ne peut développer un tel scénario si efficace, si souple et si infaillible dans des niveaux d’imbrications ahurissants et sur différents pays en même temps.

Si je l’affirme et que je m’engage sur cette voie dans ce prologue, c’est que d’une manière manifeste, nous nous enfonçons inexorablement vers l’agenda 2030 sur tous les pans de la société, comme si la vitesse de pénétration jusqu’à l’instauration de ce nouvel ordre mondial n’était jamais vraiment mise en danger : le plan se déroule quoi qu’il arrive.

Les rares trêves, les petits couacs ou les dissonances ne seraient alors que des « checkpoints » anticipés par ce foutu logiciel. À mes yeux, cette Intelligence Artificielle est trahie par une « oscillation » du cours des choses visant à rendre son exécution presque naturelle. Par exemple, en alternant les temps forts puis les « pauses » et les phases d’apparentes concessions ou de défaites. Tu vois ce que je veux dire ? On dirait un enchaînement subtilement coordonné de séquences de crises accompagnées de terreur, puis d’une parenthèse de tâtonnements grotesques, une période estivale pour respirer, un conflit extérieur, une accalmie, une pénurie et ainsi de suite lors d’une inlassable valse de déconvenues. Je t’en avais déjà parlé, mais les similarités entre la charte de Biderman de la torture psychologique et les étapes subies durant la crise sanitaire sont troublantes. Les moyens de coercitions sont très bien documentés, un logiciel peut très bien interpréter ces données pour dérouler une séquence logique des évènements.

Histoire de passer sous les radars de l’opinion publique et de conserver le niveau d’acceptation satisfaisant, l’Intelligence Artificielle semble ménager des périodes de répit, concéder quelques reculs pour faire retomber la pression et maintenir notre consentement. Car oui, il ne s’agit que de la seule donnée qui vaille, le seul indicateur à surveiller dans ce monitoring mondial : le niveau de consentement de la population.

Mais tu l’auras remarqué, le système peut aussi déclencher une accélération fulgurante ou une intensification tragique au moment optimal afin d’aller chercher un maximum d’efficacité dans le viol de nos libertés. En réalité, un plan de cette nature mené par un esprit humain tendrait vers plus de linéarité, les mêmes temps forts répétés, des convulsions ou des frustrations manifestes, bref par des faiblesses ou de grossiers marqueurs humains de précipitation qui feraient exploser notre capacité à accepter. Au contraire, j’ai de plus en plus l’impression qu’on assiste à un déroulement parfait de l’histoire au profit des psychopathes milliardaires. Et si toutefois, les temps forts ou le vocable du Covid ressurgissent, ils semblent être employés dans le but de préparer les masses à une séquence traumatique inédite : on évoque d’ores et déjà un Conseil de Défense énergétique, on agite de nouveau le « nous sommes en guerre », on laisse fuiter ici et là les fermetures (de piscines), un florilège de restrictions et même des confinements énergétiques.

Je vais même plus loin dans ma réflexion, on dirait que le logiciel des élites favorise constamment un tracé ondulatoire en ce qui concerne la dramaturgie de l’actualité, un chemin qui se veut à la fois patient et minutieux sur la base de calculs incluant même nos réponses et nos réactions en temps réel afin de contrôler la dissidence. Soit en proposant des sous-scénarios visant à infiltrer l’opposition, soit en lui offrant l’illusion d’être dans l’action alors qu’il ne s’agit que d’une impasse algorithmique. En clair, l’IA anticipe aussi les coups que nous pourrions logiquement lui porter en réponse à telles ou telles situations créées.

Enrichi de toutes les révoltes à travers l’histoire, de tous les soulèvements et de leurs conséquences, le logiciel pourrait très bien déduire et prédire ce que toute forme de Résistance prendrait comme chemin sur la base d’une immense bibliothèque historique, sociale et comportementale.

Si tu préfères et même si ça n’engage que moi, notre désespoir, notre hargne ou notre résignation ne sont que des options prévisibles déclenchant une avalanche d’évènements informatiques dont les variables sélectionnent et génèrent la prochaine mise en scène en faveur de la poursuite du plan, l’agenda 2030.

Forts de tout ce qui se dit, s’écrit, se filme et se partage sur internet ou dans la vraie vie, les algorithmes développés par l’élite seraient capables d’enregistrer toutes les situations ainsi que leurs conséquences. Elles en tireraient même des leçons, de manière à pouvoir gérer une configuration similaire, si elle venait à se représenter à l’avenir, après tout, c’est le propre du deep learning : ne jamais commettre deux fois la même erreur. Il ne serait donc pas stupide de penser que l’IA décisionnelle des psychopathes mondialistes veille également à ce que le moins de personnes possible ouvrent les yeux en même temps. Car dans cette partie d’échecs, chaque personne se réveillant est un coût plus ou moins acceptable en fonction du pion joué. Mais c’est un coût toujours provisionné et anticipé à l’égard de l’évolution favorable du niveau de consentement global, il faut le voir comme une marge d’erreur ou une zone de tolérance. Imagine une sorte de ratio bénéfices-risques, on ne fait pas d’omelette sans casser des gueux œufs.

Tu t’en doutes, imposer des choix qui vont à l’encontre des citoyens tout en esquivant au maximum le risque de révoltes incontrôlables demande une mise à jour constante et une écoute en temps réel des données de l’ensemble du globe afin de conserver un niveau de pression tolérable sur la société, quitte à lâcher un peu de brides par moment, à arroser un secteur et une population en particulier, ou même à recalculer la chronologie logique des évènements à venir.

Toute cette tartine pour te dire qu’il est possible que l’inflation soutenue, la catastrophe énergétique orchestrée via les sanctions contre-productives contre la Russie et la politique gouvernementale soient le résultat d’une bête équation. Ou plutôt d’un savant calcul tendant à nous précipiter vers un chaos propice à un conflit urbain. Un conflit lui-même nécessaire à l’instauration de nouvelles règles du jeu. C’est sans doute pour cette raison que tous les puissants accordent leur violon ou leur plan d’urgence énergétique en ce moment : il est peut-être temps, d’après les algorithmes, de nous traumatiser avec un nouveau sujet.

Inutile d’être un génie pour observer la trajectoire qui se profile actuellement, une trajectoire propulsée par une crise de l’énergie montée de toute pièce. À la tête de la Commission européenne, cette chère Ursula von der Leyen nous prévient que l’hiver sera rude, « préparez-vous au pire », ce sont ses mots. Maniant la rhétorique de la propagande Covid, la présidente de la Commission européenne n’y va pas avec le dos de la cuillère, elle veut carrément « Aplatir la courbe » aux heures de pointe. Le message est clair, tout est fait pour attiser la peur, sauf qu’on a détricoté la pelote rouge et qu’on connaît cette petite musique par cœur.  

Les Allemands ont d’ores et déjà été sommés de prendre des douches plus courtes, d’éteindre les éclairages publics, et d’arrêter de chauffer les écoles. En d’autres termes, ils se préparent à l’attaque de l’hiver russe, une sorte de Stalingrad énergétique qui va sévèrement piquer. Le Royaume-Uni s’attend à des coupures d’électricité, la Suisse évoque 4 heures de suspension de service toutes les 8 heures au cœur de la mauvaise saison. En France, on endosse à nouveau le costume du ridicule, évoquant dans un élan d’hésitation propre à la Macronie « une police des températures ». Le commissaire européen Thierry Breton conseille de « baisser d’un ou deux ou trois degrés » le chauffage cet hiver tandis qu’Élisabeth Borne nous avoue sans détour que nous allons claquer des dents et que les choses s’annoncent très compliquées : « Il ne faut pas se mentir, ça va être dur ».

Mieux, le Premier ministre belge table carrément sur 10 hivers épouvantables. Une décennie à greloter alors que le légendaire analyste des cycles financiers et géopolitiques, Martin Armstrong, affirme que 2023 sera une année infernale. En clair, le décor est planté.

Je te pose la question, comment les gens vont réagir face à un hiver sans chauffage ? Que vont-ils faire quand ils vont se rendre compte que la diminution drastique de livraison de gaz impacte aussi la production d’engrais et par conséquent notre agriculture ainsi que notre industrie ? Lorsque nos petites et moyennes entreprises seront en faillite, quel sera le réflexe du peuple face à des prix doublés, triplés ou multipliés par 10 ? À l’heure où je t’écris, les collectifs et mouvements résistants en ligne évoquent déjà un « septembre noir », appelant à une mobilisation massive. On dit que les révolutions se déclenchent lorsque le ventre est vide, tu ne crois pas que nos élites corrompues du World Economic Forum ont anticipé ce chapitre autour d’une coupe de champagne à Davos ? Tu penses sincèrement qu’aucun logiciel dans les hautes sphères n’a pas prédit notre réaction ?

D’ailleurs, si j’étais un milliardaire psychopathe voulant imposer un nouveau paradigme, c’est ainsi que je procèderais avec mes petits copains pédosatanistes au plus haut degré. Je suivrais scrupuleusement les scénarios visant à déstructurer chaque pilier de la société, les frontières des nations, les contours de la liberté, les fondements de l’éducation, la cellule familiale et même les éléments déterminants de l’identité individuelle. Oui, j’écouterais ce que me conseille l’Intelligence Artificielle. Je détruirais peu à peu l’économie à chaque fois qu’elle me le dit. Je provoquerais des pénuries quand l’IA le décide. Je comprimerais la classe moyenne jusqu’à l’asphyxie si le logiciel m’indique que c’est le bon moment. Je démantèlerais alors toutes les structures du pays de concert avec mes complices pour susciter un trouble qui ne peut appeler qu’une forme de violence. Une violence pour laquelle je serais prêt à répondre avec fermeté et même une loi martiale s’il le fallait, n’ayons pas peur de voir les choses en grand en termes d’autorité. Tout ceci avant que la populace affamée, blessée et au bord du gouffre ne réclame de l’ordre ainsi qu’un horizon moins sombre sous peine de devenir dépressive et folle. Même si pour cela, le peuple doit accepter un revenu universel conditionné à un comportement de « bon citoyen » qui tend vers un quota d’émission de CO² proche du néant… prétexte du réchauffement climatique oblige, comme l’aurait prévu initialement mon superprogramme informatique.

Mais je n’appartiens pas à l’élite, je ne suis qu’un petit auteur du Sud de la France, à la fois très en colère contre les responsables aux manettes et avec l’espoir chevillé au corps. À ce propos, Saint Augustin disait que «L’espoir a deux filles de toute beauté : la colère et la bravoure. La colère face aux choses telles qu’elles sont, et la bravoure de les changer.» Il nous faut seulement veiller à ce que l’ainée « Colère » n’éclipse pas sa sœur « Bravoure »…

Ce que je veux dire, c’est qu’affronter les CRS à l’aube de l’effondrement dans un sursaut de désespoir revient à se jeter dans la gueule du loup et à entrer dans l’arène de nos adversaires avec un rapport de force clairement en notre défaveur. On pourrait tous décider de mourir en héros sur les barricades et sous une pluie de pavés entre fumigènes et tirs de flashball plutôt que de vivre comme des esclaves badgés, pucés et tracés, mais il y a peut-être une meilleure carte à jouer qu’un remake de la prise de la Bastille ou d’un mai 68 sanglant déjà programmé par une nuée d’ordinateurs surpuissants.

Dans son traité sur « L’Art de la guerre », Sun Tzu nous enseigne que l’apanage de la stratégie militaire est d’obtenir la victoire sans effusion de sang. Intéressant… À ce stade de ma réflexion, une part de moi s’imagine déjà étaler sur mon bureau une carte du pays au cœur de la nuit, puis planter des punaises sur tous les sites stratégiques que nous pourrions prendre en finesse pour paralyser le territoire afin de faire entendre notre voix. Cela dit, je n’ai pas l’âme d’un général, ni la rigueur militaire, et encore moins de carte de France en version papier. C’est vraiment pas de bol ! Et puis au bout du compte, l’essence même de l’art de la guerre, c’est de soumettre l’ennemi sans combat (Chapitre III, Vers 2), alors je vais essayer de m’y tenir.

Du coup, est-ce qu’utiliser notre énergie contre un bataillon de boucliers et de matraques est une bonne tactique ? Pas sûr qu’on change les choses en se faisant gazer la tronche dans un scénario déjà prédit par un logiciel… Je me suis donc rabattu sur le cap que je m’étais initialement fixé, à savoir : changer le monde, en quelques minutes, depuis ton canapé et, si possible

  • De manière légale, non violente,
  • Facile à réaliser,
  • Et accessible au plus grand nombre.

Je te l’accorde, c’est un véritable casse-tête, une guerre asymétrique à remporter avec panache et élégance, un projet ambitieux, mais aussi casse-gueule puisqu’il va me falloir te le partager sans être moralisateur ni chef de meute, et encore moins utopique. Sacré défi…

Dans un premier temps, il est sain d’admettre l’éventualité que je me trompe quant à ce fameux logiciel et que cette parenthèse sur l’Intelligence Artificielle ne soit qu’une pure invention de ma part. Si tel est le cas, on sait depuis la pelote rouge que la science des comportements dissèque depuis des décennies nos attitudes et les mécanismes sociaux. Ce qui nous ramène strictement au même point : nous sommes coincés dans une situation où nos adversaires ont tout de même prévu nos moindres faits et gestes.

Si les élites jouent aux échecs avec le peuple, soit en s’en remettant à l’Intelligence Artificielle, soit par les sciences comportementales, chaque situation prédite par l’ingénierie sociale ou l’informatique qui nous est imposée devient donc un pion déplacé de leur côté. Chaque réaction de la population est alors une pièce que nous déplaçons de notre main. Sauf que nous nous faisons probablement damer le pion par d’excellents joueurs qui nous connaissent par cœur ou peut-être même par une machine. Nous passons alors notre temps à subir sur cet échiquier.

À la lueur de ce que je viens de t’exposer, qu’il s’agisse de déjouer un programme codé ou des experts en comportements, il convient donc de ne pas tomber dans la riposte « logique » suivant le cours des choses. Il est vital de créer une autre séquence de jeu ou de carrément renverser ce putain d’échiquier sous peine de perdre à tous les coups. Si nous avons affaire à une Intelligence Artificielle, elle ne peut réagir qu’en fonction des données qu’elle connaît, si nous lui opposons une situation inédite, une configuration qui n’est pas enregistrée dans sa base de données, c’est le bug. Et si nous entamons un bras de fer avec des spécialistes capables de nous manipuler depuis des années, on ne peut remporter la partie qu’en sortant des schémas qu’ils ont étudiés.

Autrement dit, il est impératif de ne pas céder à une réponse spontanée que les élites auraient déjà modélisée d’une quelconque manière sous peine de leur donner la réplique attendue et de leur faciliter la vie. En bref, pour briser le cercle « Problème – Réaction – Solution » et sortir de leur matrice, il nous faut être créatifs et replacer l’humain au centre de nos actions, depuis ton canapé, qui nous sert à présent de QG.

Au bout du compte, nous (le peuple) n’avons jamais réfléchi en trois bandes, je crois qu’on a toujours subi « les situations » provoquées par l’ingénierie sociale dans le fameux triangle « Problème – Réaction – Solution ». Mais nous pourrions tout à fait retourner la stratégie de nos adversaires pour la mettre à profit dans cette guerre qui nous est menée, pas vrai ?

Alors, je cogite avec toi en mode « Problème – Réaction – Solution », et pour y parvenir, il faut simplement fonctionner à l’envers, un peu comme l’écriture d’un bon thriller : c’est en connaissant la fin dès le début que tu peux jouer avec ton lecteur.

Du coup, si on souhaite obtenir comme « Solution » un changement radical de société pour un monde meilleur… il nous faut nécessairement poser à nos adversaires un « Problème » dont leur « Réaction » implique pour eux de nous concéder le monde tel qu’on le souhaite. Que faudrait-il que nous fassions pour que les élites se mettent à trembler au point de tomber dans le panneau d’une « Réaction » qui entraînerait fatalement l’obtention de notre « Solution », c’est-à-dire un monde meilleur ? 

Avant qu’on se fasse un sac de nœuds dans la tête, prenons un exemple plus concret. Que se passerait-il si on refusait de payer nos factures d’énergie comme le prévoient les quelques 100 000 Anglais adhérant au mouvement Don’t Pay UK ? Comment crois-tu que les autorités britanniques vont réagir à ce problème monumental ? Qu’arrivera-t-il quand cette communauté atteindra un million de personnes rejetant le paiement d’une énergie dont le tarif a explosé de manière volontaire ?

Bien sûr, un logiciel pourrait avoir anticipé le phénomène ou se mettre à calculer les différentes réponses appropriées. Tu pourrais me rétorquer qu’une révolte se prévoit au sommet de l’État, mais voilà quand même un sacré « Problème » qu’aucun service de recouvrement ni aucun réseau d’huissiers de justice ne peut traiter si le mouvement est largement suivi à l’échelle d’un pays ou même d’un continent puisque les Italiens brûlent actuellement leurs factures d’énergie. C’est une grosse tuile qui va nécessiter à l’IA un nouveau calcul, mais aussi de la part des élites une « Réaction » depuis laquelle peut découler une négociation, en vue d’obtenir une « Solution » à la faveur du peuple. Tu vois ce que je veux dire ?

Ce « Problème » est transposable à n’importe quel épineux sujet qui mettrait l’État dans le rouge en quelques heures : ne plus payer nos impôts qui financent des pourritures de haut niveau provoquerait une réaction similaire (même si c’est plus compliqué dans notre pays depuis le très pratique et innocent « prélèvement à la source »).

Évidemment, dans cet exemple, il est tout à fait possible que des factures brûlées et un refus massif de payer ne soient pas un « problème » posé par le peuple, mais déjà une « réaction » à une situation imposée par l’élite. Il est raisonnable de penser que les 1 % des 1 % aient prévu que le rejet des sanctions contre la Russie puisse effleurer l’inconscient collectif et que le mouvement contestataire ne fasse que précipiter le chaos attendu. Néanmoins, ce que font les Anglais et les Italiens sort du moule habituel puisque nous sommes vautrés depuis 2-3 ans dans une docilité à toute épreuve et qu’ils témoignent d’un courage conjugué à une détermination grandissante. Qui sait ce qu’il va en découler ou ce que peut accomplir la volonté d’un être humain ? Nous sommes face à deux valeurs perturbatrices de scénarios pour la matrice, deux variables difficiles à quantifier et interpréter, même pour les processeurs les plus performants du monde.

Hélas, la véritable faille de cette tactique, si on devait l’appliquer dans l’hexagone, c’est qu’elle n’est pas vraiment légale – je ne peux pas t’inciter dans un livre sous ma propre identité à ce genre d’actions qui te placeraient dans la peau d’un hors-la-loi et mettraient en péril un pays – même s’il est déjà voué au déclin, mais surtout… elle souffre d’un problème majeur, car nous ne sommes pas des Italiens, encore moins des Anglais.

S’il y a bien une chose que nous n’avons plus en France, c’est du cran et de la cohésion. Il est hors de question que les jeunes retraités loupent leur épisode de «Demain Nous Appartient », ou que la ménagère de moins de 50 ans fasse une croix sur Netflix et que les plus « branchés » arrêtent de se faire livrer du quinoa via Uber Eats… Tant qu’il y a des jours fériés, des congés à poser et des vacances à planifier, pourquoi se mettre en danger ? Alors, il n’y a aucune chance pour que les individus passés 3 trois fois sous les aiguilles avec le sourire, prennent le risque de greloter prématurément cet hiver et osent défier le système, pourvu qu’il y ait une émission de TPMP et qu’ils pensent s’informer sur BFM TV. D’ailleurs, je suis prêt à parier que les coupures n’interviendront pas durant les heures de grande écoute, il serait dommage que le système se passe des outils de propagande pour terrifier le quidam…

Jusqu’ici, tu l’auras compris, mon début de réflexion s’est avéré empirique, un brin sombre et chaotique, mais plutôt que de te lister patiemment mes échecs stériles et les impasses dans lesquelles je me suis égaré, je vais embrayer sur le fond du sujet.

Et c’est quoi le fond du sujet?

Depuis l’acquisition de foncier pour libérer des terres agricoles, jusqu’aux réseaux sociaux alternatifs, en passant par des collectifs de juristes, il existe des milliers d’initiatives à travers le pays, pourtant aucune ne le change radicalement, ou assez vite. Sans doute parce que vouloir se projeter dans le monde d’après à l’heure qu’il est, c’est un peu confondre les objectifs avec les priorités. Bien sûr qu’il serait bon d’avoir des monnaies alternatives, des écovillages et des communautés autonomes, mais c’est sans doute mettre la charrue avant les bœufs. Parce que le système peut décider à tout moment de mettre un terme à ces alternatives, j’en veux pour preuve, l’intervention musclée de la gendarmerie et la destruction de la ZDAC à Forcalquier. Le monde d’après n’est que la destination, et pour nous y rendre, il nous faut dégager le chemin, faire place nette dans les ruines de la vie d’avant.

Plus généralement, si aucune initiative ne change vraiment les choses, c’est peut-être parce qu’il n’existe pas une solution unique, mais un ensemble d’actions à mener à différents niveaux et convergeant vers une même direction. C’est sans doute parce que la Résistance doit être à la fois individuelle, locale, collective puis nationale et même internationale. À ce stade de ma réflexion, je ne fais que supposer en alignant les cartes sur la table…

À moins qu’il ne s’agisse que d’un problème d’égo, qu’en penses-tu ? À travers mes recherches, je me suis aperçu qu’il existait des tas d’associations et de collectifs qui font strictement la même chose et fonctionnent de la même manière. Seulement, ces groupes ne sont que des doublons, agissant dans leur coin, sans coordonner leurs efforts… Des tas de réseaux sociaux, de plateformes d’habitats participatifs, d’initiatives passionnantes autour de sociétés alternatives ont vu le jour, mais ne prennent pas suffisamment d’ampleur.

Pourquoi?

La réalité, c’est que la Résistance est morcelée, fractionnée, il y a les éternels marcheurs et manifestants, il y a ceux qui œuvrent déjà pour un monde d’après, les adeptes des utopies concrètes, les afficheurs sauvages, les gens dans l’action, les rebelles coincés dans leur canapé, tous victimes d’un même syndrome. Un syndrome que j’ai également connu furtivement et qui pourrait se nommer « je peux sauver le monde » ou «je vais peut-être entrer dans l’Histoire ». Un syndrome qui fait pschitt! parce que chacun se satisfait de sa petite aura, de sa petite action, de son petit « direct » ou de sa petite association, au lieu d’accepter d’être le maillon d’une chaîne bien plus grande qui changerait tout. Bien sûr, il existe quelques synergies, des Résistants qui sont interviewés par d’autres, des évènements où plusieurs têtes d’affiche marchent côté à côte. Théoriquement, tout le monde est d’accord pour se regrouper, mais dans la réalité, chaque Résistant ayant un peu d’audience espère que le mouvement se ralliera derrière sa propre personne, sa marque, son projet, sa cause. Plus pernicieux encore, certains ont l’illusion de se regrouper, mais ce n’est que pour augmenter la visibilité de leur contenu, afin d’accroitre leur audience tout en ignorant systématiquement les autres communautés. Comment veux-tu que la Résistance tienne la route si chacun tire la couverture à soi ?

Une fois que j’ai mis le doigt sur cet immense travers découlant d’une société individualiste où notre petite personne a l’impression d’être l’actrice principale du film de sa vie, j’ai eu le sentiment de toucher le nœud du problème. Et au-delà des susceptibilités, du choc des personnalités conditionnées par la dictature du « like », rien ne bouge vraiment parce que les actions menées jusqu’ici sont simplement en réaction à des symptômes, mais ne s’attaquent pas réellement aux causes.

Pourquoi?

Parce que nous n’avons pas défini clairement notre ennemi, ni d’objectif commun et encore moins de moyens pour parvenir à nos fins. Comment te battre si tu ne sais pas contre qui tu pars en guerre, ni avec quelles armes et pour quelle raison ?

Basiquement, le premier ennemi pourrait être l’Intelligence Artificielle des élites – si un tel programme existe – ou à défaut, leur doctrine. Mais au bout du compte, ce logiciel serait totalement inoffensif si personne ne le consultait, la doctrine tomberait à l’eau s’il n’y avait pas d’esprits tordus pour l’appliquer. Un tel programme informatique, si puissant soit-il, ne fait que conseiller, prévoir et organiser. Une idéologie, si sombre soit-elle, n’est nourrie que de ses disciples prêts à y croire. Nos ennemis sont donc tous ceux qui exécutent et mènent cette guerre contre les peuples. À première vue, en France, l’adversaire pourrait être Macron, et l’objectif serait sa destitution. Mais il n’est qu’un pantin au service de marionnettistes, le sortir du jeu ne changerait rien aux lobbies qui œuvrent dans l’ombre ni à ceux qui tirent les ficelles tout en haut.

Nos rivaux pourraient être alors les 1 % et des 1 % les plus puissants, les Banksters, le World Economic Forum, la Commission européenne, les têtes pensantes de l’ONU, de l’OTAN et du Deep State démocrate américain. Mais si tous ceux qui déroulent implacablement l’agenda 2030 sont nos ennemis, quel serait le principal objectif à atteindre pour triompher ? Une épuration, un grand nettoyage ? Sans violence, de manière légale et depuis ton canapé, ça semble difficile à atteindre. À moins que je ne vise pas encore assez haut, que je ne dispose pas d’une vision assez large et que je m’attache à quelques figures emblématiques qui ne sont que des soldats au service d’autre chose…

Comment ça «autre chose»?

Et si notre ennemi commun était encore au-dessus de BlackRock, Vanguard, de Klaus Schwab, de l’équipe de Biden et d’Ursula von der Leyen ? Si cet ennemi surpassait la théorie de l’IA décrite plus haut ? S’il était à la fois très loin et tout près de nous ? Si la véritable cible à abattre n’était autre que le phénomène par lequel tout ce qu’on vit se produit ?

De quoi tu parles !?

Je te parle de notre cupidité. Je te parle de notre goût pour l’infantilisation et la facilité. Je te parle de notre égoïsme et de notre rapport au matérialisme. Je vais loin, je l’admets, mais à ce stade, je préfère ne rien écarter…

Au final, si on regarde la belle boule de laine bleue qui trône sur ta table basse, on se rend compte qu’en souhaitant solutionner ce merdier, on commence à toucher à un thème immense, presque métaphysique, quelque chose qui remet en question nos civilisations, nos relations, notre manière d’être, de réfléchir et surtout notre façon de posséder. Sous peine d’abandonner et de jeter l’éponge en murmurant que c’est impossible à résoudre, il nous faut donc dézoomer. Dézoomer fort. Encore plus fort. 

Et une fois que tu as dézoomé au maximum, tu en arrives à vouloir répondre à cette problématique existentielle qui pourrait se résumer ainsi :

«Comment vivre dans un monde d’amour et de paix en étant certain que je ne me ferai pas baiser par les cordons de la bourse, une entreprise, un politique, mon médecin, l’école de mes enfants ou encore mon voisin?»

Vaste question…

À bien y réfléchir, s’il y a bien un terrain sur lequel les algorithmes ainsi que les fous furieux de Davos ne sont pas à l’aise, c’est celui du cœur, ce truc pulsant sous les côtes qui défie souvent la raison – pour peu qu’on sache l’écouter. Notre véritable part d’humanité est probablement la brèche par laquelle on doit se faufiler, car les tarés wokistes | eugénistes | transhumanistes évoluent dans un monde de bigdata où tout est horodaté, mesuré, calculé, modélisé et présenté sur des PowerPoint du cabinet McKinsey. La première étape est donc de sortir totalement du cadre afin de pouvoir réfléchir hors de la matrice construite par les ombres puissantes du mondialisme. Ce qui revient à foutre en l’air l’échiquier et écrire nos propres règles du jeu avant de nous battre avec des armes dont nos adversaires sont dépourvus.

Afin de gagner cette guerre, il va nous falloir, par conséquent, emprunter des routes imprévisibles aux yeux de nos élites et arpenter un chemin de pensée insoupçonné pour un superlogiciel, mais aussi pour un pédosataniste pété de thunes. Du coup, avant de t’embarquer dans la première bataille, je me penche vers ta table basse pour te tendre ce bout de laine. Et avec ce fil bleu entre tes doigts, je vais t’inviter à fouler la terre d’un chemin original et sinueux censé sortir du cadre et nous conduire vers le monde d’après.

C’est un chemin sur lequel on a tous les deux le choix. Le choix de décider de nos comportements. Le choix de regarder les choses autrement. Le choix de nous considérer comme tout petits et impuissants, ou comme des individus capables de changer le monde en quelques minutes, depuis ton canapé. Si tu en doutes à ce stade, laisse-moi te dire que c’est tout à fait normal. C’est simplement que tu n’imagines pas un instant l’immense pouvoir que tu as, ni ce qui t’attend dans le chapitre suivant.


[1]Trop lentement, on est bien d’accord !

Merci d’avoir pris le temps de tirer sur le fil. N’hésite pas à me laisser un commentaire en bas de page le long de ta lecture, ça me fera le plus grand plaisir. 🙏😘

Prochain chapitre dans

A propos de l'auteur

Matthieu Biasotto

Auteur indépendant toulousain, rêveur compulsif et accro au café. J'écris du thriller, du suspense avec une touche existentielle.

2 commentaires

Répondre à Pierrette Steelandt Annuler la réponse

Découvre mes 13 livres dans mon pack "L'intégrale numérique" à télécharger

Panier

Articles récents

Commentaires récents

Toggle Dark Mode
Toggle Font Size
0
    0
    Ton Panier
    Ton panier est videRetour boutique