La Pelote bleue – épilogue

L

Ne renonce jamais à aimer, malgré les épreuves et l’aridité du cœur. L’amour est la grande force qui soutient l’univers ; sans lui, le monde vivrait un hiver éternel.

Sagesse amérindienne

Je ne pouvais pas terminer ce complément de la pelote de laine sans dénouer le dernier nœud ni sans t’apporter la touche finale capable d’anéantir les tentatives d’asservissement de l’élite. J’admets que je t’entraîne très loin de mes 1359 sources de la boule de laine rouge, mais aussi très loin des manifestations dans la rue, des révoltes et des coups de gueule sur internet. Je conçois aussi qu’après t’avoir proposé des actions concrètes, je t’ai invité sur un versant plus subtil, sans doute moins accessible. Toutefois, je tiens à te parler ici, loin du fracas du monde, d’un moyen excessivement simple, à la portée de (presque) tous. Un interrupteur que tu peux déclencher sur commande afin de libérer toute la lumière qui se trouve en toi et de renverser définitivement le cours des choses. Ce petit truc en plus est la clé pour nourrir notre égrégore le plus efficacement possible, c’est aussi une astuce pour améliorer ta vie en un instant. Au début, j’ai hésité à écrire l’introduction de chapitre, puis je me suis dit qu’il fallait aller au bout des choses, qu’une part de toi serait prête à la lire, à se l’approprier, puisque tu es un miracle sur ma route.

De quoi s’agit-il?

Avant d’entrer dans le vif du sujet, je pense qu’une autre sagesse des Indiens d’Amérique pourrait merveilleusement introduire et illustrer cette technique à travers ces quelques mots :

«Apprends les rites du pardon si tu veux vivre en harmonie avec tes frères. La cérémonie du pardon demande un renouvellement de chaque chose. Le premier jour est consacré à l’oubli du passé. Le second jour, lève-toi avant le lever du soleil et assiste à la naissance de la lumière comme à la naissance d’un monde nouveau. Unis-toi à cette lumière en éprouvant des pensées d’amour pour tes amis et tes ennemis. Il n’est pas nécessaire de consacrer une vie entière à se connaître soi-même. Deux jours suffisent pour changer ton regard et purifier ton cœur.»

Au risque d’achever les plus réticents, la technique dont je veux te parler fait appel à une sorte d’amour inconditionnel, cet art de vivre se caractérise par « l’Art de bénir », écrit par Pierre Pradervand dans son livre « Vivre sa spiritualité au quotidien ». « Bénir », quel drôle de mot, presque repoussant en 2022. C’est un terme poussiéreux qui pue l’encens de vieille église et ne m’inspire rien de bien folichon. Mais si on le positionne comme simple antonyme de « maudire », alors, il commence à revêtir une signification plus intéressante à mes yeux. On commence à boucler la boucle avec l’énergie de nos pensées, le réseau neuronal au centre du cœur et la puissance de la gratitude pour notre égrégore…

À des années lumières de tout le folklore religieux réservé aux prêtres, bénir revient à vouloir inconditionnellement, totalement et sans aucune réserve le bien pour chacun et pour chaque chose. C’est souhaiter avec une gratitude sincère et profonde que le meilleur se produise pour chacun, en acceptant que tout, absolument tout, ne fasse qu’un. Ce qui se résume à considérer chaque être comme une part de toi ; même le triple dosé addict au port du masque est donc ton frère. Il s’est simplement égaré sur un autre chemin par peur, ignorance, égoïsme, matérialisme ou manque d’Amour. Mais rien ne t’empêche d’invoquer le bonheur pour qu’un rayon de soleil égaye son ciel et lui montre le chemin… bien au contraire. Après tout, nous sommes tous en permanence au maximum de notre niveau de conscience, tu ne peux pas demander à un barreau de chaise de peindre un chef-d’œuvre…

Bénir, c’est envoyer de la lumière autour de soi, sur les évènements et sur les gens. C’est souhaiter tout le bien possible pour une personne ou une communauté, son épanouissement, son bonheur profond, du fond de son cœur, avec une totale sincérité. Une sincérité combinée à l’énergie du cœur, c’est tout ce que demande l’acte de bénir. C’est cette bonté illimitée et infinie que tu peux distribuer quand bon te semble s’apparente à une forme de don. C’est peut-être d’ailleurs la plus belle des formes, car elle est silencieuse, sans exigence en retour ni attente particulière. Bénir revient à envoyer de l’Amour, cette énergie qui compose absolument tout l’univers. Et c’est redoutablement efficace pour prendre soin de notre égrégore, car il est impossible de bénir et de juger en même temps. Tu peux toujours essayer, il y en a un petit paquet qui s’y sont cassé les dents avant nous, si on en croit les textes anciens.

Matthieu (encore lui !) verset 5 : 44, disait «bénissez ceux qui vous maudissent» ou encore «Traitez les autres exactement comme vous voudriez qu’ils vous traitent – c’est là l’essence de toute vraie religion» (7 : 12)

La sunna (tradition) islamique déclare que «Aucun de vous n’est un croyant s’il ne désire pas pour son frère ce qu’il désire pour lui-même.»

En ce qui concerne le brahmanisme, l’hindouisme orthodoxe, il est dit dans le Mahabharata (5, 1517) «Ceci est la somme du devoir : ne faites pas aux autres ce qui vous ferait du tort à vous».  

Dans le Talmud (Sabbat, 3 I a) du judaïsme «Ce que vous tenez pour détestable, ne le faites pas à votre voisin. C’est là toute la loi. Le reste n’est que commentaire.»

Le bouddhisme nous indique exactement la même chose «Ne fais rien aux autres qui te ferait mal à toi» (Udãnavarga, 5,18)

Même dans le taoïsme, on retrouve le conseil suivant : «Sache que ton voisin gagne ce que tu gagnes, et perd ce que tu perds» (T’ai Shang Kan-Ying P’ien)

Cette sagesse qui traverse les âges pourrait donc se résumer en un comportement : penser aux autres de la manière dont tu voudrais qu’ils pensent à toi. Je sais qu’il est difficile à première vue de taire notre rancœur de résistants en songeant à toutes les crasses balancées par les pro-ARN-messager. De notre côté de la barrière, on les appelle volontiers les vaccinés, les golems, les mougeons, les matrixés, les benêts, les zombies ou encore les collabos. Mais tu ne trouves pas qu’il serait dommage de réduire éternellement notre prochain à son statut vaccinal ? Nous avons détesté cette manière de faire de la part du gouvernement et nous la perpétuons à notre sauce finalement.

Au bout du compte, l’Art de bénir est une façon d’être qui nous ouvre la porte de l’Amour inconditionnel. Et il est peut-être bon de revoir quel est le sens profond de cet Amour, afin de mieux ouvrir sa porte. J’aime beaucoup la façon dont cette notion est décrite dans « Faucon Hurlant », lorsqu’Aigle Volant dit à son ami Patton :

«L’amour est engagement… L’amour est un engagement profond, non pas de l’esprit, mais du cœur. On ne peut aimer avec l’esprit. On aime avec son cœur, mais on ne ressent pas les choses avec son cœur. L’amour se trouve à un niveau plus profond que les sentiments. On ne peut pas toujours l’atteindre avec les sentiments. Ce phénomène a engendré beaucoup de confusion dans ton peuple. Les gens de ton peuple pensent qu’ils doivent absolument ressentir quelque chose lorsqu’ils rencontrent l’amour. Parfois c’est le cas. Parfois, non. Ton peuple ne comprend pas que l’amour est une dimension, comme le temps ou l’espace. Mais c’est ainsi. L’amour est ce qu’il est. Il sous-entend toute création. La création est issue de cette dimension. La création exprime l’amour, mais elle n’est pas en elle-même l’amour; elle est l’amour en action…»

Si toute la création est issue de la dimension « amour » et que toute chose est reliée à moi par cette énergie universelle en action, ça signifie, en prenant un méchant raccourci, qu’il y a une part de moi dans l’attitude du conducteur esseulé prenant le volant masqué en plein mois de juillet. Il y a également une part de moi dans le triple dosé obtus et convaincu. Il y a une part de moi dans chaque résistant, il y a une part de moi en toi, mais aussi dans le médecin corrompu qui vante les mérites des injections en connaissance de cause. Il y a une part de moi dans le lecteur qui rejette « l’art de bénir », la gratitude et toute mon approche. Il y a même une part de moi sous la chemise cintrée de Macron.

Est-ce que je ne me suis jamais montré borné, aveuglé, absurde, matérialiste ou cupide à aucun moment, jamais ? J’ai su évoluer, tout évolue en permanence, même notre dictateur en herbe.

Je pousse le bouchon un peu loin en disant que derrière ses mensonges, sa vision européiste mortifère et sous sa houppette ridicule, se cache une part de beauté méconnue et infinie, une bonté dont il est le premier à ignorer l’existence.

Tu veux bénir Macron dans le dernier chapitre? Tu te fous de moi?

Dans l’art de bénir, on se fiche que ce type soit l’auteur des pires décisions politiques de ces 50 dernières années, on met de côté son narcissisme puant et son dédain pour les gens du peuple. On oublie qu’il taille des pipes à la finance (et si ce n’était qu’à la finance…), il a beau tout entreprendre pour dépecer le pays de façon méthodique, on s’en remet simplement à l’univers pour le toucher par la lumière. Une lumière, une paix, une sagesse et un amour capables d’aller réveiller au fond de lui une vérité enfouie sous des tonnes d’égoïsme. Alors, on peut simplement le bénir dans sa compréhension du rôle de la France dans le monde, mais aussi dans son empathie… (Il va falloir m’aider un peu à le bénir, car là j’admets qu’on touche vraiment un cas d’école extrême.) J’aime à penser que personne n’est venu au monde 100 % « mauvais », la monstruosité n’est qu’un empilement d’échecs, d’amertume, de conclusions hâtives, de croyances stériles, mais surtout de souffrances par manque d’amour ou d’estime de soi.

D’ailleurs, c’est assez caractéristique du pervers narcissique lorsqu’on observe attentivement son profil. Faire d’autrui sa victime pour rehausser l’image déficiente qu’il a de lui-même, tel est le projet de ce personnage aux apparences trompeuses.

En effet, le pervers narcissique organise, par un travail de sape psychologique, la démolition mentale de l’autre, totalement dénué de respect pour la personne humaine qu’il est. Il emploie la dévalorisation, l’humiliation, le dénigrement, mais aussi la brimade, le discours contradictoire et paradoxal, la polémique systématique.

Le pervers narcissique n’hésite pas à recourir à l’allusion, au non-dit et sous-entendu fréquent. Il rabaisse les agissements de sa proie, nie ses accomplissements, et passe sous silence sur ses réussites. Ce genre de manipulateur s’arrange pour ne jamais être pris en flagrant délit et fait passer aussi l’autre pour coupable. Il lui fait perdre sa confiance en lui-même, en son jugement et son intuition. Harceler, c’est savoir renverser les situations, accuser sa victime de tous les torts et de tous les maux, c’est s’arranger pour jouer le beau rôle.

C’est aussi vivre avec l’arme de la mauvaise foi pour parvenir à semer le doute dans la conscience de l’autre, pour faire vaciller ses certitudes, ses convictions, sa volonté. Il s’agit avant tout de sauver les apparences, d’offrir aux yeux de tous une image de papier glacé, irréprochable.

La logique du bourreau est en réalité celle de la protection : souvent prisonnier d’une image négative de lui-même, caractérisée par un narcissisme pathologique qui compense le sentiment de détestation et le manque d’estime qu’il se voue, le pervers a besoin de dominer, cherchant confusément à exploiter inlassablement, les qualités de sa victime. Il prend chez les autres ce qu’il ne pense pas avoir développer lui-même.

Ce qui explique ce mode de fonctionnement est la peur de n’être rien, cachée derrière une enveloppe vide de sens, d’humanité et d’affects. Au fond, le pervers narcissique est victime d’un sentiment d’auto-dévalorisation dont les sources remontent à l’enfance.

Et je termine cette parenthèse en t’invitant à un peu d’empathie, en te mettant dans la peau d’un garçon de 14-15 ans couchant avec une personne de 38 ans avant d’atteindre les hautes fonctions de l’État… On dit que l’amour n’a pas d’âge, mais il y a de quoi envoyer un peu de lumière et cesser de maudire ce petit garçon qui veut jouer au grand.  

Lorsque tu croises un vacciné bien heureux de l’être, bénis-le dans son indépendance vis-à-vis du système, car il a cédé par soumission, trop dépendant de l’utérus artificiel. Si un agent de la propagande se montre agressif envers toi, il ne demande qu’à être béni dans son ignorance, dans sa confiance en lui, car il est mort de trouille d’avoir été trahi, il sait en son for intérieur qu’il a fait un mauvais choix. Intègre pleinement que sa certitude hautaine et son petit accent pointu ne sont que les échos des médias, car cette personne se sent totalement perdue. Comprends que son agressivité n’est que le miroir de sa peur panique de tout perdre ou de mourir sans avoir remboursé son crédit. Encore une fois, tu ne peux pas demander à un barreau de chaise de peindre un chef-d’œuvre, même si ce barreau de chaise fait partie de toi et vice-versa…

Si tu rencontres une personne malade, à plus forte raison suite aux injections, tu peux la bénir dans sa santé et sa clairvoyance. À chaque fois que tu bénis quelqu’un dans ce qui lui fait défaut, c’est de toi que tu prends soin, c’est le monde que tu améliores. Tu n’as rien à perdre, il suffit de laisser ton égo de côté, de placer ta fierté blessée en arrière-plan pour simplement améliorer les choses à l’aide de ton cœur.

Bénis de tout ton cœur le pantin Joe Biden incapable de faire du vélo sans les petites roulettes. Il n’est que le pion de l’État profond démocrate, cupide et opportuniste. Tu peux aussi le bénir, lui et son fils, dans sa morale, pour que la lumière aveugle le plus possible leurs tendances à aimer les petites filles. Bénis Ursula von der Leyen dans sa générosité, car elle n’agit jusqu’ici que pour ses propres intérêts, bénis-la dans son rapport à la réalité afin qu’elle soit de nouveau connectée à ce que vivent concrètement les peuples d’Europe. Bénis Klaus Schwab dans sa raison oubliée, sa folie n’en est que le revers d’une même pièce, envoie de la lumière sur son manque d’humanité, cet homme est incapable de nous respecter car il se déteste et rejette l’Humain. Bénis Bill Gates dans sa tolérance en la différence pour que ses penchants eugénistes soient bousculés. Et ainsi de suite…

J’ai parfaitement conscience que bénir des pédosatanistes qui ne nous considèrent que comme une vulgaire ressource peut s’avérer au-dessus de tes forces lors de ta première lecture. Si tu ne peux pas utiliser ton amour inconditionnel à leur égard ou que tu considères (sans doute à juste titre) que ce ne sont plus des êtres humains, sache que le contraire de cet amour n’est pas la haine, mais l’indifférence.

En revanche, tu peux dans un premier temps concentrer ton attention sur un geste plus facile et bien plus accessible : tu peux bénir les gens pour leurs qualités réelles. Par exemple, il est très agréable de bénir chaque résistant avec qui tu parles, pour son courage et son intégrité. Je bénis les lanceurs d’alertes, les gens en live qui dénoncent les scandales, je bénis les médecins qui tiennent bon, toutes les âmes qui œuvrent dans l’ombre pour que la vérité éclate. En réalité, je les saupoudre de mes meilleures intentions, d’un amour sans borne accompagné d’un zeste de profonde gratitude, comme si j’avais une espèce de baguette magique capable de leur apporter ce qu’un miracle mérite. Je ne connais pas de meilleurs moyens d’avoir l’esprit toujours clair, le cœur toujours débordant de joie, l’art de bénir rayonne sur mes pensées ainsi que sur mes émotions, autant te dire qu’à 20 h 20, je suis au taquet et j’espère que tu vas le sentir lorsque tu te connecteras à moi.

Mais le plus important, pense à te bénir du matin au soir, à envoyer de la lumière sur ta vie aussi souvent que possible, à souhaiter le meilleur pour la merveilleuse personne que tu es. Bénis-toi pour ton courage, pour ta patience, pour l’espoir qui ne t’a jamais quitté. Moi, je te bénis pour avoir eu la force de me lire jusqu’ici. Avant d’embrayer sur la toute dernière partie, je te partage une superbe pensée de Dostoïevski :

«J’ai vu la vérité,

C’est n’est pas comme si je l’avais inventée avec mon esprit,

Je l’ai vue, je l’ai vue;

Et sa vivante image a rempli mon âme,

À tout jamais…

En un jour,

Une heure,

Tout pourrait s’arranger

Immédiatement.

La principale chose est d’aimer!»

Aimer… C’est peut-être LA clé. À moins qu’il ne manque une dernière chose à connecter pour réellement changer le monde. Une dernière pièce du puzzle pour totalement transformer le monde. Certes, il y a l’étincelle de la pensée, la puissance du cœur à travers la gratitude, la visualisation créatrice et l’égrégore fécond, mais nous sommes venus au monde avec un cerveau et deux mains, c’est peut-être parce que nous devons nous en servir : il est temps d’agir. Pensée, émotion et action : voilà une trinité enfin complète.

Tu ne pensais quand même pas que j’allais tirer ma révérence sur des bisous et des mamours célestes ? C’est mal me connaître… Je ne pouvais pas te laisser sans avoir abordé concrètement comment nous sortir de ce merdier en fin de vie. Je conclus la parenthèse spirituelle, il va nous falloir maintenant combiner ce qu’on a vu à la force de nos paluches, parce qu’on va se retrousser les manches tout de suite.

Si on écoute le prophète de malheur Attali, on se rend compte que les conflits entre les grandes nations sont inévitables, celles-ci étant incapables de tenir leur rang sur les marchés, pas plus qu’elles ne seront en mesure d’organiser un véritable pouvoir mondial partagé. On voit bien que les entreprises sont de plus en plus mondiales, alors que les nations restent par essence locales, les grandes firmes ont de plus en plus le champ libre pour prendre le pouvoir. D’un autre côté, vu les mises en échec de la plupart des pays en termes de sécurité, d’emploi et de projet commun, les gens seront de moins en moins patriotes et sans doute de plus en plus nomades. Dans cette continuité, les fonctions étatiques seront alors privatisées, croquées par les géants des différentes industries et ce fonctionnement va nous conduire à un chaos, un effondrement propice à l’instauration d’un nouvel ordre mondial. Une sorte de mondialisation 2.0 probablement arbitraire pour ne pas dire totalitaire et il est hors de question qu’on laisse faire.

On le sait tout ça, Matthieu…

Après deux ou trois chapitres spirituels, je replaçais juste le contexte afin qu’on redescende, les deux pieds sur terre, dans la matière. Bien, une fois qu’on a dit ça, comment changer de paradigme ? Thomas Kuhn (1922-1996), physicien, historien et auteur de “La structure des révolutions scientifiques” nous montre peut-être la voie :

« Quand les paradigmes changent, le monde change avec eux. »

Toutes les avancées importantes sont des ruptures avec des façons de penser obsolètes, l’ancien monde se base sur le déterminisme, le séparatisme, le réductionnisme et le matérialisme. Il faut donc sortir de ce qui est déterminé, réduit, isolé et bassement matériel pour un nouveau monde qui doit être dans la complémentarité, mais aussi contextuel, conscient et connecté. On réalise alors que la mécanique du modèle mathématique animant le système actuel est incapable d’apporter des réponses à notre société qui va de crise en crise. Ce modèle est construit sur une pure logique qui ne tient pas compte de l’incroyable richesse des différentes cultures, des modes de vie et des potentiels des individus. Le système actuel ne répond pas au besoin de l’homme puisqu’il se contrefiche de savoir ce qu’est être « humain ». Dans ce foutu système, l’homme est au service de l’économie et l’économie est au service de la finance. Alors qu’il faudrait idéalement procéder à l’exact contraire : la finance serait au service de l’économie, l’économie serait au service de l’homme. Un exemple éclairant, bien qu’insuffisant à mes yeux, pourrait être celui d’un pays trop méconnu qui s’appelle le Bhoutan et qui a remplacé depuis 1972 le PIB (Produit Intérieur Brut) par le Bonheur National Brut. Cet indice repose sur quatre piliers fondamentaux :

  • un développement économique et social, durable et équitable ;
  • la préservation et la promotion des traditions culturelles bhoutanaises ;
  • la sauvegarde de l’environnement ;
  • une bonne gouvernance.

Dans une belle utopie made in France, on pourrait ajouter à notre Bonheur National Brut français le taux de sécurité, le niveau d’épanouissement personnel, l’indice d’accès à la culture, la proportion de temps pour soi, le volume de personnes aimées, le coefficient de transparence des médias et le ratio de corruption des élites.

Le hic, c’est qu’avant que nous ayons un ministère du cœur, un conseil supérieur du kif, et des chèques plaisirs, on aura le temps d’avoir vu passer 10 doses pour la grippette, 3 varioles du singe, 2 grippes de la tomate, une fistule de la fraise et au moins une sclérose de la girafe. Les idées ne manquent pas, l’envie non plus, ce qui nous manque, c’est du temps. Il faut agir et il faut agir maintenant.

Puisqu’on ne change réellement que ce que l’on remplace, on ne peut se sortir de ce cauchemar qu’en proposant une autre philosophie, une autre vision capable de remplir absolument tous les espaces de nos vies. Si possible en alliant pensées, émotions et actions, le tout sans omettre de placer l’Homme au cœur du changement.

Ce qui est dangereux et très réducteur quand on réfléchit à « comment sauver le monde » c’est de croire qu’une seule idée va modifier l’ensemble, qu’un élément unique va transformer la mécanique du système. Nous avons cette croyance qu’une cause unique va transformer toute la civilisation, mais il est possible d’avoir un regard différent et plus créatif. Par exemple, en admettant que la transformation ne va pas se faire sur une simple idée directrice, mais parce qu’un certain nombre d’étincelles s’allument en chacun de nous. Et la somme de ces étincelles va engendrer une solution émergente qui ne sera guidée par personne en particulier, mais par tout le monde en même temps. Cette nuée d’étincelles pourrait s’articuler autour d’une quête de sens, une harmonie pour le système.

On a prouvé à de multiples reprises qu’on pouvait s’organiser, notamment dans la Résistance, seulement on s’est organisé autour de mauvais objectifs. Hurler sur le gouvernement, c’est croire qu’ils sont entièrement responsables alors qu’ils ne sont que des exécutants – souvent pris à la gorge à cause de dossiers compromettants. Il est tout à fait possible de s’organiser pour atteindre le nouveau monde et pour y parvenir je vais utiliser une simple image.

Imagine-toi à côté de moi, tous les deux entourés de résistants sur une terre aride, craquelée et même brûlée. Sur ce territoire qui ressemble à l’enfer, on a des troncs d’arbres calcinés, des gosses qui pleurent, des vieux qui crèvent la dalle sous un ciel écarlate qui s’assombrit. Il n’y a plus rien qui pousse, c’est le chaos et le seul truc qui tient debout c’est un panneau « La vie d’avant ». Pour parachever le tout, le sol se fissure et la surface de notre terrain diminue à vue d’œil. Dans cet enfer en lieu et place d’une rivière à l’eau claire, il y a une sorte de magma noir dégueulasse, un mélange opaque de peur et de graphène, c’est raccord avec le contexte. Mais si tu regardes en face, sur l’autre berge, au loin, il y a une vallée verdoyante, des arbres d’un vert à couper le souffle et gorgés de fruits, on aperçoit des parterres de fleurs sous un ciel azur et même un gros panneau en bois où tu peux lire « Le monde d’après ».

Pour aller de l’autre côté avant que tout ne s’effondre, la seule manière de procéder c’est de construire, là, tout de suite, un immense pont entre la vie d’avant et le monde d’après. On n’a pas besoin du gouvernement pour apporter les roches à jeter dans la rivière de trouille et de graphène. On n’a pas besoin de supplier une entreprise qui nous coulerait ce pont en 2 heures pour un coût exorbitant que nous ne pourrons pas assumer. Et puis parce qu’elle installerait un péage à chaque extrémité et nous le vendrait au bout du compte 50 fois le prix de la construction. D’ailleurs on n’a même plus besoin d’argent, on vient de voir avec cette crise que les milliards tombent du ciel en fonction de la cause. Dans le monde d’avant, on peut déverser des tonnes de pognon pour des bataillons ukronazis, mais pas un seul euro pour les services publics qui s’écroulent, le fric n’a donc plus aucune valeur. Alors on va construire pierre après pierre ce putain de pont, quitte à le finir avec du bois, de la paille, de la sueur et du sang, mais on va le sortir de terre. Il ne sera pas parfait au début, mais on pourra tous l’emprunter.  

Ce pont est une double image, à la fois une passerelle entre deux époques, mais aussi un projet commun capable de remettre du sens dans nos vies. L’homme a besoin de sens dans son existence, et depuis que nous sommes sur Terre, nous n’avons pas cessé de chercher à améliorer ce qui existe. Or, nous avons délégué cette tâche à nos gouvernements, au secteur privé également, et notre quête de sens se retrouve ensevelie sous une tonne de dépendance qui nous fait perdre notre créativité. Par chance, c’est le propre de la créativité de naître de la contrainte, les plus belles inventions répondent toutes à des besoins universels.

De quoi avons-nous besoin pour construire ce pont?

Cette créativité, je t’invite à aller la chercher en te projetant dans une nouvelle image : imagine que tu as gagné au loto, mieux à l’EuroMillion. Le gain le plus élevé, plusieurs centaines de millions, le méga-jackpot. Une fois que tu as mis tes proches à l’abri, que tu as acheté une villa ici, une autre par-là, que tu as fait ton tour du monde, que tu as passé des heures incalculables sur ton yacht, que tu as pris ton pied dans toutes les suites de tous les hôtels les plus luxueux et que tu te lasses des voitures de sport qui dorment dans ton garage… lorsque viendra l’ennui dans ton jet privé malgré ce que te rapporte tout ton blé placé, qu’est-ce que tu aimerais faire de tes journées ?

Je veux dire, une fois que, pété de tunes, tu seras blasé de boire tes cocktails dans ta piscine à débordement, que tu auras tout goûté dans les meilleurs restaurants, tout vu, tout testé… qu’est-ce qui ferait que tu te lèves encore tous les matins avec l’envie de croquer la nouvelle journée qui s’annonce ?

Pour répondre à cette question, je te demande d’interroger ton cœur, comme dans les chapitres précédents. En ce qui me concerne, je croyais bêtement que mon inconscient allait me murmurer « écrire des livres » ou « peindre ». Mais j’en suis le premier surpris, la réponse soufflée par mon cœur serait de créer une école pour réveiller le potentiel de chaque gamin, pour que chaque enfant arrive dans sa vie d’adulte avec une approche totalement différente et des capacités démultipliées.

Maintenant, on va se plonger dans un tout autre scénario, imaginons que tu sois au lendemain du jour le plus sombre de l’histoire moderne : l’effondrement est arrivé, il n’y a plus rien, plus de cash, plus de bouffe, plus d’internet et peut-être même un nuage radioactif en provenance de l’Est. Qu’est-ce que tu ferais ?

Le temps que tu réfléchisses, laisse-moi te dire que dans le premier cas, celui des millions gagnés au loto, la réponse est sans doute ce qui t’anime, ce qui touche ton âme, probablement tes passions ou ce pour quoi tu es naturellement doué. C’est en réalité, la dernière pierre du pont, celle que tu poseras sur l’autre rive pour consolider la traversée. Dans le second cas, l’espèce d’apocalypse, il s’agit de ce que tu dois faire dès maintenant pour sortir de cette crise. C’est la première pierre pour construire notre pont et quitter l’enfer aride. Et la construction de tout le reste du pont est sans doute un mélange de ces deux matériaux tout au long des travaux.

En tout état de cause, il s’agit d’agir maintenant, et au risque de me montrer expéditif, cesser de tergiverser pour se prendre en main en se bougeant le cul tout de suite. Mais pour que le pont tienne, il faut rompre avec les schémas obsolètes et cesser d’agir dans notre petit intérêt. Le ciment de ce pont entre l’Enfer et notre futur, c’est ni plus ni moins ta manière de faire : désintéressée, dans l’optique d’un bien commun, avec de l’amour. C’est l’égoïsme qui nous a plongé dans ce merdier, j’ai du mal à trouver un meilleur résumé.

Jusqu’à présent, nos bonnes actions dissimulent, d’une manière ou d’une autre, une certaine manipulation. Dans le pire des cas, nos interactions sociales nourrissent nos intérêts personnels, dans le meilleur des cas, on agit bien afin d’obtenir une belle émotion en retour. Si on veut que nos blocs de pierres tiennent solidement, on va devoir appliquer à la truelle des services totalement désintéressés et consolider notre architecture avec beaucoup d’amour. En résumé, nous entrons dans une période où n’avons plus à attendre quoi que ce soit de qui que ce soit parce que nous agissons la main sur le cœur, totalement libres et déterminés.

Les Indiens appellent cette philosophie le Seva-Yoga, de l’amour sans aucune attente en retour. Il suffit de simplement se demander « comment je peux aider ? » en toute bienveillance, juste parce que je sais que cette façon de procéder va fortifier le pont qu’on rêve tous de construire. En clair, aider les autres revient à accélérer le chantier, et même si tu n’obtiens rien en retour, le pont continue d’être bâti par ta simple bonté.

Ce pont est donc un mélange d’actions visant à se reprendre en main pour devenir indépendants vis-à-vis du gouvernement, mais aussi de services guidés uniquement par le cœur, parce que tout le reste a échoué jusqu’ici.  

Si tu n’as pas d’indépendance alimentaire, trouve-la immédiatement, que ce soit en cultivant toi-même ou en commençant à nourrir des relations sincères et saines avec un producteur du coin. Quoi qu’il advienne, fais-le en pensant à tous les gens que tu peux nourrir en fonction des options qui se présentent à toi. Documente-toi sur les graines germées, sur tout ce que tu peux faire pousser à ton niveau, là, tout de suite, pour ta famille mais aussi pour tes voisins et j’irais même jusqu’à dire pour tes ennemis. Mieux, regroupe-toi avec d’autres personnes pour « coopérer » et sécuriser ta source de nourriture, tu peux poster une demande dans la rubrique entraide de la pelotedelaine.com. Fais-le avec la gratitude, en t’appuyant sur la visualisation, remercie-toi de trouver une solution, sois reconnaissant pour ceux qui vont t’aider et travaille ton image mentale afin de parvenir au résultat souhaité en incluant toute la bouffe que tu vas pouvoir donner à ceux qui en ont besoin sur ton chemin. Tu peux commencer sans attendre, on peut tous le faire et on devrait tous s’y atteler dès maintenant.

Si tu n’as pas de source d’énergie autonome, cherche dès maintenant une source alternative, des solutions nomades et amovibles pour parer au plus pressé. À défaut, investis dans des plaids, des vêtements thermiques, de quoi encaisser l’hiver. Dans un cas comme dans l’autre, partage tes découvertes, monte (ou rejoins) un collectif qui organise des collectes et distribue des vêtements chauds à ceux qui en ont besoin. Tu pourrais même avoir envie de descendre vers le sud où les hivers sont moins rudes, personnellement, j’essaierais de suivre le soleil si je n’avais pas de quoi me chauffer, pourquoi ne pas se regrouper avec d’autres en leur demandant par quel moyen tu pourrais apporter ton aide à ce projet. Dans tous les cas, utilise ton intelligence du cœur, prends le temps de t’estimer chanceux et visualise la solution qui englobe un maximum de monde. L’indépendance énergétique, c’est clairement la deuxième marche de ta liberté.

Si tu as peur pour tes proches, retrouve-les, resserre les liens sans attendre, sécurise ta bulle et celle des gens que tu fréquentes, il est temps de les aimer ouvertement, d’envoyer valser les vieux modèles et de les aider autant que possible. Ce n’est pas à faire demain ou quand les circonstances seront meilleures, c’est tout de suite qu’il faut t’en occuper. Si l’argent n’existe plus, si on te prive de tout, que ferais-tu pour aider les autres ? Mieux, qu’aimerais-tu qu’on t’apporte comme aide ? Les réponses sont les prochaines pierres qui vont former le pont. Ce pourrait-être prendre soin des autres, l’éveil des enfants ou l’accompagnement des plus vulnérables. Enfin, une fois que ces besoins-là sont comblés, que faudrait-il pour que tu te sentes utile, épanoui ? Ce pourrait être veiller à la vérité en permanence, à l’équilibre du groupe, à l’harmonie avant de goûter à ce que tu avais prévu de faire après ta vie de multimillionnaire blasé de tout. En somme, ton autonomie est une des clés de notre liberté.

Tout ceci, je te l’expose à une échelle individuelle, mais c’est exactement ce que nous devons accomplir au niveau collectif pour devenir ingouvernables. Tu te souviens du fameux triangle « Problème – Réaction – Solution » exposé dans le prologue ? En devenant ingouvernables et indépendants, nous posons un sérieux problème au système qui n’aura plus d’emprise sur nos vies. Un problème qui impliquera une réaction de la part de nos adversaires, frustrés de ne plus pouvoir avoir la mainmise sur les bâtisseurs du pont. À nous de les laisser réagir jusqu’à ce que la seule solution possible pour nos gouvernants soit de fortifier notre pont en participant à sa réalisation ou, à défaut, de jeter l’éponge et de nous laisser œuvrer.

Pour y parvenir, nous devons nous prendre en main tout de suite, individuellement et collectivement. Mais nous devons toujours garder en tête que nous appartenons à un grand tout, donc en tendant la main aux autres, on s’aide soi-même. Afin de baliser la construction du pont, il suffit dans un premier temps de jeter un œil à la pyramide de Maslow et d’y répondre de manière créative, altruiste et humaine afin de ne plus avoir besoin de maître. C’est la base de la base, car nous avons confié il y a longtemps le traitement de l’ensemble de nos besoins à l’utérus artificiel qu’on dénomme système et cet utérus peut (va) nous claquer entre les doigts. Loin d’avoir une vérité absolue, le fond étant plus important que la forme, je veux dire par là que d’y cogiter toi-même semble plus fécond que de juste valider ce que je m’apprête à écrire, je vais tout de même me prêter à l’exercice à chaud. Mais je t’invite bien sûr à y réfléchir et, si tu as un beau projet, n’hésite pas à m’écrire ! Garde un œil critique ainsi que l’esprit ouvert et inversement, car je peux aussi dire quelques conneries sur ma lancée…

Comment assurer notre indépendance en besoins physiologiques?  

Il suffit de plancher dès maintenant sur notre indépendance alimentaire, c’est vraiment la clé. Sur un plan individuel, j’en ai parlé plus haut, mais je t’invite à pousser au bout ton indépendance : fabrique ton savon, ton liquide lave-vaisselle, ta lessive et n’hésite pas à l’offrir autour de toi. D’un point de vue collectif, il est tout à fait possible que de généreux lecteurs prêtent leurs locaux pour de la culture hydroponique ou leurs terrains pour de la permaculture en échange de nourriture abondante. Il est tout à fait possible que des miracles veillent à l’arrosage et la récolte et il est tout à fait possible que d’autres assurent la préparation de bocaux et la distribution des paniers de bouffe. Il nous faut simplement nous concerter pour aider un maximum afin de nous aider nous-même. D’ailleurs, il existe déjà des dizaines d’initiatives alimentaires, Cagette.net n’est qu’un exemple parmi tant d’autres.

Concernant notre besoin en eau, il n’est pas complètement fou de filtrer l’eau de pluie pour l’usage quotidien et même pour la boire. Pour les WC, la bonne vieille technique des toilettes sèches nous permettrait de nous affranchir du réseau et de fertiliser nos cultures afin de boucler la boucle. Reste à nous réunir pour y réfléchir à grande échelle.

Pour l’homéostasie, c’est-à-dire le maintien de la température de ton lieu de vie, plusieurs solutions sont possibles. Outre le bois si tu es en dehors des villes, les systèmes solaires nomades de types EcoFlow peuvent apporter une solution immédiate et vite rentabilisée si les prix de l’électricité explosent tous les records. Une alternative française se trouve sur Solaris-Store.com, tu trouveras même un simulateur pour dimensionner ton besoin en énergie.

Investir ou chiner pour t’habiller chaudement est une évidence, mais il te faut le faire avant que la spéculation embrase les prix. Il existe également des pistes créatives intéressantes comme le vélo-dynamo mis au point en Inde par Manoj Bharvaga. En deux heures de pédalage sur ce vélo de type groupe électrogène, tu peux alimenter ton domicile pendant 24 h. Là encore, nous pourrions tout à fait imaginer un réseau d’entraide et de cohabitations pour gérer les lieux collectifs à chauffer en se passant du système. Il doit bien y avoir un moyen de regrouper tous les chercheurs astucieux, les bricoleurs ingénieux capables de nous concocter une solution alternative à défaut d’exploiter enfin l’énergie libre.

Enfin, pour ce qui est du sommeil et du sexe, je pense que chacun saura se débrouiller tout seul comme un grand.

Comment assurer notre indépendance en besoins de sécurité

Sur cette pyramide, la sécurité du corps et de la famille induit l’intégrité physique et donc une approche de la sécurité primaire. À titre individuel, tu peux répondre à ce besoin en t’équipant d’accessoires capable d’assurer ta propre défense et celle de tes proches, inutile de t’en dresser la liste ici. Même si j’ai très envie de voir émerger un monde où tout le monde s’entraide, cette utopie va se heurter dans un premier temps à tous ceux qui sont férocement attachés au monde d’avant. Sur un plan collectif, la première idée qui me vient est le maillage d’un réseau d’inter surveillance entre voisins du type « voisins vigilants », quitte à ce que nos détracteurs appellent cette manière de fonctionner une milice de quartier… En tout cas, c’est peut-être le moment de réfléchir à ce que nous ferions si l’un d’entre nous est attaqué, menacé ou cambriolé.

Il peut être important de sécuriser notre accès à la santé. Je pense ici à trouver le plus rapidement possible un réseau de médecins Résistants en les invitant à rejoindre l’aventure, il existe ici et là des listings de médecins engagés, je pense par exemple aux primo-signataires du manifeste « Laissons les médecins prescrire ». Mais si on est honnête, lorsque tu as besoin d’un médecin, c’est que tu es déjà malade : pour sécuriser ta santé et celle des gens qui gravitent autour de toi sur le long terme, il faut donc en prendre soin à la base. Ce qui revient à considérer ton corps comme une fabuleuse machine, bien que délicate ou comme un temple à respecter.

Parlons du job à présent. Très instinctivement, j’ai envie de te répondre que pour sécuriser ton emploi, tu ne dois dépendre de presque personne et favoriser le cash. Sur cet aspect des besoins de Maslow, il y a deux phases distinctes : l’une tant que le système fonctionne, l’autre lorsque le système disjoncte.

Dans un premier temps, tu as surtout besoin de te libérer de ton patron sous peine d’être tributaire de l’activité de l’entreprise et des aléas du business. Je t’en avais parlé au début de la pelote, être indépendant, mener ta barque va te permettre de t’écarter du système, même s’il cherche à te biberonner à coup de chômage partiel et d’aides diverses. Mais il te faut des clients, c’est là que nous devons tous ensemble tisser un réseau de petites entreprises, d’artisans, de commerçants et de libéraux afin que la Résistance puisse t’apporter une activité, une clientèle et des partenaires, par exemple en constituant cette communauté sur lapelotedelaine.com. Charge à toi de fournir des produits ou services utiles dans « la construction du pont », je parle d’une activité qui te remplirait de gratitude et offrirait aux Résistants une opportunité d’être reconnaissants. On peut même aller plus loin, quitte à frôler l’utopie. Ta place, tout comme la mienne, est peut-être dans un écosystème bénévole ou alternatif, quelque chose décorrélé de l’argent, simplement dans l’aide apportée pour que ce nouveau monde émerge.

Concernant le besoin de sécurité de la propriété, je pense à ce stade que ce volet risque d’être malmené durant un petit moment et que le gouvernement fera tout pour nous contrarier à l’échelle collective car c’est un puissant levier pour nous tenir en laisse. Cependant, il existe déjà des projets d’écovillages et d’habitats participatifs qui pourraient pallier ce besoin et nous montrer l’exemple au moment opportun, rendez-vous sur la section « initiative » de l’annuaire résistant. En tout état de cause, tu pourrais caresser l’envie de devenir nomade en fonction de la tournure que prennent les choses dans les mois et années à venir. Dans cette optique, se réunir, se regrouper et agir de concert est encore une clé capitale.

Pour « sécuriser la moralité », je crois sincèrement que les résistants sont globalement sur la même longueur d’onde en termes de valeurs morales. Bien sûr, il existe des divergences sur des points de vue politiques ou philosophiques qui apportent un joli relief, mais nous pourrions justement en profiter pour établir une charte ou une feuille de route qui permettrait de structurer pleinement les principes généraux de la Résistance. Cette charte pourrait d’ailleurs être soumise à toutes nouvelles entreprises souhaitant commercer avec la Résistance ainsi qu’à tout nouvel élément souhaitant « construire le pont » avec nous.

Comment assurer en toute indépendance nos besoins en amour et appartenance ? 

Les chapitres sur la gratitude et l’art de bénir sont de belles petites graines pour cet étage de la pyramide des besoins, la pelotedelaine.com vise également à répondre en partie à ce besoin en tissant du lien, notamment via la messagerie privée du mur des résistants. Mais qu’est-ce qui nous empêche de créer un véritable réseau social qui irait un peu plus loin que mon site ? Absolument rien. Pourquoi ne pas financer une plateforme de rencontres gratuites entre Résistants, à la fois modérée et administrée ? Je n’en ai pas le temps pour l’instant, mais je suis certain qu’un lecteur compétent pourrait tout aussi bien coder ces projets ou même lancer un dossier de financement participatif. Je vais même plus loin, un réseau social est secondaire, il est tout à fait possible d’organiser des rencontres amicales (ou pas) entre Résistants dès maintenant, dans la vraie vie. Je suis totalement pour une raclette contestataire, une fondue de la rébellion ou un barbecue-retrouvailles.

Outre le lien social, on peut aller plus loin encore. Nos adversaires multiplient les sommets, les congrès, les grenelles, les états généraux, pourquoi ne pas mettre sur pied des tables rondes stratégiques de la Résistance puis des réunions locales afin d’avancer main dans la main ?

Concernant le besoin d’identification, les petits bracelets, le porte-clés et le logo de la pelote de laine peuvent y répondre. C’est à nous de faire vivre cette identité de groupe comme si nous étions une grande famille et de défendre nos couleurs en étant fiers d’assumer l’alternance que nous allons incarner.

Comment assurer en toute indépendance notre besoin d’estime

Cette tranche de la pyramide aborde la confiance, le respect de soi et des autres. D’une certaine manière, c’est une façon de se demander quelle est notre place et comment exister tous ensemble en harmonie. Dans un premier temps, tu pourrais participer activement à modérer ou alimenter l’annuaire de la résistance, je t’assure qu’on se sent utile, même avec un clic. Mais au-delà de ça, il y a longtemps, j’ai eu l’idée d’une application mobile qui peut largement se traduire dans la vraie vie avec un concept simple :

Imaginons que nous, les résistants, portions tous un collier, un collier de perles, des petites perles qu’on appellerait Karma (c’est pour l’exemple). Ces perles de Karma ont un fonctionnement exactement opposé à l’argent :

  • Tout le monde dispose de la même quantité dès le départ.
  • Tout le monde sait combien de Karma tu portes autour du cou.
  • La transaction est totalement le « contraire » d’un paiement.

C’est lorsque tu rends service ou quand tu cèdes un produit que tu donnes une bille de Karma à la personne aidée. Et non lorsque tu souhaites bénéficier d’un produit ou d’un service. Les perles de karmas sont donc le strict opposé du dollar, de l’euro ou de n’importe quelle monnaie, accumuler devient un non-sens puisque la priorité devient le don, l’altruisme, le service rendu aux autres. Ainsi, quelqu’un ayant un collier fortement garni est un résistant ayant reçu de l’aide mais qui a encore besoin de soutien à de nombreux niveaux. Cette personne nécessite toute notre attention et notre bienveillance. Au contraire, quelqu’un ayant un collier presque nu a beaucoup aidé, littéralement, il a beaucoup donné, ce qui ne l’empêche pas de réclamer de l’aide en cas de besoin. Je ne sais pas si j’aurais le temps un jour de mettre au point cette application, ni si cette économie du karma sera une réalité un jour, mais il est tout à fait possible de fonctionner ainsi mentalement dans un premier temps, en attendant qu’un développeur passionné m’aide à concrétiser ce projet.

Comment assurer en toute indépendance notre besoin d’accomplissement de soi

On aborde là l’épanouissement et l’amélioration personnels, le haut de la pyramide des besoins. Un besoin qui pourrait être comblé en œuvrant pour la vérité et en incarnant le rôle de « netizens ». En Corée du Sud, les citoyens sont devenus par la force des choses des justiciers du net : ils traquent la moindre malversation, pistent les politiques et ne laissent aucun répit à la caste dirigeante. Mais tu pourrais tout aussi bien créer pour la Résistance, peindre ou composer de la musique, enseigner les arts, étudier ou transmettre la spiritualité, mais surtout… tu pourrais enfin pratiquer ta passion, parce que tu viens de mettre un pied de l’autre côté de la rivière noire… Tu es déjà sur l’autre rive grâce à notre pont.   

Il nous reste alors en parallèle à toucher le cœur de chaque fonctionnaire, pourquoi pas téléphone en main et en public, histoire de leur demander droit dans les yeux s’ils défendent les intérêts du système ou ceux du peuple. Chaque acteur de la propagande ayant des enfants ne peut pas offrir un monde si sombre aux générations futures, c’est inconcevable. Faisons-leur carrément signer la charte évoquée un peu plus haut ! Car lorsque nous aurons des policiers convaincus d’agir dans l’intérêt de l’humain et non de Darmanin, quand nous aurons des juges assoiffés de vérité et prêts à l’assumer, le jour où nous aurons des parlementaires indépendants de notre côté… Le monde paralysé pourra se craqueler et imploser avant de mieux renaître.

Bien sûr, ce pont n’est qu’une étape qu’il faudrait adosser à un vrai programme politique trempé d’humanisme, de spiritualité, de gratitude et d’amour inconditionnel. Il nous faut un système ouvert où chaque domaine se veut multidisciplinaire, où chaque pas en avant est effectué vers ce que l’humanité a de meilleur. Mais à ce stade de la pelote bleue en dénouant sous mes yeux le tout dernier nœud, tu comprends très facilement que mettre l’homme au centre d’un tel projet ouvre la voie à une autre manière de gérer la collectivité. Il suffit de se demander comment nous pourrions rendre nos frères et nos sœurs plus épanouis tout en préservant l’autonomie de chacun ? Comment nous pourrions aider à faire éclore le plein potentiel de nos enfants, que ce soit dans leur confiance en eux, leur créativité, leur propre connexion à l’intuition ? Comment prendre soin de nos anciens en favorisant chez eux un sentiment d’utilité, une sagesse inestimable qui gomme la dépendance ? On pourrait se demander quel but, quel projet de société poursuivre et tendre vers une réponse simple :

Apprendre à « être », désapprendre à « avoir » tout en nourrissant l’ultime besoin de chaque être humain. À savoir, aimer profondément et être aimé tout autant, loin de toute forme d’égoïsme.

Lorsqu’on fera enfin de la politique au service des Hommes en se basant sur la gratitude et l’amour inconditionnel, on tendra alors vers plus de vérité, de justice et de paix. Lorsqu’on aura tué l’égoïsme sur l’autel de l’humanité, le monde d’après aura poussé son dernier soupir. Sur ce dernier conseil, je crois que la lumière rayonne fort sur ta table basse, il ne reste que quelques serpentins de laine déroulés qui témoignent d’un joli parcours entamé depuis le prologue.

J’ai conscience de t’avoir entraîné par la main sur des chemins escarpés et parfois tortueux, mais j’espère que ma vision des choses t’apportera une bouffée d’air frais, une confiance en l’avenir et la certitude que la Résistance l’emporte déjà sur la cabale. Toujours entre action, vérité et altruisme, profite de la fin de ce mauvais film dont les acteurs seront confondus un à un et neutralisés. C’est avec un petit pincement au cœur que je dois quitter ton salon, mais rien n’est jamais fini, On se retrouve de cœur à cœur, d’âme à âme, tous les soirs lors du 20:20 pour changer le monde depuis ton canapé… En attendant de nous retrouver un beau jour sur une avenue noire de monde, quand la Résistance aura triomphé, je te laisse sur ces derniers mots prononcés en Italie par un fameux Prix Nobel, le Pr Luc Montagnier :

«Je le répète : ce sont les non-vaccinés qui peuvent sauver l’humanité.»

Avec toute ma gratitude, Matthieu.

Remerciements

A l’idée que tu aies la patience de lire ces quelques lignes, je déborde d’une immense gratitude, comme tu peux t’en douter à présent. Merci d’avoir pris le temps de me lire, merci de m’avoir accordé ta confiance et merci d’avoir eu la curiosité d’aller jusqu’au bout malgré une démarche qui sort complètement de ce qu’on peut attendre d’un tel livre. J’espère que la lecture de cette Pelote bleue aura bouleversé – au moins un petit peu – la perception de ce monde en pleine transformation. Pour ma part, l’écriture de cet opus entre actions concrètes et cheminement spirituel m’a permis d’aller au fond des choses et de me reconnecter à cette lueur qui m’anime depuis toujours.

J’ai mis du temps avant de comprendre que les épreuves sont de superbes opportunités, des années avant de réaliser que les coups durs n’étaient que des occasions de nous améliorer et il me faudra le reste de mes jours pour saisir pleinement qu’il n’y a que l’amour en toute circonstance qui peut étouffer ce foutu égoïsme dont nous sommes esclaves.

Je te souhaite de vivre libre dès maintenant dans la peau de la personne la plus heureuse, la plus juste et la plus consciente possible. Je nous souhaite à tous d’incarner les célèbres paroles de Marc Aurèle :

« Que la force me soit donnée de supporter ce qui ne peut être changé ; et le courage de changer ce qui peut l’être ; mais aussi la sagesse de distinguer l’un de l’autre. »

Tu sais que je déteste les adieux, il est probable que cette Pelote m’entraîne vers d’autres aventures entre développement personnel, quête de vérité et de sens, mais aussi dans le combat nécessaire que représente la Résistance. J’ignore si mon chemin sera encore littéraire, audiovisuel ou s’il me guidera vers des engagements politiques ou tout simplement humains. Tout ce que je sais, c’est que je n’arrêterai pas tant que tes enfants et les miens n’auront pas un futur plus radieux, plus harmonieux.  Je serai debout à tes côtés jusqu’à ce que la vérité rayonne.

En attendant, je t’invite à rejoindre les lecteurs devenus des résistants sur mon canal Telegram https://t.me/matthieu_biasotto, mais aussi à discuter avec la communauté sur le groupe Télégram « La Pelote de Laine ». Je t’invite une nouvelle fois à réfléchir avec moi sur le groupe https://t.me/+CEgJ6Lvumh9kMTY0. Enfin tu peux soutenir mon travail en m’offrant un bout de laine, un peu de karma et beaucoup de réconfort sur ma boutique : https://matthieubiasotto.com/produit/soutenir-mon-travail/ ou avec le formulaire ci-dessous.

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A propos de l'auteur

Matthieu Biasotto

Auteur indépendant toulousain, rêveur compulsif et accro au café. J'écris du thriller, du suspense avec une touche existentielle.

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