La Pelote bleue – Chapitre 3

L

Il n’y a que deux puissances dans le monde, le sabre et l’esprit… À la longue, le sabre est toujours battu par l’esprit.

André Castelot

À ce stade de la pelote, c’est à toi de tirer sur le fil de laine au rythme qui te conviendra, comme il te revient de digérer, recouper, vérifier et librement interpréter ce que je vais te murmurer. Car en ce qui concerne les sujets qu’on va aborder, je ne suis qu’un apprenti, je suis loin d’avoir la liste exhaustive de toutes les solutions et je rêve en secret qu’un cerveau bien plus brillant se penche sur la question pour publier un livre dont je dévorerais chaque page, au point de les apprendre par cœur.

Mais puisque cette bible d’un nouveau genre n’existe pas encore, puisque je suis dans ton salon et puisque tu démêles cette boule bleue depuis ton canapé, je vais te partager mes modestes découvertes le long d’un chapitre qui nécessite d’être concentré. En effet, ce chapitre aborde plusieurs notions dans des domaines parfois éloignés, offrant un mélange qui peut sembler déroutant bien qu’essentiel à la suite de notre détricotage en règle. Il s’agit de pistes et réflexions que tu prendras soin de t’approprier, d’approfondir ou au contraire, de rejeter. On respire un grand coup, on est lancé…

Tu vois, en observant toutes les cartes posées sur la table, il est clairement ressorti que la guerre qui nous était menée affectait tous les domaines de notre vie. De la pénurie qui risque de vider ton frigo, à celle qui peut mettre à mal ton chauffe-eau en passant par les chaînes TV, la banque, les virus, le carburant, les obus, les semi-conducteurs… tout est régenté par nos bourreaux dans une société de matière. Une arène matérielle et psychologique totalement maîtrisée dont les 1 % des 1 % détiennent chaque grain de sable, ils en ont même écrit chaque ligne des règles du jeu.

Pour comprendre comment nous en sommes arrivés à être plongés dans ce cauchemar où nous sommes les éternels perdants, il me faut t’embarquer dans une étape préliminaire un brin étrange, une prise de conscience nécessaire, si on veut renverser la table pour de bon.

Pendant que tu tires encore quelques centimètres de laine, je t’invite à quitter le présent pour regarder un peu en arrière et tenter de trouver les origines du cauchemar dans lequel on est plongé. Le 4 avril 1916, il y a un peu plus d’un siècle, le polygraphe et occultiste Rudolf Steiner écrivait déjà ceci :

«Il ne faudra pas attendre longtemps après l’an 2000 pour que le monde ait à vivre des choses étranges. La plus grande partie de l’humanité sera sous l’influence de l’Ouest. On verra apparaître, venant d’Amérique, une sorte d’interdiction de penser, non pas directe mais indirecte, une loi qui aura pour but de réprimer toute pensée individuelle. On assistera à une nouvelle forme d’oppression généralisée de la pensée.»

Intéressant personnage que ce Rudolf Steiner, d’abord attiré par la théosophie puis fondateur de l’anthroposophie (la connaissance de l’être humain), il a réalisé plus de 6000 conférences au cours de sa carrière. Et, le moins qu’on puisse dire, c’est que sa vision du monde à l’époque dessinait déjà les contours de notre société actuelle.

L’Europe au-dessus des nations et à la solde des USA en est un exemple criant, les provocations de l’OTAN à l’origine du conflit russe et la position des États-Unis également. Est-il utile d’insister sur les chaînes infos bienpensantes, le wokisme, la sexualisation des enfants et la cancel culture pour illustrer ses propos ? Par petites touches, dans tous les domaines, nous arrivons progressivement et inexorablement à une pensée unique à la fois lissée et aseptisée, murmurée par l’Oncle Sam. Une pensée semblable à une sorte de propagande instrumentalisée sur tous les fronts, diffusée par les médias et les réseaux sociaux, pas vrai ? Mais laisse-moi te partager d’autres courts extraits tirés de la prophétie et des conférences de Steiner, ils sont éclairants :

«En fait, rien ne reste tout à fait vide. Et dès lors que l’âme de l’homme se retire de plus en plus de son corps, celui-ci est de plus en plus exposé au danger d’être habité par autre chose.»

«Dans l’avenir, nous éliminerons l’âme avec la médecine grâce à des vaccins qui supprimeront la conscience spirituelle».

Il est stupéfiant de constater qu’en 1917, cet homme discernait d’ores et déjà les prémices du transhumanisme actuel et des injections géniques ayant inondé la planète cent ans plus tard. Et à cette époque, il n’y avait pas d’Intelligence Artificielle pour lui souffler que tout ça allait nous péter à la figure. Si j’ai choisi de te partager ces déclarations extrêmement troublantes avec un siècle d’avance, c’est parce que Rudolf Steiner avait une conscience aigüe des avancées technologiques (révolution industrielle), des enjeux politiques mondiaux (campagne de 1917) et de la graine idéologique prenant naissance à son époque (nazisme et eugénisme) derrière le prétexte de la crise et du chômage.

Témoin lucide d’un monde accouchant de l’ère matérialiste qui nous menace à présent, Steiner avait cerné l’avènement de la technologie faisant de l’homme une créature docile du consumérisme. Si ce mec a su voir le scénario qui nous attend, c’est peut-être parce que rien n’apparait de nulle part et que les tendances de l’époque purement matérialistes dans l’industrie, la médecine, la chimie et la communication étaient déjà à l’œuvre de son vivant.

Tu le sais sans doute, sous le IIIe Reich, la science allemande pesait dans le monde, même si celle-ci souffrait de l’épuration ethnique (de nombreux brillants cerveaux étant juifs…), toute la sphère chimique et physique se consacrait à des projets militaires, notamment des recherches sur l’énergie atomique. Mais les forces vives du pays étaient également dédiées à la biologie, la génétique et l’anthropologie pour se focaliser sur les cinq secteurs suivants : eugénisme, métissage racial, nordicisme, antisémitisme et primat de la race.

Finalement, les avancées scientifiques et médicales dans les pires heures de l’Histoire ont fait un magistral bond en avant, entre les fusées à longue portée, les progrès dans le domaine obstétrique, celui des rayons X, des virus, des hormones sexuelles et de la génétique. Des progrès notables et très appréciés d’un point de vue américain. L’opération Paperclip de l’armée US en témoigne, les scientifiques du régime nazi ont continué d’œuvrer à la tête de grandes organisations aux États-Unis avec la complicité du gouvernement états-unien. Au bout du compte, ce que Rudolf Steiner pressentait probablement, c’est que la science sous l’ère d’Hitler allait perdurer, laissant des traces capables de dessiner les contours de la technologie d’aujourd’hui. Si j’emploie un grossier raccourci, tout ce qui nous arrive à l’heure actuelle n’est donc que le fruit d’étapes ponctuant les décennies qui séparent sa prophétie et notre monde en déclin.

D’ailleurs, si tu te retournes sur la crise du Covid et la pelote rouge fraichement déroulée, si tu survoles la plandémie pour regarder un tout petit peu plus loin en arrière, tu te rends compte que c’est une succession d’évènements sur lesquels nous n’avons pas donné prise qui a permis à cette mascarade grotesque de voir le jour. Les investissements massifs de la Fondation Bill & Melinda Gates pour corrompre l’OMS et les plus grands médias ne sont qu’un exemple parmi tant d’autres. À quel moment cette pluie de millions de dollars nous a réellement alertés ? Visiblement, bien trop tard…

Mais je veux aussi parler de petites choses que nous avons « cautionnées » par indifférence ou ignorance dans différents secteurs et à différentes échelles. Des choses qui, une fois alignées, permettent à « l’évolution » de prendre la direction que l’on connaît.

À titre personnel, je pense notamment à tout ce temps où la politique ne m’a jamais intéressé, où je me contentais de ce que m’annonçait le journal TV. Je pense à toutes ces années où j’ai consommé sans me poser de questions, sans réellement vouloir connaître les tenants ou les aboutissants, en me laissant porter par l’air du temps et l’appel du pognon pour survivre. J’ai grandi dans le siècle de l’image, dans la distraction permanente, où chaque « nouveauté » était vendue comme quelque chose surpassant ce qui existait déjà. L’ancien devient forcément obsolète, une vision du monde qui entretient une confiance aveugle dans le progrès, la science, la technologie.

Dans cette période de nouveautés constantes, de packagings léchés et de progrès sanctifiés, il y a aussi des tas de choses auxquelles je n’avais jamais réfléchi durant « mon sommeil de consommant ». Je pense notamment au glissement sémantique et à la nouvelle signification des mots, généralement au profit des industries et sous l’impulsion des sciences comportementales grassement financées par les Rockefeller.

« Évaluer » tire son origine du vieux français « esvaluer » censé définir la valeur, le prix. Dérivé de « value », son étymologie latine « valere » renvoyait initialement à la notion de « valoir ». Aujourd’hui, une évaluation est confinée à la notion de contrôle, le système passe son temps à évaluer les élèves, la santé des entreprises, mais aussi notre comportement. C’est moi ou il y a bien longtemps qu’il n’y a plus aucune appréciation de la moindre valeur là-dedans ?

Un « écran », c’est marrant, un écran… un objet de projection, dixit la définition… Un écran de protection, de l’écran total sur la peau, une société-écran, un écran de fumée… À aucun moment ni dans aucun contexte, le mot écran n’est associé à une quelconque notion de « vérité » alors que nous passons notre vie devant un « écran » en ayant l’impression de nous informer et de voir la réalité comme s’il s’agissait d’une fenêtre sur le monde…

Enfin, le mot « médicament » est un autre bel exemple. C’est drôle ce mot, « médicament », il cache une dérive indolore et innocente pour un terme réduit depuis les 50 dernières années à un procédé chimique produit par la toute puissante industrie pharmaceutique. Un médicament n’est plus qu’un vulgaire comprimé, une gélule ou un suppositoire éventuellement. La plupart du temps, te soigner aujourd’hui se résume à l’obtention d’une ordonnance visant à acheter une molécule de synthèse – si possible brevetée – conçue en laboratoire. Alors que depuis des siècles les plantes et les essences jouent un rôle capital dans notre santé. Et il faut le reconnaître, cette glissade du vocabulaire et cette métamorphose de tous les pans de la société n’ont pu survenir qu’avec notre consentement individuel et collectif, d’une manière ou d’une autre, à différentes étapes de l’histoire. En clair, tout ceci nous arrive parce que nous avons laissé faire ou nous l’avons validé et cautionné depuis un moment.

Attends, qu’est-ce que tu me racontes, là? J’n’ai rien demandé, moi!

Moi non plus, je te rassure, je n’ai rien demandé. D’ailleurs, j’ai consacré tout un livre à révéler la mainmise de Bill Gates, Soros et Rockefeller sur nos vies, j’ai dénoncé à grand coup de fil rouge Macron, Klaus Schwab, Ursula von der Leyen et j’en passe… mais peut-être que l’essentiel n’est pas dans le fait de dénoncer, peut-être que la première cible à abattre n’est pas à l’extérieur, mais bien en moi. Croire le contraire, c’est comme entretenir l’illusion qu’un sauveur va venir nous délivrer. Ce héros triomphant est un fantasme nourri par nos cultures du divertissement et les dogmes religieux. Même si Trump s’apprête à faire des révélations fracassantes à l’heure de mes dernières relectures, je pense qu’il est un peu naïf de croire qu’il incarne à lui seul la solution, et je ne te parle même pas du retour éventuel de Jésus après avoir passé 2000 ans à être sur répondeur. Je peux me tromper et l’un comme l’autre pourraient avoir un rôle à jouer, mais en attendant, on est seul sur l’échiquier. Ce qui m’emmène à te poser cette question comme je poserai la première pierre de notre propre révolution :

«Est-ce que je n’ai pas ma part de responsabilité, est-ce que je n’ai pas participé – même malgré moi – à rendre tout ce cauchemar possible?» 

Oh, je vois tes sourcils froncés ! Je reconnais cette expression sur ton visage, je devine même ta furieuse envie de balancer mon texte par la fenêtre, tu es à deux doigts de m’inviter à me carrer la bobine bleue où tu penses… Pourtant, on peut se demander tous les deux si, à un moment donné, on n’a pas directement ou indirectement appelé de nos vœux ce côté le plus sombre du progrès ? Ne serait-ce qu’en évitant de nous y opposer ou de le remettre en question par le passé ? Est-ce que nos actions, nos pensées, nos choix et même nos achats n’ont pas, en quelque sorte, validé cette domination actuelle des élites, cette société de contrôle qui émerge et ce grand tout technologique menaçant notre futur ?

Est-ce qu’en ayant foi en la science, en entretenant une confiance aveugle en la recherche et en étant convaincu de vouloir mourir le plus tard possible, je n’ai pas contribué à la naissance d’un monstre qui me domine ?

Est-ce qu’en acceptant la mort des commerces de quartiers pour préférer pousser un caddy dans un hypermarché, je n’ai pas cautionné la venue au monde d’Amazon qui n’est autre que le stade suivant de la consommation nous tenant en laisse ?

Est-ce qu’en refusant de m’intéresser aux choix des élites et à leur fonctionnement, je ne leur ai pas donné quartier libre pour nous la mettre bien profond ?

Est-ce qu’en achetant un smartphone toujours plus puissant, je n’ai pas voté pour un progrès qui finit par me nuire et me réduire à l’esclavage ?

Est-ce qu’en confiant une bonne partie de ma vie aux réseaux sociaux, je ne leur ai pas offert le pouvoir de me faire taire et de façonner ce futur qui me fait horreur ?

Est-ce que je n’exécute pas une sorte de prière envers le Dieu Progrès et la Déesse Technologie quand je poste un selfie ou que j’utilise le cloud ? Est-ce qu’à travers mes pensées, mes paroles, mes attitudes, j’ai participé à invoquer toujours plus de technologie au cours de ma vie ?

Je crois que c’est arrivé quand je me suis émerveillé d’internet, ça a dû se produire quand j’ai savouré les avantages du wifi, quand j’ai trouvé le Bluetooth génial, quand j’ai souri devant le GPS en me demandant comment on pouvait s’en passer avant… Ce que nous vivons a vu le jour quand j’ai applaudi la première greffe d’un cœur artificiel ou à chaque fois que j’ai nourri Google de mes recherches… À la lueur de tout ça, est-ce que je n’ai pas contribué, à mon échelle, à ce qu’un jour la synthétisation en laboratoire d’une injection à base d’ARN-messager soit rendue possible ?

Sois tranquille, on ne va pas se flageller durant 200 pages, je te rassure tout de suite. Même si c’est désagréable, tu l’as compris, je cherche ici à toucher du doigt les liens concrets et subtils qui nous ligotent à la situation actuelle pour mieux pouvoir nous en défaire et cesser de croire que toi et moi sommes de simples victimes du système. Un système dont je suis un spectateur, mais aussi un acteur, un rouage indispensable. L’accepter c’est également se donner une chance de reprendre le pouvoir. Car vouloir décapiter l’hydre des mondialistes est une attitude légitime, mais digérer sa part de responsabilité est définitivement le prérequis pour avoir une chance d’emporter le combat dans l’arène. Cette maudite arène…

Et si pour nous battre à armes égales, nous devions totalement sortir de cette fameuse arène ? Et si nos actions « concrètes » étaient vouées à l’échec, comme un coup d’épée dans les eaux troubles du consumérisme ? Et si j’étais ridicule avec mon annuaire et mes sites à la con ? C’est vrai, si j’étais complètement à côté de la plaque et que mon signe de reconnaissance était loin d’être suffisant ? Et si je n’avais qu’un point de vue occidental, une vision totalement biaisée et conditionnée par mon petit point de vue français, toulousain et vivant à la campagne en 2022 ? Et si cette guerre ne pouvait être remportée que sur une autre dimension, un plan plus subtil ? Et si tout simplement, je ne cherchais pas mes réponses au bon endroit ? Bref, il se pourrait bien que je n’aie pas encore assez dézoomé jusqu’ici… (vraiment navré)

Ne va pas croire que chercher des réponses dans l’invisible est une fuite en avant de ma part, bien au contraire, j’ai seulement regardé objectivement la situation pour en conclure qu’il s’agit là de notre meilleure chance d’arriver à un résultat efficace et dévastateur pour nos ennemis. Plus que jamais, les actions dans le monde entier doivent se poursuivre, sur le plan légal, judiciaire, idéologique et bien sûr en ce qui concerne la guerre de l’information. Mais il faut aussi garder en tête que tous les moyens légaux offerts par le système sont par nature incapables de renverser purement et simplement ce même système. Si toutefois, ces fameux moyens ne sont pas totalement vérolés par le pouvoir et l’argent… Après tout, quel maître confierait à son esclave une arme létale ?

C’est en lisant quelques morceaux de choix issus de « Pieds nus sur la Terre sacrée » que j’ai commencé à douter de mes « solutions » pragmatiques, comme si la sagesse des Amérindiens remettait en cause mon paradigme. Ouais, des Amérindiens, tu as bien lu.

Que viennent faire les Indiens d’Amérique dans la pelote et la Résistance?

Il faut croire que la lecture de leur destin, semblable sur plusieurs aspects à celui des Résistants, a bouleversé ma manière de réfléchir à la question, en ouvrant un peu plus mon champ de conscience. Tu vas voir que c’est assez évocateur du mal qu’on cherche à combattre, mais accroche-toi bien à notre fil de laine parce qu’on vient tout juste de quitter le sentier battu.

«Vous êtes déjà si misérables que vous ne pouvez le devenir plus. Quel genre d’homme doivent être les Européens? Quelle espèce de créature choisissent-ils d’être, forcés de faire le bien et n’ayant pour éviter le mal d’autre inspiration que la peur de la punition? (…) L’homme n’est pas seulement celui qui marche debout sur ses jambes, qui sait la lecture et l’écriture et montrer mille exemples de son industrie…

En vérité mon cher frère, je te plains du plus profond de mon âme. Suis mon conseil et deviens Huron. Je vois clairement la profonde différence entre ma condition et la tienne. Je suis le maître de ma condition. Je suis le maître de mon corps, j’ai l’entière disposition de moi-même, je fais ce qui me plaît, je suis le premier et le dernier de ma nation, je ne crains absolument aucun homme, je dépends seulement du Grand Esprit.

Il n’en est pas de même pour toi. Ton corps aussi bien que ton âme sont condamnés à dépendre de ton grand capitaine, ton vice-roi dispose de toi. Tu n’as pas la liberté de faire ce que tu as dans l’esprit. Tu as peur des voleurs, des assassins, des faux témoins, etc. Et tu dépends d’une infinité de personnes dont la place est située au-dessus de la tienne. N’est-ce pas vrai?»

Il s’agit des propos de Kondiarionk, chef Huron, s’adressant au baron de Lahontan, lieutenant français en Terre-Neuve. Ça pique un peu, pas vrai ? Je trouve que son raisonnement en dit long concernant notre manière de vivre sur le vieux continent. Je me suis demandé à combien de personnes je devais ma propre survie au quotidien, la réponse m’a poussé à te partager d’autres passages édifiants, comme les mots de Standing Bear, chef Lakota (Sioux) :

«Le Lakota était empli de compassion et d’amour pour la nature, et son attachement grandissait avec l’âge. (…) C’est pourquoi les vieux Indiens se tenaient à même le sol plutôt que de rester séparés des forces de vie. S’asseoir ou s’allonger ainsi leur permettait de penser plus profondément, de sentir plus vivement. Ils contemplaient alors avec une plus grande clarté les mystères de la vie et se sentaient plus proches de toutes les forces vivantes qui les entouraient.

Le vieux Lakota était un sage. Il savait que le cœur de l’homme éloigné de la nature devient dur. Il savait que l’oubli du respect dû à tout ce qui pousse et à ce qui vit amène également à ne plus respecter l’homme. Aussi maintenait-il les jeunes sous la douce influence de la nature.»

Si le cœur de l’homme éloigné de la nature devient dur, qu’en est-il d’un individu ayant grandi au milieu du béton ? Chiyesa, écrivain indien contemporain, m’apporte un début de réponse :

«Enfant, je savais donner. J’ai perdu cette grâce en devenant civilisé. Je menais une existence naturelle, alors qu’aujourd’hui je vis de l’artificiel. Le moindre joli caillou avait de la valeur à mes yeux. Chaque arbre était un objet de respect. Aujourd’hui, j’admire avec l’homme blanc un paysage peint dont la valeur est exprimée en dollars!»

Difficile de ne pas avoir un pincement au cœur en songeant à nos comportements de consommateurs avant le « grand réveil », en ce qui me concerne, c’est aussi douloureux que de penser une seconde au sort subi par le peuple amérindien. À présent, je tiens à te partager cette lettre des Indiens Hopis adressée au président Nixon en 1970 :

«L’homme blanc, dans son indifférence pour la signification de la nature, a profané la face de notre Mère la Terre. L’avance technologique de l’homme blanc s’est révélée comme une conséquence de son manque d’intérêt pour la voie spirituelle, et pour la signification de tout ce qui vit. L’appétit de l’homme blanc pour la possession matérielle et le pouvoir l’a aveuglé sur le mal qu’il a causé à notre Mère la Terre, dans sa recherche de ce qu’il appelle les ressources naturelles. Et la voie du Grand Esprit est devenue difficile à voir pour presque tous les hommes, et même pour beaucoup d’Indiens qui ont choisi de suivre la voie de l’homme blanc.

Aujourd’hui, les terres sacrées où vivent les Hopis sont profanées par des hommes qui cherchent du charbon et de l’eau dans notre sol, afin de créer plus d’énergie pour les villes de l’homme blanc. On ne doit pas permettre que cela continue. Sans quoi notre Mère la Nature réagirait de telle manière que presque tous les hommes auraient à subir la fin qui a déjà commencé. Le Grand Esprit a dit qu’on ne devait pas laisser cela arriver, même si la prédiction en a été faite à nos ancêtres. Le Grand Esprit a dit de ne pas prendre à la terre, de ne pas détruire les choses vivantes.

Aujourd’hui, presque toutes les prophéties se sont réalisées. Des routes grandes comme des rivières traversent le paysage; l’homme parle à travers un réseau de téléphone et il voyage dans le ciel avec ses avions. Deux grandes guerres ont été faites par ceux qui arborent le swastika ou le soleil levant.

Le Grand Esprit a dit que si une gourde de cendres était renversée sur la terre, beaucoup d’hommes mourraient, et que la fin de cette manière de vivre était proche. Nous interprétons cela comme les bombes atomiques lancées sur Hiroshima et Nagasaki. Nous ne voulons pas que cela se reproduise dans aucun autre pays pour aucun autre peuple; cette énergie devrait servir à des fins pacifiques, non pour la guerre.

Nous, les chefs religieux et porte-paroles légitimes du peuple indépendant des Hopis, avons été chargés par le Grand Esprit d’envoyer au président des États-Unis et à tous les chefs spirituels une invitation à nous rencontrer pour discuter du salut de l’humanité, afin que la Paix, l’Unité et la Fraternité règnent partout où il y a des hommes.»

Et on sait tous les deux comment l’Histoire s’est terminée : des centaines de traités auprès des Indiens d’Amérique non respectés, une expansion de « l’homme blanc » et du béton au profit d’une civilisation dont les pires excès percutent à présent de plein fouet notre âme de Résistant. Pour finir, je souhaite te faire lire les propos de Seattle, chef indien Suquamish :

«Nous le savons : la terre n’appartient pas à l’homme, c’est l’homme qui appartient à la terre. Nous le savons : toutes choses sont liées. Tout ce qui arrive à la terre arrive aux fils de la terre.

L’homme n’a pas tissé la toile de la vie, il n’est qu’un fil de tissu. Tout ce qu’il fait à la toile, il le fait à lui-même.»

Celle-ci, je l’ai stabilotée, car elle a résonné au fond de moi, j’ai été touché par le principe d’unicité qui en découle. Je ne sais pas pourquoi, cette idée a déclenché des tas de loupiotes qui clignotaient dans mon esprit. Si toutes les choses sont liées comme le dit Seattle, c’est que nous avons donc le pouvoir, si infime soit-il, d’influencer l’illusion du capitalisme à la sauce mondialiste ainsi que la matrice modelée par tous les leaders réunis à Davos. Si nous appartenons à cette réalité, il y aurait alors un moyen de remodeler la situation depuis l’intérieur. Intéressant…

Une chance que l’unité de l’univers et l’interdépendance de tous les phénomènes soient largement abordées par les spiritualités orientales, voilà de quoi élargir notre terrain de jeu pour réfléchir. Tu tires toujours sur le fil bleu ? Alors, tiens-toi bien, parce qu’on va se pencher du côté du bouddhisme, de l’hindouisme et du taoïsme à travers les écrits du physicien Fritjof Capra dans son ouvrage « Le Tao de la physique » pour voir s’il n’y a pas matière à élargir notre compréhension de la situation au profit de la Résistance.

Le point de vue de la spiritualité orientale

«Dans la conception orientale, la division de la nature en objets distincts est une illusion. Tout a un caractère perpétuellement changeant et fluide. La vision orientale est intrinsèquement dynamique. Elle comprend comme caractéristiques essentielles le temps et le changement. Le cosmos apparait comme une réalité indivisible, éternellement mouvante, vivante, organique, spirituelle et matérielle à la fois. (…)

De même, l’image orientale de la divinité n’est pas celle d’un souverain dirigeant le monde d’en haut (contrairement à la religion du Livre et ses dérivés), mais d’un principe qui contrôle chaque chose de l’intérieur.»

En ce qui concerne l’hindouisme, si on s’en réfère au texte fondateur Rig-Veda, tout ce qui nous entoure est une manifestation de l’ultime réalité appelée « Brahman ». Derrière ce nom se cache « l’âme » ou « l’essence intérieure » de toutes choses, y compris des hommes. Sauf que la manifestation de Brahman dans l’âme humaine s’appelle « Atman ». Et l’idée qu’Atman et Brahman (la réalité individuelle et la réalité ultime) ne font qu’un est l’essence des Upanishads :

«Ce qui est la plus subtile essence, ce monde-ci tout entier, a cela pour âme, c’est la réalité. Cela est atman. Cela est toi.»

Tu vas me dire « ok, pourquoi pas ? Mais quel rapport avec la résistance, le Covid, les pénuries et le nouvel ordre mondial ? ». Je te demande juste un peu de patience, je vais y venir…

Du côté du bouddhisme, philosophie née en Inde il y a 2600 ans, on s’intéresse exclusivement à la situation humaine, aux souffrances et aux frustrations des Hommes. Le Bouddha indique l’origine des souffrances et frustrations humaines ainsi que les moyens de les dépasser à travers les « 4 Nobles Vérités ».

La première expose la dukkha, la frustration typiquement humaine qui réside dans le fait que nous n’acceptons pas, que tout ce qui nous entoure est changeant, transitoire. Cette souffrance se manifeste à chaque fois qu’on ne s’adapte pas, qu’on s’attache à l’illusion de choses fixes, que ce soient des gens, des situations, des notions ou des idées. Comme le concept de l’égo ou le fait de s’accrocher à une forme d’un « soi » individuel et distinct d’un grand tout.

La deuxième noble vérité traite également de l’attachement, mais pour la vie elle-même, de par notre ignorance (avidya). C’est d’ailleurs par ignorance qu’on fractionnerait le monde en éléments distincts et individuels pour faire rentrer dans des cases intellectuelles la réalité bien plus fluide. C’est par cette même ignorance qu’on refuserait l’importance de la vie, encore trop attaché à une vision fixe et persistante des choses. Ne pas accepter cette vérité nous entraîne dans un cercle vicieux, allant de frustration en frustration, un bad trip nommé samsara.

Dans la troisième noble vérité vient la libération totale (nirvana), lorsque les faux concepts d’un « moi » distinct ont disparu, quand l’unicité de tout ce qui vit devient permanant à notre esprit. Bref, quand tu réalises que tout ne fait qu’un.

Enfin, la dernière repose sur « l’Octuple sentier » qui conduit à l’état de Bouddha. 8 pistes de développement personnel à poursuivre et qui sont :

  • La compréhension juste, soit une juste vision de la réalité.
  • La pensée juste, c’est-à-dire, sans haine ni avidité ou ignorance.
  • La parole juste qui t’invite à ne pas mentir, à ne pas foutre la merde, et à la boucler quand c’est le bon moment.
  • L’action juste est une action adaptée à la situation, qui ne cause pas de tort aux autres.
  • Les moyens d’existence justes sont ceux qui te permettent de vivre sans tuer, sans faire de mal à autrui, par des moyens vertueux et honorables.
  • L’effort juste consiste à développer les conditions favorables à ton éveil, et à éviter ou surmonter tes pensées négatives.
  • L’attention juste, c’est la conscience aigüe des choses, de soi (corps, émotions et pensées), des autres, de la réalité et de l’instant présent.
  • La concentration juste est la stabilité de l’esprit libéré de l’agitation, de la distraction ou de l’excitation, laissant passer les pensées sans s’y attacher.

C’est tout un programme, autant te dire que je ne coche pas encore toutes les cases, mais il est intéressant de retrouver ici de nouveau le principe d’unicité, celui d’un grand tout similaire à l’hindouisme et d’une certaine manière, semblable à la sagesse amérindienne. Voyons maintenant ce qu’on peut trouver d’utile du côté du taoïsme.

Le « Tao » est à la fois la voie, le tout, et la nature de chaque chose. Les taoïstes concentrent totalement leur attention sur l’observation de la nature afin de percevoir les caractéristiques du Tao. Une observation qui permet d’appréhender la transformation et le changement perpétuel qui sont des traits essentiels de la nature.

Et ces changements constants sont la manifestation concrète d’une relation dynamique entre le yin et yang. Deux pôles opposés, deux énergies contraires qui forment l’unicité de toutes les contradictions, comme deux faces d’une même pièce composant la réalité fondamentale. Aussi, pour les taoïstes, chaque fois que tu veux arriver à quelque chose, tu dois nécessairement commencer par le contraire.

«L’expansion précède la contraction.
Renforce pour affaiblir.
Exalte pour éliminer.
Donne pour prendre.
Cela s’appelle subtile sagesse.
»

Lao-Tseu

Je reconnais que c’est assez paradoxal, surtout dans la tête d’un petit Occidental comme moi. Pourtant, j’admets que par expérience, plus je donne, plus je reçois, c’est quelque chose que j’expérimente au quotidien dans ma vie d’auteur. À la faveur de ces quelques lignes écrites par Lao-Tseu, est-ce que nous devrions renforcer notre ennemi pour l’affaiblir ? Probablement qu’une telle situation lui donnerait un excès de confiance propice à commettre des erreurs flagrantes ou fatales, mais je ne suis pas sûr que nous soyons totalement prêts à essayer. En tout cas, dans la vision du Tao, tendre vers un objectif passe par l’acceptation de son contraire :

«Courbe-toi et tu demeureras droit.
Vide-toi et tu demeureras plein
Use-toi et tu demeureras neuf.
»

Lao-Tseu

Il s’agit là d’un rapport dynamique entre les forces contraires et interdépendantes, le fameux équilibre entre le yin et le yang. Au-delà de cette dualité, une autre clé fondamentale du Tao est la spontanéité, selon les taoïstes, les actions humaines devraient nécessairement suivre le cours du Tao et ne jamais aller contre « l’origine des choses ». Ce qui revient à agir en harmonie avec l’environnement, spontanément et en respectant sa véritable nature. Cette philosophie induit une notion proche du lâcher-prise, une confiance en l’intelligence intuitive et dans le changement propre à tout ce qui nous entoure.

Pourquoi je te parle de tout ça ? Ce que nous enseigne ce petit survol de la spiritualité orientale, c’est que le principe de ne faire qu’un avec ce qui nous entoure transpire dans les différentes doctrines. Cette conception de l’existence totalement inclusive au sein d’un univers « participatif » se heurte de plein fouet à notre individualisme contagieux et au matérialisme le plus froid insufflé par les élites. On a parfois tendance à oublier que le monde entier n’est pas calqué sur le modèle occidental et que d’autres approches ou traditions font émerger des vérités existentielles très différentes de notre paradigme. Par exemple, l’enseignement du maître Zen Shi YaoXin nous révèle que le véritable Zen « est la manifestation personnelle de notre nature universelle. Celle-ci englobant toutes choses en tous lieux, en nous et autour de nous, sans aucunes distinctions ». Il y a donc matière à creuser si on part bêtement du principe que nous appartenons à ce grand tout – que j’aimerais tant changer, avec ton aide, depuis ton canapé, et en quelques minutes. La grande question, c’est comment on s’y prend ?

Comment, tous les deux dans ton salon, on pourrait, simplement en tirant sur un vulgaire fil de laine, donner une impulsion nouvelle à un monde qui a la gueule de bois ? Quel est le rapport avec la Résistance ? Comment deux petits miracles autour d’une table basse auraient les moyens d’améliorer la destinée du monde à court terme ?

Le tout, si possible, dans « l’action juste » – comme l’aurait conseillé Bouddha, mais aussi dans la spontanéité du Tao, pourquoi pas avec « Atman », l’essence subtile de l’hindouisme, ou encore en respectant le Grand Esprit des Indiens d’Amérique…

À bien y réfléchir, il existe une brèche, une minuscule voie. Nos adversaires excellent dans le contrôle total du palpable, ils nous ligotent dans tous les aspects du quotidien, et c’est peu de le dire. Toutefois, ils n’ont pas (ou du moins, ils n’ont plus) d’emprise sur notre pensée. La pensée… même si tu ne distingues pas encore le lien avec tout ce que je t’ai raconté, voilà où je veux t’emmener : vers une arme redoutable. Que ce soit au niveau individuel ou collectif, elle est peut-être la clé de notre liberté, le verrou à faire sauter ou encore le meilleur moyen d’influencer ce grand tout tant décrit dans les différentes traditions spirituelles. Et si je la considère comme si importante, c’est parce que j’ai tenté de la disséquer à mon modeste niveau.

Quoi ? Tu veux changer le monde avec la pensée ?

Dit comme ça, c’est risqué et presque ridicule, mais laisse-moi développer mon idée, car après avoir abordé un volet spirituel, je t’invite à tirer un fil de laine un peu plus psychologique avant de nous pencher sur l’aspect scientifique de la chose.

D’un point de vue psychologique

Dans un premier temps, il est nécessaire d’examiner froidement le mécanisme de nos pensées. Celles-ci sont conditionnées par ce que les psychologues appellent un « locus de contrôle ». C’est-à-dire notre perception des causes des événements qui surviennent dans notre vie. En fonction de nos croyances, le locus de contrôle peut être interne ou externe. D’après ce mécanisme introduit en 1966 par Rotter, « Si la personne perçoit un événement comme dépendant de son comportement ou de ses propres caractéristiques relativement permanentes, il s’agit d’une croyance propre au contrôle interne. »

Il considérait également qu’« un renforcement est perçu comme la conséquence d’une action personnelle, mais n’y étant pas entièrement subordonné, il est généralement perçu, dans notre culture, comme le résultat de la chance (…). En ce sens, on parle d’une croyance propre au contrôle externe » (Visdomine-Lozano et Luciano, 2006).

Le locus de contrôle interne favorise une attitude pro-active, mais induit à l’extrême une forte culpabilité. « Je suis pleinement responsable de ce qu’il m’arrive ». Au contraire, le locus de contrôle externe, généralement très présent dans les cultures orientales comme en Inde, est propice à un certain lâcher-prise. Mais c’est aussi la voie d’une certaine passivité, une porte ouverte sur le fatalisme ou la résignation. « C’est ainsi, c’est la vie, on n’y peut rien ».

Dans nos sociétés occidentales, le locus interne est nourri par l’illusion de contrôle. Nous sommes tous aveuglés par l’illusion de contrôler ce qu’on pense, ce qu’on est, ce qu’on devient et dans une certaine mesure… ce qui nous arrive.

En réalité, il faut être lucide, tu contrôles assez peu de choses, ni l’émergence de nouvelles règlementations, ni la météo, encore moins la nature, pas même les décisions du World Economic Forum ou les caprices de ton Wi-Fi. Plus important encore, tu ne contrôles absolument pas les êtres vivants qui évoluent dans ton environnement. Bien sûr, tu peux donner des ordres à tes enfants, manager ton équipe, mais tu n’as aucune maîtrise de ton impact réel sur ces personnes.

D’ailleurs, il est même impossible de contrôler le flot de pensées qui te submerge, si je t’interdis de songer à un beau citron jaune, il y a assez peu de chances pour que l’image fugace de cet agrume ne traverse pas ton esprit.

En revanche, tu peux tout à fait observer tes pensées, être conscient de ce que tu penses afin de prendre du recul, d’analyser, de nuancer, rejeter, confirmer ou modeler le flux de tes idées. C’est ce qu’on appelle la métacognition : ce moment où tu comprends que tu n’es pas ton mental, comme nous l’explique le célèbre auteur Ekhart Tolle.

Lorsqu’on fait un pas en arrière et qu’on cesse d’être « victime » de ce flux permanent de pensées automatiques, on réalise que nos croyances, nos émotions, nos pensées et nos comportements s’imbriquent parfaitement dans un circuit qui s’auto-alimente.

Cette sorte de cercle vicieux est facile à comprendre, nos pensées sont liées à nos émotions, ces dernières sont liées à nos croyances. De nos convictions découlent notre comportement qui va renforcer nos croyances, nos pensées et nos émotions associées. En clair, si tu crois que ton partenaire est infidèle et qu’il te demande un peu plus de liberté pour son épanouissement personnel, tu vas te braquer (pensée) et refuser tout net (comportement) ce qui va fatalement l’éloigner de toi et renforcer ta croyance première : « J’avais raison, il me trompe ». C’est valable pour la perception qu’on a de notre gouvernement, de la crise, des personnes vaccinés, généralement dans un processus qui souffre d’un manque de nuances. Attention, je ne dis pas que Macron II ne nous la met pas à l’envers, ni que les propagandistes n’ont pas eu des attitudes abjectes envers la résistance… Je dis juste que notre cerveau déteste les coïncidences ainsi que les explications complexes, préférant par nature des causes simples, uniques, plus facile à conceptualiser à verbaliser et à résoudre qu’une équation avec de multiples facteurs.

Par chance, ce satané cercle vicieux peut tout à fait devenir vertueux en respectant les mêmes mécanismes, on peut aller plus loin et cesser carrément d’être esclaves de nos pensées indomptées, mais je l’aborderai plus tard, laisse-moi d’abord t’entrainer sur une approche un peu plus scientifique.

D’un point de vue scientifique

Depuis les années 1920, grâce à l’avènement de la physique quantique et des prouesses intellectuelles d’Einstein, on sait qu’absolument tout est énergie. Une énergie vibrant à des fréquences différentes. Autrement dit, le monde – nous y compris – n’est que de l’énergie, se présentant sous une multitude de formes.

Les champs magnétiques, c’est de l’énergie. L’électricité, les atomes, les ondes radio, c’est de l’énergie. Les électrons, les rayons X, gamma et infrarouges, idem. Les ondes gravitationnelles, et tout le reste, tout ça n’est qu’énergie sous des tonnes d’aspects, de caractéristiques et de propriétés différentes.

Si tu vois depuis ta fenêtre la lampe de salon de ton voisin qui émet une lumière jaune, c’est que ton cerveau détecte une onde lumineuse à une fréquence avec une longueur d’onde comprise entre 570 à 585 nanomètres. Imaginons que la fréquence augmente un peu plus, entre 585 et 620, tu verrais alors de l’orange chez lui. Et entre 620 et 670, tu capterais du rouge.

L’énergie est la même, seule la fréquence change, et si ça arrive, alors tu vois quelque chose de différent. Tu sais, c’est un peu comme se fringuer pour l’été ou l’hiver, les habits et le résultat final sont différents, mais tu restes le même miracle – que ce soit dans une doudoune ou en maillot de bain.

À partir de 1929, les scientifiques ont inventé l’électroencéphalogramme qui permet de détecter l’activité des ondes cérébrales du cerveau. Depuis, on a pu classer les ondes cérébrales en ondes Alpha (de 8 à 12 Hz), Bêta (de 12 à 30 Hz), Delta (de 0,5 à 4 Hz), Thêta (4 à 8 Hz), Gamma (vers 40 Hz) et on sait par conséquent que le cerveau émet des fréquences, des ondes, bref, des vibrations.

Depuis 1979, les scientifiques ont inventé l’IRM (Imagerie par Résonance Magnétique) qui permet de voir l’intérieur du corps humain en 2D ou 3D. Fait intéressant, les neuroscientifiques sont capables de photographier le champ électromagnétique produit par le corps humain. Figure-toi que le cerveau et le cœur produisent chacun un champ électromagnétique qui leur est propre – celui du cœur étant 5000 fois plus élevé que celui du cerveau.

J’ouvre une parenthèse pour t’inviter à lire les travaux du Dr Konstantin G Korotkov. Ce scientifique, directeur de l’Institut de recherche de la culture physique de Saint-Pétersbourg, auteur de plus de 200 articles dans des revues sur la physique et la biologie, détient 17 brevets sur des inventions biophysiques. Il est également professeur en informatique et en biophysique à l’Université Fédérale des Technologies de l’Information de Saint-Pétersbourg, département Mécanique et Optique (ITMO). Autant te dire que ce n’est pas un amateur.

Il a occupé le poste de directeur adjoint de l’Institut Fédéral de Recherches de culture physique de Saint-Pétersbourg (Saint-Petersburg Federal Research Institute of physical Culture), et c’est l’ancien président de l’Union Internationale de la Bioélectrographie médicale et appliquée pour ne citer que quelques lignes de son incroyable CV. Bref, c’est un expert dans la mesure des champs énergétiques humains, la mesure scientifique de l’aura et d’autres sujets fascinants. Cet homme utilise notamment la méthode de visualisation de décharge de gaz (GDV) et a même mis au point une caméra pour observer et mesurer l’activité du champ énergétique chez l’homme.

Dans la méthode GDV, les émissions d’électrons sont stimulées par de très courtes impulsions électromagnétiques appliquées à l’électrode en verre de l’appareil. Ces électrons créent une décharge de gaz dans l’air qui est photographié par le dispositif vidéo reconstituant ensuite le rayonnement électromagnétique émis par ton corps.

Ce que je veux te dire en refermant cette parenthèse, c’est que nos pensées activent dans le cerveau des impulsions électriques. Cette électricité n’est rien d’autre que des électrons en mouvement. Et un électron n’est rien d’autre que de l’énergie sous forme d’onde…

Ce qui tombe bien, car en tant que miracle, tu émets un bon paquet d’impulsions électriques, soit 6200 pensées par jour, ce n’est pas moi qui le dis, mais une étude scientifique publiée sur Nature Communications. Sur ce flux quotidien, seules 5% de nos pensées sont « conscientes » et choisies alors que 25% de nos pensées sont négatives.

D’après toi, durant ces dernières années et à la lueur de la crise qu’on vient de traverser, combien as-tu eu de pensées à l’égard de la corruption dévorant le monde ? Combien d’ondes ou d’électrons émis pour les salopards du World Economic Forum ? Combien à propos des « vaccins » ? Et au tout début du Covid, combien de tes pensées étaient teintées de peur ou de stress ?

Pour ma part, un nombre incalculable, sans doute trop. Trop de dépréciation, de rumination, de rancœur, d’inquiétude diffuse et d’angoisse. Ce qui est terrible maintenant que l’on connaît les effets dévastateurs de la peur, allant même jusqu’à modifier l’ADN dans le cerveau des souris. En effet, des chercheurs australiens ont observé que lorsqu’un souvenir effrayant s’inscrit dans la mémoire des souris, la structure en double hélice de l’ADN s’altère. Par chance, une enzyme, nommée Adar1, permet à l’ADN de retrouver son état normal une fois la peur dissipée. Mais qu’en est-il pour l’individu qui reste constamment terrorisé par les infos, masqué même seul dans sa bagnole, ou les yeux rivés sur BFMTV ?

Si on s’en remet aux études scientifiques, des preuves convergentes et reproduites indiquent que la peur peut ralentir le processus de cicatrisation des plaies. Tu te rends compte de l’impact de nos pensées ? Ce n’est pas tout, on réalise en épigénétique que notre ADN ne détermine que pour une part notre état de santé. Les récentes études soulignent que notre mode de vie – en particulier notre manière de gérer notre stress et nos émotions – est en réalité plus déterminant que notre hérédité. En effet, Nathalie Zammatteo, docteur en biologie et auteure de « L’impact des émotions sur l’ADN » (éditions Quintessence) nous explique pourquoi et comment les émotions marquent notre ADN.

D’autres travaux intéressants sont ceux de la chercheuse Dr Linda E. Carlson. Avec son équipe, elle a découvert que chez les patientes atteintes d’un cancer du sein, la participation à un groupe de soutien ainsi que la méditation en pleine conscience sont associées à la longueur préservée des télomères. Dit comme ça, j’imagine que ça ne te fait ni chaud ni froid. Mais en clair, ces segments d’ADN ressemblant aux embouts en plastique des lacets de chaussures coiffent nos chromosomes et aident à prévenir la détérioration chromosomique. On retrouve des télomères courts chez les personnes atteintes de cancer, de diabète, de maladies cardiaques et de niveaux de stress élevés.

Plus étonnant encore, dans une recherche publiée dans la revue Advances en 1993, l’armée américaine rapporte avoir mené des expériences pour établir avec précision le lien entre émotion et ADN, même à distance. C’était en 1993, il y a presque 30 ans…

Les chercheurs ont en effet prélevé un écouvillon contenant des cellules et de l’ADN de la bouche d’un volontaire (de la salive), ils l’ont placé dans un environnement préétabli et ont effectué des mesures électriques sur cet ADN pour voir si celui-ci répondait aux émotions du donneur. Le donneur qui, lui, se trouvait dans une autre pièce (à environ 50 mètres). Jusque-là, tu me suis ?

Figure-toi qu’on a montré au volontaire des vidéos qui provoquaient de fortes émotions, et au fur et à mesure qu’elles se manifestaient, les réponses de son ADN dans l’autre pièce ont été mesurées. Lorsque les émotions du sujet formaient des pics émotionnels, les cellules et son ADN, placés loin, produisaient en même temps une forte réponse électrique. Les expériences ont conduit aux mêmes résultats, même lorsque les cellules et le sujet étaient séparés par une distance de 560 kilomètres. Ce n’est pas tout, les temps entre la réponse émotionnelle du sujet et ses cellules étaient analysés au moyen d’une horloge atomique située dans le Colorado (avec une marge d’erreur d’une seconde sur un million d’années) et l’intervalle était nul. Oui, nul : l’effet était simultané ! L’ADN a réagi comme s’il était encore attaché au corps du donneur.

Conclusion ? Il y a bien communication entre les pensées ainsi que les émotions d’un individu à la matière physique (ici son ADN) et l’information est transmise de manière instantanée sans délai temporel. Ce qui veut dire ni plus ni moins que notre pensée peut influencer la matière.

Oui, tu lis bien, nos pensées ont une influence sur ce que nous sommes, sur notre santé et sur notre environnement. On en a la preuve scientifique. Accroche-toi à ton fil bleu et tire doucement sur la laine, car on sort doucement des sentiers battus pour mettre un pied dans la physique quantique (mais avec des mots simples).

En 1927, Niels Bohr et Werner Heisenberg, les chercheurs qui ont formulé l’interprétation de Copenhague ont découvert que les particules quantiques peuvent être considérées comme des « petits paquets » d’énergie vibratoire qui échangent constamment de l’énergie entre eux. Grosso modo, rien dans l’univers n’existe comme une chose concrète, mais tout est mouvement et réponse à l’énergie de « l’autre », ça fonctionne même entre deux cailloux.

Ces deux chercheurs sont allés plus loin pour conclure que les choses ne sont pas indépendantes de la façon dont on les perçoit et que notre perception peut influencer la réalité, une affirmation validée par la fameuse expérience de la double fente[1] du physicien britannique Thomas Young.

Dans le livre « Science de l’intention », Lynne McTaggart s’est appuyée sur les conclusions de Bohr et Heisenberg pour décrire de nombreuses expériences qui convergent dans ce sens. À savoir qu’au niveau de l’infiniment petit, nous formons des connexions invisibles avec tout ce qui nous entoure, les humains et les choses, échangeant continuellement des informations. Un exemple criant réside dans les expériences de Lynne concernant des sujets qui devaient diriger consciemment leur médiation sur l’eau. Oui, de l’eau. Il se trouve qu’à l’issue de l’expérience, les propriétés de l’eau avaient été modifiées.

«En d’autres termes, si vous maintenez votre pensée focalisée sur un objet déterminé, il est possible d’en modifier la structure moléculaire par le seul pouvoir de votre pensée.»

Intéressant quand on pense que notre planète et notre corps sont composés, à la louche, à 70 % d’eau… Et cette expérience sur l’eau fait véritablement le lien avec les travaux du Dr Masaru Emoto, célèbre pour son livre « Les messages cachés de l’eau ». Docteur en médecine alternative, Masuru Emoto a réalisé des études sur les mystères de l’eau après avoir découvert aux États-Unis le MRA (Analyseur de résonance magnétique) et l’eau à micro-clusters.

Masaru Emoto entame alors une série de travaux sur les cristaux d’eau avec un succès lui conférant une renommée mondiale. Il s’agit de photographier l’eau sous sa forme cristalline, de l’eau qu’il prélève partout dans le monde – qu’il s’agisse d’eaux usées ou pures – afin de l’analyser.

En prenant des clichés au microscope de gouttes déposées dans des boites de Petri et congelées à -25°C, il met en évidence des différences notables sur les nombreux cristaux observés. En fonction de leur exposition à des vibrations positives ou négatives, le Dr Emoto obtient des cristaux symétriques et harmonieux ou au contraire asymétriques et incomplets. L’expérience est reproduite en exposant l’eau à de la musique (du heavy metal ou de la musique classique), à des mots écrits sur des étiquettes et apposées sur les flacons avant analyse. Par ses recherches, Masuru Emoto soutient que l’eau enregistre une information, disposant ainsi d’une mémoire. Il va plus loin en prouvant que l’eau réagit non seulement aux vibrations et aux sons, mais également aux mots et images véhiculant des émotions, ainsi qu’aux intentions et émotions exprimées par nos pensées. Oui, par nos pensées[2]

Ces mêmes travaux rejoignent les recherches du Dr Benveniste, mettant en lumière que les informations de l’eau étaient communiquées entre les molécules par un champ électromagnétique sur une certaine fréquence. Toujours sur la même thématique, notre regretté Pr Montagnier s’est intéressé à la mémoire de l’eau et plus particulièrement à sa transduction, mais j’y reviendrai ensuite…

Dans les années 60, Cleve Backster, spécialiste des interrogatoires pour la Central Intelligence Agency (CIA), a utilisé un détecteur de mensonges (polygraphe) pour tenter de savoir si les plantes pouvaient penser ou émettre des signaux. Alors qu’il faisait autorité dans le domaine de la polygraphie, il a eu l’idée d’attacher un ficus à un polygraphe avant de l’arroser. Sur le moment, il enregistre une infime réaction, mais rien de bien folichon. Pourtant, il imagine par la suite de « menacer » la plante pour en obtenir une « réponse ». Ne me demande pas comment on a l’idée de vouloir s’embrouiller avec une plante, je ne sais déjà pas comment lui est venue l’idée de la cuisiner au détecteur de mensonges. En tout cas, il l’a bel et bien menacée. Et il ne s’agit pas d’une petite menace, il voulait carrément brûler notre ficus, ce cher Cleve a alors observé la réaction du végétal sur sa machine.

L’aiguille de l’appareil s’est affolée, de la même manière qu’elle s’affole quand le stress pousse un homme à mentir. Il en a conclu que la plante avait « lu » sa pensée et « réagi » à son intention hostile. Cleve Backster a reproduit son expérience devant plusieurs scientifiques, pressentant que l’accueil d’une telle expérience serait « critiqué ». Inutile de te dire que la communauté scientifique matérialiste et financée par les élites milliardaires n’est ni très à l’aise ni tout à fait d’accord avec les travaux de Backster, de Montagnier, d’Emoto, etc.

Foutaises, pseudoscience et fumisterie!

C’est vrai, tu pourrais rejeter tout ça en bloc ou me taxer de charlatanisme, pourtant, je t’invite à considérer la suite avec l’esprit grand ouvert. Il existe une célèbre expérience avec un robot et des poussins qui démontre que la pensée peut influencer un matériau inanimé. Je t’explique : un petit automate conçu pour se déplacer de manière aléatoire est mis au contact de poussins conditionnés afin que les oiseaux considèrent le robot comme leur mère. Le piaf est ensuite placé dans une boite en verre et appelle désespérément sa maman composée de circuits électroniques et de vis. Eh bien, figure-toi que la pensée du petit animal défie les statistiques du hasard puisque le robot se rapproche inexorablement (et à de multiples reprises) de la cage en verre… Si la pensée d’un poussin peut accomplir ce genre de truc, imagine ce que tu peux réaliser avec ton esprit. Je te laisse la vidéo du reportage de la chaîne Arte en complément, c’est assez instructif de voir l’expérience de tes propres yeux.    

John Bastyr, un autre éminent scientifique, a réalisé plusieurs expériences avec des personnes pratiquant régulièrement la méditation. Il a démontré que les ondes cérébrales de la personne « émettrice » peuvent être captées par celles de la personne à laquelle elles sont destinées. Et même simultanément, comme si le « récepteur » percevait la même image que l’« émetteur » alors qu’il ne la voit pas réellement.

Le biochimiste David Hamilton décrit les preuves scientifiques d’un effet bien connu dans l’univers médical : l’effet placébo. On sait déjà que le placébo fonctionne en raison de deux facteurs : le désir de la personne de guérir et la conviction qu’elle va guérir. Le Dr Hamilton ajoute grâce à ses travaux un troisième facteur : la grande confiance du patient dans la situation. Lors de ses recherches, il s’est rendu compte qu’en laissant fuiter le coût fictif du traitement placébo, les sujets bénéficiant de la thérapie la plus chère (+1500 $) offraient des résultats nettement supérieurs aux autres. À croire que le prix du traitement est un élément persuasif…

«Un placébo fonctionne si vous êtes convaincu de guérir. De fait, vous vous aidez à guérir.»

Mieux encore, on pourrait même guérir sous l’influence de la pensée d’une tierce personne. Cette affirmation repose sur une expérience faite en laboratoire sur des cellules cancéreuses. Le chercheur Glen Rein a invité le guérisseur Leonard Laskow à projeter différentes pensées sur des cellules cancéreuses. Dans un premier temps, les cellules ont à peine réagi à certaines pensées, mais quand Laskow leur a « demandé » de revenir à leur ordre naturel et de normaliser leur rythme de croissance, ce rythme a baissé de 39 %.

Si tu es encore sceptique avec mon fil bleu entre les doigts, laisse-moi te partager cette brillante tirade du Pr Shawn Achor, professeur émérite de Harvard qui résume l’essence de ce chapitre :

«La croyance que nous ne sommes rien de plus que nos gènes est l’un des mythes les plus pernicieux de la culture moderne : c’est la notion insidieuse que les gens viennent au monde avec un ensemble de compétences et que ni eux ni leur cerveau ne peuvent changer. La communauté scientifique est en partie responsable de cela, car pendant des décennies, les scientifiques ont refusé de voir quel potentiel de changement les regardait directement en face.»

Évidemment qu’on est bien plus que la somme de nos gènes, nous sommes des miracles, je te le rappelle ! Et tu sais ce qui est vraiment miraculeux ? Au niveau quantique, toi et ton ADN êtes capables d’influencer le monde qui t’entoure, c’est ce qu’a découvert Vladimir Poponin, notamment grâce au « champ général de Septon ». Derrière cette expression barbare se cache une révélation de taille : dans des conditions de laboratoire, il a été constaté que l’ADN humain pouvait modifier l’environnement.

Oui, l’ADN humain pourrait modifier l’environnement. Je te laisse quelques secondes pour encaisser la nouvelle.

Pour te la faire courte, cette découverte est issue d’une expérience du fameux Dr Poponin avec une tripotée de collègues à l’Académie des Sciences de Moscou. En voulant mesurer les vibrations émises par des échantillons d’ADN, ils ont irradié un échantillon d’ADN avec la lumière laser. Et tu sais quoi ? Ils ont obtenu, sur un écran, un modèle typique d’ondes. Mais quand ils ont enlevé l’échantillon d’ADN, ces ondes ne disparaissaient pas. Au contraire, le modèle typique d’ondes persistait sous la forme d’une structure régulière, comme s’il y avait toujours un échantillon du matériel génétique.

L’équipe du Dr Poponin s’est alors rendu compte que ces ondes provenaient de l’ADN qui n’était plus présent. L’effet était, selon le chercheur, reproductible à volonté, et on l’appelle aujourd’hui l’effet « ADN-Fantôme ».

Mais ce n’est pas tout, et là, j’ai conscience qu’on bascule dans une autre dimension, pourtant l’ADN, émettant des biophotons, fonctionnerait également comme une antenne émettrice-réceptrice d’ondes bionumériques d’après les travaux d’un autre Russe, le Pr Peter P. Gariaev de l’Institute Control of Sciences Russian Academy of Sciences de Moscou. Cette étude souligne que notre ADN n’est pas seulement responsable de la construction de notre corps ou de sa survie, il sert aussi comme stockage de données et a un rôle dans la communication. Selon ce chercheur et son équipe, le gène bio-numérique « lit et comprend » les messages de façon similaire à la pensée humaine, mais à son propre niveau génomique de raisonnement. D’une manière générale, les travaux du Dr Gariaev se penchent sur la nature et le fonctionnement du champ vibratoire créé dans l’organisme par l’ADN, à la fois par la théorie et par l’expérience. L’objectif étant de montrer que ce champ porte les informations génétiques d’organisation et de coordination du fonctionnement des cellules.

En accord avec les propositions de l’équipe de Gariaev, les scientifiques W. Schempp et P. Marcer ont induit que l’ADN aurait une fonction de stockage des informations et que sa capacité serait considérable[3]. En complément, le neurobiologiste Karl Pribram, suivi par d’autres équipes a pointé du doigt que les souvenirs pourraient être enregistrés non pas dans la matière du cerveau, mais dans « son champ holographique », une sorte d’empreinte, de signature.

À la base, l’ADN contient toutes les informations susceptibles de créer et de faire vivre un organisme, mais dès les années 1920, les travaux de Barbara McClintock démontrent l’échange d’information génétique par les chromosomes. En 1983, elle reçoit le prix Nobel de physiologie pour sa découverte des facteurs génétiques mobiles appelés « transposons ». Une trouvaille qui montre le caractère mobile du génome. En gros, McClintock a pu prouver qu’il existe des gènes dits migrateurs dans l’ADN, sous l’influence du stress qui modifie sa position, et assure ainsi la survie de l’espèce. Ainsi, un « effet de choc » dans le code génétique (allant des infections virales, au stress, et passant par l’environnement) provoque la reconstruction du gène pour faire face à la menace.

Je reviens maintenant sur l’expérience du Pr Montagnier qui, lui aussi, s’est rendu compte de l’existence d’un champ électromagnétique associé à l’ADN. Avec ses collaborateurs, il a mis en évidence que la synthèse de l’ADN pouvait être pilotée par des signaux électromagnétiques.

En plaçant dans un premier temps l’ADN de cellules bactériennes ou de virus en solution dans l’eau spécifiquement diluée et sous des conditions bien particulières, cet ADN est ensuite complètement retiré de l’eau après un filtrage minutieux. Même enlevé, son empreinte électromagnétique spécifique, autrement dit sa signature, subsiste dans cette eau et elle est mesurable. Puis, avec ce tube hermétiquement fermé, on constate que cette signature, ce champ électromagnétique, peut être transférée à un autre tube d’eau pure. Si dans le deuxième tube, on a ajouté avec précaution les constituants de l’ADN, de l’ADN est alors reconstitué au bout de quelques heures, reproduisant à 98 % l’ADN initial.

Mais il y a un élément indispensable à la bonne conduite de l’expérience du Pr Montagnier, c’est que l’eau doit être placée dans un champ électromagnétique de fréquence d’environ 7 Hz. Pourquoi nécessairement 7 Hz ? L’eau est naturellement enveloppée de cette fréquence par l’environnement, car la Terre est soumise en permanence aux ondes de Schumann qui sont des fréquences de résonances de l’ionosphère. Et c’est là où je voulais en venir, cette résonance de Schumann impactant l’ADN effleure la fameuse notion de la connexion à un « grand tout » induite dans les différentes spiritualités orientales, tu ne trouves pas ?

À propos de ce « grand tout », Max Planck, un des pères fondateurs de la théorie quantique et premier soutien d’Einstein, a écrit ceci en 1944 :

«Toute matière provient d’une force et n’existe que par celle-ci […]. Nous devons présumer l’existence, sous cette force, d’un Esprit conscient et intelligent. Cet Esprit est la matrice de toute matière.»

Cette description est celle d’un champ d’énergie universel unissant tout ce qui existe, une notion largement développée par Gregg Braden dans son livre « La Divine Matrice » qui décrit de nombreuses expériences confirmant que nos propres sentiments ainsi que nos émotions, nos croyances, mais aussi nos principes affectent notre ADN et sont transmis aux générations futures.

À sa lecture, on se rend compte qu’il est possible que, d’une certaine manière, la spiritualité orientale rencontre la physique quantique de l’occident… Et si, en tant que grand profane, j’aime autant mélanger ces thèmes éloignés afin de trouver des connexions improbables loin des standards académiques, il reste tout de même une grande question : si tout ceci est vrai, qu’allons-nous faire de nos pensées pour tenter de changer la réalité depuis ton canapé ? Quel est le rapport avec la Résistance ? Est-il possible que nous puissions tous les deux impacter le monde juste par la force de notre pensée ? Avons-nous le pouvoir de mettre fin à la cabale ou d’atomiser l’idéologie du World Economic Forum ? Si oui, comment nous y prendre ? Si tu as encore la patience de me lire et l’esprit toujours grand ouvert, je t’invite à découvrir quelques réponses en tirant sur le fil bleu du prochain chapitre.


[1] Je te conseille cette petite vidéo très pédagogique qui rend accessibles quelques notions de physique quantique.

[2] Je t’invite d’ailleurs à jeter un œil sur l’expérience du riz du Dr Masuru Emoto.

[3]A mathematically specified template for DNA and the Genetic Code in terms of the physically realisable processes of Quantum Holography, 1996, Proc. Symposium Living Computers, University of Greenwich.

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Matthieu Biasotto

Auteur indépendant toulousain, rêveur compulsif et accro au café. J'écris du thriller, du suspense avec une touche existentielle.

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